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Écrire votre prochain roman sur iPhone avec Ulysses

…Voire travailler sur plusieurs projets simultanément

dans ailleurs | bosser n’importe où | dans mon bocal | écrire | grospod | pratique
par Jean-Christophe Courte

Je pensais démarrer la rédaction de quelques projets – …dont un nième bref-seller technique + un truc plus personnel – dans MyScript Nebo dans la mesure où écrire à la main sur l’écran du iPad est un exercice incroyablement jouissif sans clavier aucun. Puis basculer ces notes interprétées en caractères d’imprimerie dans mon fidèle Drafts. Ou tester iA Writer qui devrait encore évoluer.

Après réflexions, je suis revenu à mon premier choix, Ulysses, la seule application qui me permet d’agréger et ordonner un ensemble de feuillets1 en un unique flux2.

Bref, je me suis rendu à mes précédentes cogitations, lire ce billet qui revient sur mes trois flux d’écriture.

iPhone plus que iPad ?! Oui…!

Ce qui a pesé dans ce choix est fort simple : alors bien que je dispose quotidiennement d’un iPad Pro, j’écris de plus en plus sur le iPhone 7 plus.

– Non…?
Si !

Bref, après avoir peu-à-peu remplacé mes appareils photos au quotidien, voir en voyage, l’iPhone est assurément le seul carnet de notes que je conserve à portée de main.

Bon sang, mais c’est bien sûr !

Certes, sur le iPad, je peux écrire avec le clavier de mon choix en dehors de Stylus, employer le stylet à pointe caoutchouc Wacom ou un Apple Pencil. Mais, côté mobilité et usage, le iPhone 7 plus l’emporte haut la main…! Alors, oui, pas de stylet mais les commandes de TextExpander dans Ulysses comme dans Drafts 4

Écrire en marchant

J’ai trouvé une raison — non capilotractée — à l’usage : avec un iPhone 7 plus, je me retrouve fréquemment debout, voire à marcher, pour écrire avec mes deux pouces. Et que ce soit chez moi ou dans la rue pour répondre aux messages. Souvent, une idée me vient et je la note dans Drafts en marchant de long en large dans ma piaule.

À croire que je retrouve l’esprit des péripatéticiens3 antiques…!

Et, bien entendu, en déplacement dans un wagon de RER. Ou assis dans ma voiture en attendant ma fille à la porte de son université.

Une idée, un moment de tranquillité, je sors4 mon carnet de la poche de veste.

Les forces d’Ulysses

Mais retour au choix du traitement de texte sous iPhone…

Sous Ulysses, j’utilise Markdown XL qui est une version enrichie de Markdown pensée pour Ulysses par ses développeurs et qui possède des balises de commentaires qui restent attachées à mon fichier source sans risque de les retrouver par erreur dans le document exporté.

Bref, sans risque de fuiter ! Je peux également baliser des parties de mon texte que je souhaite supprimer et qui ne seront pas pris en compte lors de l’export, cf. Pratique | Gérer ses brouillons et drafts avec Ulysses.

Le tout avec une chouette coloration syntaxique de mon choix. Et là, ça tombe bien, j’ai proposé naguère un style nommé blue-note et quelques autres5 que vous pouvez télécharger sur le site de l’éditeur…

Créer un dossier (de plus) de travail…

Mais le plus simple est d’illustrer le tout par des copies d’écrans au lieu de pondre des pages (et des pages) de billet…!

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  • Oui, travailler sous Ulysses, c’est aussi accéder à tous ses projets en même temps… Et donc la première opération est de créer un dossier pour chaque nouveau… projet…!

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  • Qui peut être dans un sous-dossier… Suffit de le créer, le nommer… Okay, c’est gag mais sachez que vous pouvez modifier le nom à tout instant (et, plus intéressant encore, dupliquer un projet dans son intégralité, histoire de conserver des versions successives…)

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  • Choisir une icône plus adaptée… et confirmer son positionnement dans l’arborescence de Ulysses

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  • L’histoire du tri n’est pas accessoire : néanmoins, pour un roman, autant laisser en mode… manuel. Pour finir, une option atypique pour vous inciter à écrire est disponible…

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  • Il est possible de se fixer un objectif d’écriture (certes, je l’utilise rarement mais c’est pratique si vous devez pondre un article avec un calibrage précis)

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  • Le projet étant désormais à sa place, dans un dossier, pas inutile de créer une première page…?!

Bien entendu, même démarches sur Mac ou iPad… Et comme je ne suis pas limité à un écran, je peux démarrer ou poursuivre dans l’iPhone, importer des notes depuis Drafts 4, etc.

Organiser son ambiance de travail

Le confort, c’est également travailler, saisir dans un environnement adapté.

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  • Là, ça dépend de chacun… Mode machine à écrire, etc.

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  • Ulysses est souple et offre un mode jour ou nuit pour chaque style/ambiance… Et surtout une micro barre additionnelle assez pratique avec trois icônes centrales…

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  • Là, ça dépend de votre choix, celle de baliser en Markdown ou en Markdown XL

Pour mémoire, vous pouvez également changer de typo de travail et même en importer (ici la Hack que je préfère au Menlo)

Scinder en restant collé…!

Un des points les plus intéressants de Ulysses est de conserver une organisation rigoureuse du flux d’écriture tout en employant des feuillets séparés…!

Au lieu de développer sa prose sur une seule et (trop) longue page, il est confortable en cours d’écriture d’isoler un ensemble de paragraphes dans un nouveau feuillet séparé tout en conservant par défaut sa relation avec les feuillets précédents…!

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  • Au lieu de faire défiler un kilomètre de texte… découpez, scindez…

Cette relation a été traduite par les développeurs allemands par le terme coller. Et bien entendu, cette relation peut être rompue (décoller) pour vous laisser réorganiser la position du feuillet.

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  • Votre nouveau feuillet étant trié manuellement, Ulysses l’ajoute en dessous du précédent… Le filet jaune à gauche des deux extraits le rappelle visuellement…

Coller/décoller et scinder/fusionner

Vous pouvez aussi fusionner un ensemble de feuillets en un seul feuillet.

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  • Bref, à vous d’explorer mais pas de limitation…

Quatre options à employer sans restriction pour écrire, organiser le contenu.

Exporter dans le format et un style souhaité

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  • Vous êtes dans un feuillet mais vous souhaitez tout exporter, pas de souci…
  • Notez dans la copie d’écran de droite deux choses intéressantes…
    – tous les feuillets précédents sont présents dans la vue d’export
    – Ensuite, dans ce qui est cerclé en jaune, notez ce qui est en regard (…écran de gauche) marqué en commentaire bleu, n’est pas exporté… J’y reviendrais un de ces quatre…

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  • Coté export encore, pas mal de styles différents sont disponibles pour des exports — exemple des offres pour le PDF ou le ePub — selon vos envies (et vous pouvez même mettre les doigts dans le code…!)
    – Le premier point est le format d’export
    – le second point le style appliqué, etc.

L’export du dossier et/ou sa transformation en un PDF, ePub ou DOCX sera facilité car Ulysses comprend qu’il est nécessaire de traiter l’export comme un unique ensemble des feuillets collés. S’ils ne le sont pas, il vous faudra les sélectionner tous…

Du coup, pour le rédacteur que je suis, cette organisation par feuillet est très confortable car il s’agit bien alors de ne se concentrer que sur sa page.

L’iPhone nettement plus qu’un carnet de notes

Désolé pour tous ceux qui ne voient dans un iPad ou iPhone que de simples écrans de consultation : c’est loin d’être le cas. Retenez juste la souplesse et la force du dispositif… Depuis un iPhone (…ici un 7 Plus), pas désagréable de marcher, sortir ce carnet de notes et d’écrire en toutes situations… En sachant que vos données sont synchronisées via iCloud entre vos différents écrans…

À vous de tester et d’écrire…!

À suivre…


  1. Tout en conserver Drafts pour saisir les premières esquisses de ces feuillets d’autant que ma barre additionnelle a été revisitée ! 

  2. j’avais bien envisagé, à nouveau, Day One journal + mémoire. J’utilise ce dernier quotidiennement dans un cadre plus personnel. 

  3. PÉRIPATÉTIQUE n. et adj. est emprunté (1372, perhipatétique ; simplifié en péripatétique, 1495) au latin peripateticus employé en philosophie à propos d’Aristote et de ses disciples. Lui-même est emprunté au grec hellénistique peripatetikos “qui aime à se promener en discutant”, spécialisé en philosophie par allusion à Aristote qui enseignait la philosophie à ses disciples tout en marchant. Ce dernier mot vient de peripatein “aller et venir” (notamment sous un portique), “se promener en conversant”, de peri “autour” et patein “marcher sur, fréquenter”, verbe d’origine inconnue.
    Cf. Dictionnaire historique de la langue française 2017 

  4. En faisant attention, il est clair que ce type de produit intéresse et la discrétion ne nuit pas… 

  5. Notez qu’il existe un quatrième style non raccordé aux trois précédents, green-note… 

le 07/03/2017 à 12:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte |