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Faire son book

Fig Taylor

dans bosser n’importe où | lire | pratique
par Jean-Christophe Courte

En ces temps de forte compétitivité, avoir un book — ou un portfoilio — bien pensé à mettre sous les yeux de ses prospects n'est pas inutile…! Nombre de professionnels comme les graphistes, les illustrateurs, les maquettistes mais aussi les web designers ont besoin de cet outil — papier ou internet — pour appuyer leurs propositions de travail, de collaboration.

Ce qui est intéressant dans ce livre de Fig Taylor, c'est que l'aspect "jolis travaux qui sortent du lot" n'est pas l'essentiel. Je m'explique.

Les témoignages qui parsèment ce livre sont issus du monde anglo-saxon, un univers dans lequel le pragmatisme est clé. Ce que ne comprennent parfois pas certains jeunes graphistes bien de chez nous, c'est qu'il ne suffit pas d'être génial, tendance, original pour se faire remarquer…! Encore faut-il que le prospect qui a reçu le document de présentation ait envie de tout lire et se rassure en vérifiant la cohérence de l'envoi.

Ce livre recense les recettes indispensables à avoir en tête pour préparer cet élément essentiel de communication de son travail. Le contenu est certes votre affaire mais la préparation doit être pensée en fonction de vos futurs commanditaires. Ce point pourtant élémentaire est souvent traité à la marge, voir négligé.

Je reçois régulièrement des CV de jeunes graphistes par courriel. Hormis un nombre impressionnant de fautes basiques d'orthographe, de tournures de phrases qui semblent ne pas avoir dépassé le stade des échanges entre copains sur FaceBook, la manière même concevoir le portfolio est souvent catastrophique.

Passons sur les formats de fichiers inadaptés (oubliez PowerPoint, de grâce…!!), l'optimisation dérisoire des illustrations et/ou photos, et ne retenons que l'aspect fouillis, patraque, inorganisé qui prédomine.

Le CV et sa présentation sont essentiels, de même que l'absence de fautes dans le CV ou la lettre de motivation. Je demande aussi aux candidats trois choses qui les inspirent. Une fois, j'ai même embauché sur le champ une candidate grâce aux échantillons qu'elle avait apportés.
Josh Silverman.


Bref, un book en mode vide-grenier est l'assurance d'une réponse négative. Quand il y a réponse…!

Sans oublier un autre point qui est de savoir à qui l'on s'adresse… Un minimum, non…?!

Je reçois beaucoup d'appels et d'e-mails spontanés, ainsi que des travaux de toutes formes et tailles. La plupart ne conviennent pas à notre magazine. Je reçois aussi des appels d'illustrateurs qui ne connaissent pas grand-chose à notre publication et ignorent même son adresse postale. J'attends au moins des gens qu'ils aient préparé leur demande et soient au fait du style illustratif et du contenu du magazine.
Alison Lawn

En résumé, ce bouquin de Fig Taylor explique comment ficeler de manière plus efficace votre book mais surtout anticiper les demandes de vos futurs clients, ce qui n'est pas inutile pour obtenir un rendez-vous et, accessoirement, du travail…!

Pour finir, ce constat que beaucoup devraient méditer lors de tout entretien.

Il m'est arrivé de faire des rencontres un peu spéciales avec des gens qui refusaient de changer quoi que ce soit à leur "art". Certains ne comprenaient même pas le concept… Les artistes qui réussissent ont bien sûr du talent mais, avant tout, ce sont des professionnels.
Steve Ruttenford





Faire son book
Fig Taylor
Eyrolles
9782212126846 | 25 € | 144 pages grand format

image caddie

20100912_IMG_5925.png
Info(s) pratique(s)…

Non, vous ne rêvez pas, j'ai augmenté sensiblement la taille du texte courant…

le 13/09/2010 à 06:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte |