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Le bonhomme de neige | thriller

Jo Nesbø

dans ailleurs | lire
par Jean-Christophe Courte

Non, je ne vais pas parler de iTunes 10, des nouveaux iPod, de la dernière version du Touch. Ni même de littérature numérique.

En fait, si. Je dois vous conseiller de lire Pathologie Verbale, ou lésions de certains mots dans le cours de l'usage d'un certain Émile Littré. C'est drôle et hyper documenté. Et instructif. Et c'est disponible sur le site de ManyBooks en plein de formats astucieux…

Or lire le père Émile, c'est une bonne tranche de plaisir…

Sensualité.--Ce ne sont pas seulement de vieux mots qui meurent, selon l'adage d'Horace; ce sont aussi de vieilles significations. On en a vu plus d'un exemple dans ce fragment de pathologie linguistique. Sensualité mérite d'être ajouté à ceux que j'ai déjà rapportés. En latin, sensualitas signifie sensibilité, faculté de percevoir. C'est aussi le sens que sensualité a dans les anciens textes. Mais, au seizième siècle, on voit apparaître la signification d'attachement aux plaisirs des sens. Dès lors, l'acception ancienne et véritable s'oblitère ; l'autre s'établit uniquement, si bien qu'on ne serait plus compris si l'on employait sensualité en sa signification propre.
D'où vient cette déviation ? Elle vient d'une acception spéciale que reçut le mot sens.
À côté de sa signification générale, ce mot, particulièrement dans le langage mystique, prit, au pluriel, la signification des satisfactions que les sens tirent des objets extérieurs, des plaisirs plus ou moins raisonnables et matériels qu'ils procurent. C'est grâce à cet emploi que sensualité, dépouillant son ancien et légitime emploi, n'a plus présenté à nous autres modernes qu'une idée péjorative.


Bon, le texte proposé n'est pas exempt d'erreurs de saisie mais c'est un fichier à glisser dans l'iBook…

Sinon, c'est la rentrée, plein de trucs à faire et bientôt (enfin…!) les vacances. Si, si, les vraies vacances pour les parents c'est quand les mômes sont à l'école…!

En ce moment, je lis Jo Nesbø, un auteur norvégien. Et dans la série fais moi peur, Le bonhomme de neige fonctionne très bien. Là, on est loin de Karin Fossum et son excellent Celui qui a peur du loup. Amis des dingues qui se fondent dans le quotidien et des déséquilibrés en tous genres, bonjour…!

Aux premières neiges, bizarrement, c'est fou comme de nombreuses jeunes femmes disparaissent. Enfin, on les retrouve parfois… En pièces détachées. Inutile d'insister, ce bouquin est glaçant — c'est pas que local — et on est partagé entre l'envie de le fermer de suite tant c'est épouvantable et le désir de comprendre qui est le dingue de service…! 584 pages magistrales avec le personnage attachant de l'inspecteur Harry Hole et ses Aspergillus…! Gloups…!



Le bonhomme de neige
Jo Nesbø
Traduit du norvégien par Alex Fouillet
Gallimard | Folio Policier
9782070427987 | 7,70 €

image caddie

20100902_po_1357.jpg

Image capturée avec Pro HDR sur iPhone…!

le 02/09/2010 à 22:40 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte |