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Daedalus touch 1.4 pour iPad

Plus que jamais, l'un des meilleurs outils pour écrire…

dans bosser n’importe où | écrire
par Jean-Christophe Courte

Avertissement au lecteur : j’utilise pour écrire sur mon iPad 3 Day One (évoqué à nouveau à l’occasion de la sortie de la 1.8), Byword (essentiellement sur mon MacBook Pro) et iThoughtsHD (pour travailler la structure de mes projets).

Je n’oublie évidemment pas ThinkBook, iA-Writer, Phraseology ou Writing Kit. Mais aussi Writeroom, Nebulous Notes, Pages, UX Write (qui à été remis à jour hier soir en 1.0.1), Notesy et quelques autres que je teste à nouveau dès qu’une nouvelle version pointe son nez. Non pas que ces produits soient nuls, simplement que j’ai trouvé, il y a plus d’un an, un traitement de texte qui convient bien à ma façon de bosser. J’insiste sur ce point. Il s’agit bien de mon usage de traitement de texte.

En effet, plus de 90 % de mes notes sont rédigées sur Daedalus touch (voir cette chronique sur urbanbike) que je l’ai adopté dès sa sortie en mai 2011 (voir cette autre chronique sur urbanbike). Et depuis cette nuit, c’est la version 1.4 qui est disponible.

Précision inutile (!) : Je démarre généralement un billet avec une application de traitement de texte différente, histoire de ne pas m’enfermer dans la routine (…et redécouvrir assez souvent pourquoi tel produit m’a lassé ou déçu…!).

En revanche, jusqu’à présent, tout billet ou note se termine généralement dans un dossier sous DropBox partagé entre Daedalus touch sur mon iPad et Byword sur mon Mac. Et ce, avant d’atterrir, au final, dans mon lightroom à textes, Day One, histoire de conserver la chronologie de mes notes ou articles. Cette méthode en vaut une autre, c’est en tous cas celle que j’ai adoptée depuis une bonne année et qui me permet de naviguer dans près de 500 fragments.

Note : je sais, les experts de tous poils nous ont déjà expliqué que l’iPad n’est pas fait pour travailler.

Mais, au fait, pourquoi Daedalus touch…?

Avec la sortie de Day One 1.8 et sa barre additionnelle pour baliser en Markdown, il était tentant de remettre en question mes manies de rédacteur et de tout centraliser dans l’application pré-citée. J’y ai bien sûr songé mais je reste attaché à Daedalus touch pour un ensemble de points de confort que je trouve simplement indispensables :

  • Tout d’abord, la barre additionnelle de Daedalus touch est paramétrable. Et pas limitée à dix entrées, un appui long permet sur l’une des touches permet de s’en rendre compte immédiatement. Bien sûr, on peut rétorquer que Byword propose des sets différents, que Nebulous Notes permet d’en créer autant que ce peu, etc. Non, finalement j’aime bien cette séparation nette entre clavier et texte tout comme ne pas à chercher dans la barre par touché-glissé mes balises.
  • Ne jamais oublier qu’il est possible de se fabriquer des sets de touches qui agissent avant et après une sélection de texte.
  • Ensuite, Daedalus touch est l’un des rares traitements de texte à proposer une touche suppression des caractères qui suivent en plus de la touche suppression des caractères qui précédent. L’air de rien, sur un iPad, c’est appréciable.
  • Enfin, j’apprécie l’ergonomie sobre de l’ensemble. Cela va du choix limité des typos en passant par la palette des fonds. Mais j’aime essentiellement la largeur de justification de ligne en mode paysage qui laisse des marges conséquentes à gauche et à droite. Ces marges permettent, en tapant dedans à un ou deux doigts, de déplacer très vite le pointeur au sein de la phrase.
  • J’apprécie également l’option de recherche pour me déplacer dans mes billets en recherchant un mot clé.
  • Ou encore, en mode portrait, j’emploie régulièrement l’astuce qui permet de descendre directement en bas du texte affiché en appuyant juste entre les deux séries de touches de la barre additionnelle.
  • Sans oublier les formats d’export dont PDF, ePub et, désormais, RTF.
  • Et bien sûr, les options de synchronisation.
  • Pour finir cette énumération, Daedalus touch permet de créer autant de dossiers (stacks) que vous le souhaitez. Chaque dossier est un carnet d’écriture dans lequel vous ajoutez autant de pages que nécessaire au fil de votre rédaction.

Le principe de la corde à linge

Les pages que vous ajoutez dans chaque Carnet (stack) peuvent être longues ou que de simples paragraphes que vous pouvez ordonner comme une longue suite horizontale. En effet, en exportant un carnet et son contenu, le contenu de toutes les pages est concaténé comme un unique document dans l’ordre de vos feuillets.

Au sein de ce carnet, toutes les pages sont mobiles et vous pouvez les réorganiser, les déplacer à tout moment, les faire glisser dans l’ordre qui vous convient

On pourrait nommer cela un mode plan sauf que c’est moins formel. Imaginez le tout comme une grande corde à linge sur laquelle vous déplacez et déposez vos textes en lieu et place de pièces de tissu en train de sécher !

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Vous pouvez, bien entendu, déplacer une ou plusieurs pages d’une pile vers une autre, changer de corde à linge (sic !).

Bref, cette manière originale d’organiser les feuillets est un épatant confort pour tout rédacteur. Mais, pour s’en rendre compte, il faut impérativement tester d’autres solutions pour l’apprécier.

Alors, cette version 1.4 ?

Elle supprime l’accès au service MobileMe fermé en juin 2012. En revanche, Daedalus touch propose un accès webDAV mais se connecte également à box.net en sus de DropBox.

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Les options de sauvegardes hors envoi par Mail…

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Box.net…

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Sachant que vous pouvez bénéficier [de] 5 Go sur box.net et de 2 Go sur DropBox au minimum, la sauvegarde distante de vos données n’est plus un problème. De plus, chaque dispositif de sauvegarde propose une application gratuite sur iPad, celle de Box ayant été mise à jour ce matin. À vous de vous enregistrer et créer un compte gratuit. Puis migrer vers une version payante si besoin est.

Bien sûr, d’aucuns peuvent s’interroger sur l’absence de synchro iCloud. Pour ma part, je réserve cette dernière aux seules applications Apple même si de plus en plus de produits comme Byword, iA-Writer ou Day One l’emploie..

Du coup, je sauvegarde — ou synchronise si vous le préférez — mes contenus sur DropBox et/ou box.net.

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Cette synchro peut être immédiate en spécifiant auto-sync. Je cesse de tapoter mon texte sur l’iPad et, du coin de l’oeil, je vois que mon texte est déjà sur mon Mac si dernier est allumé. Néanmoins, je préfère désactiver cette option et synchroniser quand j’en ai envie. Surtout avec une connexion wifi capricieuse.

Si vous ne goutez pas les joies de la sauvegarde dans le nuage, employez l’export de vos textes dans un fichier zippé vers une adresse de messagerie. Créez un compte sur Gmail à cet effet et expédiez-vous régulièrement une version du tapuscrit complet. Une nouvelle version de la poste restante !

Interface discrètement revue

Cette 1.4 réorganise très légèrement l’interface de Daedalus touch, les réglages des préférences glissent vers la droite et le symbole AA est remplacé par celui d’un petit engrenage plus explicite. À sa droite, un + pour ajouter de nouvelles pages à la pile (ou dossier d’écriture) en cours.

À gauche dans ce même menu, nous retrouvons les options d’export (ou de suppression) des fichiers, celles de synchronisation (avec un petit point rouge en cas d’incident, idée efficace pour avertir d’un défaut de synchro) qui permettent de s’assurer de la bonne gestion des fichiers. Via le bouton modifier que vous trouverez dans la fenêtre de Sychronisation, il est possible de gérer finement les conflits, les options de suppression et l’auto-sync. À noter que cette synchro est activée individuellement pour chaque dossier.

La dernière icône permet de naviguer sur le net sans quitter le traitement de texte (comme le fait Writing Kit) et donc d’ajouter des urls avec des liens Markdown dans ses écrits.

Entre ces deux groupes, un champ de recherche pour circuler dans le texte affiché ou dans tous les feuillets d’un Carnet.

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Enfin, au risque de me répéter (…je l’ai écrit plus haut…!), j’apprécie Daedalus touch pour sa barre additionnelle que l’on peut modifier à sa guise tout en conservant sous les doigts nettement plus d’options qu’affichées.

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Et donc mise en place des éléments que VOUS souhaitez…

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Il y a une faute dans mon équivalent Markdown d’illustration ! Mais l’important est de montrer le pricnipe…

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Export encore plus plus…!

Mais j’apprécie les nouvelles options comme l’export en RTF (qui, je l’espère, donnera envie aux inconditionnels de Word d’essayer enfin Markdown). Ou la simple possibilité de copier l’integralité du texte d’une page sans avoir besoin de tout sélectionner préalablement dans le presse-papiers, ce qui me permet en cours de route d’aller nourrir mon flux de textes dans Day One, par exemple.

Sans oublier, bien sûr, les options de fabrication de PDF ou d’ePubs à la volée qui sont remarquables et disponibles depuis longtemps.

Quelques attentes…

Bon, Daedalus touch ne vous permet pas de prévisualiser — a priori — votre code Markdown. Ensuite les PDF comme les ePubs restent vierges de toute illustration malgré les liens, limitation due à Apple pour le moment. Enfin, il est dommage de ne pas trouver une fonction annuler l’annulation sous la forme d’un bouton à ajouter dans la barre additionnelle, pas plus qu’une fonction remplacement en sus de la recherche.

Pour en revenir à la prévisualisation de vos écrits balisés en Markdown, je vous livre ma façon de procéder. J’exporte tout simplement au format PDF avec Markdown vers l’application Acrobat Reader sur iPad. Cela me permet même d’annoter ma relecture avec les outils disponibles. Pour mémoire, cette dernière application est gratuite comme Acrobat Reader sur Mac. Autre option, copier le texte dans Day One, bien sûr.

Vu la qualité du code de Daedalus touch, je pense que tout cela viendra graduellement. Sans oublier, à terme, une connexion en cours développement vers la version 3 d’Ulysses sur Mac. Le seul point qui m’agace sur cette 1.4 est le blinking à l’ouverture des stacks : avec parfois plus de 120 feuillets, ce frémissement me chiffonne !

En conclusion

Si vous avez fait le choix du balisage Markdown, si vous avez besoin de réorganiser aisément les feuillets associés à un projet d’écriture, si vous avez besoin de confort en utilisant un traitement de texte qui n’occupe pas tout l’écran (sic !), une justification de ligne qui ne soit pas interminable, Daedalus touch est une des meilleures solutions à employer sur un iPad. Son ergonomie comme ses modes d’export sont exceptionnels. Sans oublier cette barre additionnelle adaptable à vos besoins et les divers modes de sauvegarde dans le nuage.

le 10/08/2012 à 12:25 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte |