Urbanbike

Recherche | mode avancée

Le soir, c’est déconnexion autorisée

Travailler chez soi, certes, mais sans chaines numériques !

dans bosser n’importe où | dans mon bocal
par Jean-Christophe Courte

Bosser chez soi est l’occasion de gérer au mieux sa charge de travail. Tout ceci se base – devrait se baser – sur la confiance et sur des rapports humains normaux, équilibrés. Sauf que dans certaines boites, cette indispensable confiance a du mal à se mettre en place, voire fréquemment minée par un harcelèrent insidieux.

Ayant bossé des années comme indépendants, notre problématique était différente : le coup de fil du soir était souvent une demande de mission urgente et, y répondre, l’assurance d’avoir du boulot. Du coup, nous étions organisés pour cela, pour répondre aux demandes les plus extrêmes en terme de présentations visuelles et de délais.

Dans le cas de salariés bossant à distance pour une entreprise, il devenait indispensable de casser cette possible disponibilité en dehors des heures de travail.

Car, dans nombre de situations, la relation hiérarchique se pimente souvent d’un peu de (si, si…!)… perversité. Facile de faire suer un employé en étant mal fort organisé soi-même et en se reposant (un peu trop) sur ses troupes covéables à merci.

J’ai plein d’exemples en tête avec, parfois, cette insigne mauvaise foi allant jusqu’à se décharger sur le dernier maillon en cas d’échec. Nous avons tous vécu ou vu l’expérience amère du fusible1. Tellement pratique (soupir !).

N’ayant pas l’employé sous la main, l’envie de rappeler son pouvoir de nuisance traverse parfois l’esprit de certains cadrillons qui ne se privent jamais de démontrer leur force, leur pouvoir par la pression d’un mail ou d’un coup de fil.

Aussi, cette directive2 qui démarre le premier janvier, n’est pas inutile pour désamorcer les velléités des “petits” chefs sans scrupules (terme gentil). Et réduire leur capacité de nuisance.

Dans un monde normal, cette disposition serait – de facto – inutile, il est tout à fait logique, normal, humain de foutre la paix à ses esclaves le soir ! Sauf que certains irréductibles ne le comprennent absolument pas, ce qui justifie à mes yeux cette disposition.

Souhaitons que cette réglementation permettra d’éviter les abus et remettra les relations hiérarchiques sur des bases normales… jusqu’à preuve du contraire.

Car pour emmerder son prochain, d’aucuns sont étrangement inventifs !


  1. Celui qui trinque est rarement le réel responsable : là également, de très mauvais souvenirs avec des consultants toxiques pour qui nous évitons de bosser après une première expérience limite. En tant qu’indépendants, intervenants dans un créneau précis, même avec des rapports tendus, nous n’en avons pas souffert directement. Mais nous les avons vu à l’œuvre dans leurs cabinets de conseil. Odieux ! 

  2. Appréciée ailleurs : Le monde entier envie à la France son droit à la déconnexion | Slate.fr 

le 04/01/2017 à 15:06 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte |