Urbanbike

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La nature comme terrain de jeux…

Sans vergogne et, souvent, sans culture…

dans dans mon bocal | groummphh | vieillir
par Jean-Christophe Courte

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La Sainte-Victoire devient, le temps du week-end, un périmètre risqué où des gens en vélo dévalent à fond de cale les sentiers empruntés par d’autres personnes, à savoir ces bipèdes nommés randonneurs obligés de s’écarter fissa pour échapper à leurs deux roues électriques…!

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Parfois c’est quasi pathétique…
Ainsi ces deux gars engagés sur un sentier non balisé en marge du Lac Zola.

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Puis revenant furax, chargés comme des mules avec leurs lourds vélos en équilibre après un demi-tour périlleux en bord de falaise.

Je me balade en silence, attentif à la faune sauvage, je n’attends plus la réciproque de la part de ceux qui circulent sur ce territoire !

Ainsi je croise de petits groupes, parfois munis de bâtons de marche, évoquant leur vie professionnelle à haute voix sans jeter un oeil sur le cadre sublime qui nous entoure.

Le parcours en pleine nature n’est qu’un prétexte à un effort sportif…! La végétation, les fleurs, les lacs de montagne servent de décor.

Rares sont les randonneurs qui s’arrêtent pour contempler les points de vue qui s’offrent à nous, se penchent sur la flore qui change au fil des jours…

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  • Comme ces orpins de Nice…

À ce propos, la totale méconnaissance de la flore locale m’interpelle…

Lors de nos premières sorties en septembre 2019, je me souviens que Béatrice avait interrogé un groupe de randonneurs à propos d’une fleur bleue très commune en septembre…

Il s’agissait de globulaires (Globulaire alypum pour être précis…).
Merci PlantNet

Sainte-Victoire Land…

Si vous êtes comme moi un randonneur nonchalant qui interrompt fréquemment sa marche, attention ! Il nous faut nous écarter impérativement pour laisser le passage à ceux guidés par leur seul chrono !

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Il est frustrant de se retrouver ainsi confronté au culte de la performance (écoutez cette chouette chronique de Yann Marguet), à la bigorexie.

Partager les sentiers est naturel, se pousser sans cesse pour laisser des personnages casqués1 dévaster ces derniers l’est moins.

Pour finir…

À nouveau, j’ai eu plaisir à me balader tranquillement, à cheminer à travers bois sur des pistes filant au plus loin jusqu’à la Sainte-Victoire. Heureux de laisser mon esprit vagabonder à un rythme escargotesque, celui du vieillard que je deviens.

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Je prends le temps d’apprécier ce qui accroche mon regard, ce sentier qui descend depuis une crête, ces arbres qui tiennent le choc malgré une sécheresse de plus en plus évidente.

Les pluies des derniers jours ont certes apporté un peu de réconfort mais insuffisamment. Un mois de rang serait nécessaire pour que les nappes phréatiques se remplissent, pour que le sol se charge à nouveau d’humidité.

Avant de rejoindre ma tribu qui se baladait de son côté, brève rencontre juste avant l’aqueduc de Doudon avec un jeune couple d’étudiants ardéchois (ils se reconnaîtront)…
Échange direct et authentique.
Merci à eux…


  1. Ou non… J’espère qu’ils ne souffriront pas trop longtemps en cas de chute… 

le 22/10/2023 à 22:15 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | #