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Confiné sur une île, pléonasme…

Nature en partage…

dans dans mon bocal | vieillir
par Jean-Christophe Courte

Vivre sur une île, c’est s’habituer de facto au confinement.

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Ceux qui viennent aux beaux jours ont tendance à l’oublier. Être retardé par une tempête leur est parfois donné comme une expérience ultime à vivre, le retour dans un ferry bousculé par des paquets de mer un terrible souvenir

Mais quand c’est le quotidien, on vit avec, on s’organise pour supporter une rupture prolongée des liaisons maritimes ou des conditions climatiques …moins confortables, les deux généralement liées !

D’ailleurs, quand on quitte le continent, hormis un plein1 juste avant de traverser, on essaye de rentrer avec tout ce qu’il est facile de trouver en ville…! On part avec des listes de trucs parfois prosaïques, car, ici, pas d’Apple Store à proximité…!

L’an passé, pour arriver à temps en Espagne2, nous sommes passés juste entre deux tempêtes bien velues ! Pas question d’oublier quoi que ce soit, pas de demi tour possible…

Idem cet hiver pour se retrouver confiné chez soi sous une pluie battante3 des jours durant.

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Pendant ce temps là, la nature redémarre avec force.

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Les oiseaux nous réveillent de bon matin, les insectes survolent à nouveau les prairies constellés de fleurs des champs, les fourmis se baladent (…vous l’avez vue dans le cliché précédent…?!), les petits lézards s’approchent sans crainte du promeneur qui repose ses jambes au soleil…

Quelques vues en partage de ce matin…

Les ficoïdes4 invasives sont en fleurs sur les parties les plus abritées, les ajoncs allument le feu…!!

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Mais il suffit de regarder le long du chemin…

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Voire, sur le chemin peu piétiné…

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Avec l’interdiction de sortir plus d’une heure de chez soi5 et effectuer un parcours à 1000 mètres de chez soi limite bien entendu les possibilités de balades…

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Je ne vais pas faire dans le lyrisme émerveillé et béat mais être présent à cette période est l’un des rares réconforts, sachant que, demain, tout peut s’arrêter.

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Grâce au coronavirus6 (sic…!), nous pouvons certes approcher quotidiennement le rivage mais uniquement en empruntant des chemins vicinaux qui côtoient ce dernier.

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NB : oui, j’ai ressorti le 100 Macro de mes tiroirs…

À suivre pour vous remonter le moral…


  1. privilège d’avoir le coût au litre de carburant élevé. 

  2. et nous retrouver à trois dans 45 m2, certes en pleine ancienne ville… 

  3. on ne va pas se plaindre, les réserves d’eau sont au maximum (l´île ne compte que sur ses ressources hydriques même si quelques projets sont en discussion) et nombre de fossés bien pleins. 

  4. Ficoïde — Wikipédia 

  5. nous avons quitté la région parisienne en janvier 2019. Notre unique résidence est sur Vindilis (avec le statut d’îliens et carte ad hoc pour le transport maritime). Depuis notre port d’attache, nous sommes partis en 2019 en Espagne puis, à la rentrée universitaire, à Aix-en-Provence dans le cadre des études de notre fille. 

  6. …façon de parler, la pandémie n’a rien de réjouissant. 

le 26/03/2020 à 13:15 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte |