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Migration douce vers CaptureOne | 2

Après quelques semaines…

dans nazbrokology | photo | vieillir
par Jean-Christophe Courte

Attention : Billet long et gonflant car truffé de “je”, de propos lénifiants avec parenthèses — pas toujours refermées — s’appuyant sur mon expérience d’utilisateur : vous êtes prévenus ! C’est la suite de ce premier billet daté de fin octobre 2020…

Ça va sans dire, mais c’est mieux en le disant : comme je l’avais écrit précédemment, je n’ai pas basculé sur CaptureOne par dépit ou hasard !

Ce retour à CaptureOne m’a amené à mener plusieurs actions simultanément dont, et ce n’était pas la plus aisée, celle d’apprivoiser le nouveau OS du Macintosh, ce fameux Big Sur.

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Je persiste à le trouver fort agréable pour mon usage. Me retrouver dans un environnement au parfum d’iOS a également joué d’autant que je termine ce billet écrit au départ à la main (…au stylet) sous Nebo sur l’iPad, exporté en texte dans Drafts… Puis réouvert dans Drafts sous macOS, lui même relié à Marked 2 !

Douloureuses décisions…

Ce changement de machine et d’OS ne s’est pas effectué sans ruptures : j’ai du virer1 toutes mes applications Adobe.
Si, si, vous le savez bien : nos fameuses licences “à vie”. Quelle farce…!

Profitant opportunément du “Black Friday”, j’ai acquis trois produits Affinity pour remplacer Photoshop, Illustrator et même InDesign, l’achat des deux premiers produits contribuant largement à acquérir ce dernier. Je les évoquerais peut-être…

Certes, j’aurais pu poursuivre ma vie avec Adobe.
L’une de mes premières apps fut celle des frères Knoll et dérivée du Barney Scan ; l’autre étant Illustrator ; la dernière… la première version d’Acrobat qui m’avait été fournie — en avant-première — par mes amis de P-Ingénierie2.

Pourtant, plus question pour moi de souscrire à des abonnements dispendieux, mes ressources financières3 étant grevées en majeure partie par l’acquisition sur le refurb du MacBook Pro 16 (…sans regret, mon MacBook Pro 17 de 2009 ayant fini par ne plus se rallumer4).

CaptureOne 20

Je conservais le souvenir d’un excellent produit, tant dans sa version 6 que 8. Mon essai sur un vieux MacBook Air de 2010 au début du printemps m’avait conquis.

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Bref, j’ai profité d’une légère réduction liée à ma version 8 de CaptureOne pour basculer sur la version 20 (…la 21 étant d’ors et déjà prise en compte dans ma nouvelle licence).
Sans abonnement, sans Styles prêts à l’emploi, une version capable de traiter mes vieux fichiers Canon.

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Comme je l’ai indiqué (ou pas) dans un précédent billet, revenir sur une telle application nécessite de faire table rase de ses routines.
Cela tombait à point : j’ai décidé d’oublier toutes mes habitudes, tant sur Lightroom que sur CaptureOne.

Bref, repartir à zéro, apprendre !

Je sais que je ne sais rien !

J’ai procédé par petites touches, n’hésitant pas à me passer plusieurs fois les vidéos explicatives, tâtonnant à mon tour, revenant sur certaines opérations pour comprendre… ce qui m’avait échappé !

D’ailleurs, j’ai procédé de même avec Photos sous Big Sur, l’app de Apple pour traiter les images HEIC qui dispose aussi de sacrées outils.

Et, surtout, j’ai pris mon temps.

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J’ai réappris à renommer mes photos directement depuis CaptureOne, à associer des mots-clés aux clichés, à utiliser ceux que j’avais mis en place dans Lightroom et importés.

Et puis, finalement, à employer les Styles
Non pas ceux livrés (…quoi que l’un d’eux pour renforcer la netteté) mais commencé à élaborer une série de styles pour améliorer, modifier mes clichés réalisés avec mes vieilles boites à pixel de chez Canon. Le 5D a repris du service avec le Canon EF 100mm f/2.8L Macro IS USM.

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Du coup, lors de l’importation d’une nouvelle séance de photos, j’alloue — par défaut — aux clichés un set de mes styles qui s’approche le plus de ce que je souhaite obtenir.

Gain de temps assuré, je peux me consacrer à la modification individuelle de chaque photo si besoin est. Ou pas si le résultat me semble correct, ce qui est souvent le cas car je suis paresseux.

Le point le plus compliqué a été d’assimiler les équivalents clavier pour chaque fonction clé. Sur le 16 doté de Touch ID avec répétition des touches à valider, ce ne fut pas très compliqué même si je dois parfois réviser !

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La gestion des masques est limpide, reprendre les pétouilles et les poussières aisée.

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Ou encore la suppression immédiate des clichés foirés depuis l’app.

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En vieillissant, on va plus facilement à l’essentiel et je me prépare dans les mois à venir à procéder de même dans le stock de clichés numériques que je tribale depuis une grosse décennie.

la manière dont CaptureOne est conçu s’avère très agréable, à nous d’intégrer sa philosophie au lieu de vouloir y retrouver sans cesse nos routines héritées de Lightroom.

Quelques semaines pour assimiler

Sans crier victoire, j’en arrive (sic…!) à me convaincre que je maîtrise correctement entre 10 et 20% du potentiel de CaptureOne.
Mon ambition est d’approcher les 50% un de ces jours. Mais déjà, avec le peu que je comprends et emploie, je suis comblé. Je découvre un nouveau point à chaque nouvelle session (…ou je le redécouvre…!).

D’ailleurs, je reprends mes premières importations, vire les sorties réalisées au format JPG — qui me convenaient au départ — après avoir refait les réglages, supprimé les valeurs excédentaires d’options que je manipulais sans trop comprendre.

Le profil adapté à mon vieux Canon 5D, ceux pour les objectifs que nous possédons rendent ces corrections aisées.

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Enfin la fonction comparaison avant - après est devenue essentielle (un simple appui sur la touche “Y”) même si j’ai encore à améliorer…

J’apprécie particulièrement l’outil pour remettre les horizons droits (…en bord de mer, c’est indispensable…!), la fonction pour basculer alternativement des miniatures à l’image plein écran, la simplicité des fonctions d’export, etc.

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Bref, en un mot, je suis ravi.

J’ai même profité de ces quelques semaines pour modifier les usages de mes disques durs (sachant que certains sont — comme moi — vieillissants…!). Et toujours trois copies…

J’espère simplement que CaptureOne va prendre en compte un de ces quatre les fichiers HEIC issus de mon iPhone. Je me suis débarrassé de nombreuses apps sous iOS pour n’en conserver que deux ou trois.
Celle d’Apple, Appareil Photo, étant la plus remarquable à l’usage.

Je regrette simplement que mon vieux Canon M et son 22 mm ne soit pas pris en compte dans la liste des profils mais le générique Canon remplit convenablement cette tâche.

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Pour finir, j’ai effectué la mise à jour de JPEGmini Pro en version 3 de base. Et je l’utilise pour retraiter toutes les images exportées, les réduire en poids (il existe un add-on mais je l’ai loupé lors de ma Maj).

À suivre !


  1. Adobe n’est pas le seul à avoir morflé, c’est fou comme on a une forte tendance à garder des tas de trucs au cas — improbable — où cela puisse nous servir un jour (…bon, tout est néanmoins sur des disques durs additionnels) 

  2. Je n’oublie pas tous ceux que j’ai croisé dans ma vie et, quand j’en une ou un au téléphone, on se parle comme si nous nous étions quitté hier… Mais je diverge à nouveau… 

  3. J’attends toujours le règlement au titre de l’article 700 de mes frais judiciaires ! Sachant que nos adversaires ont attaqué en 2014, je vise 2024 ! 

  4. Sur mon île, pas de Store mais un adorable revendeur de matériel électroménager, Mac User lui même et doté des bons outils… On va procéder à un simple nettoyage et essayer de le refaire démarrer une dernière fois… 

le 30/11/2020 à 12:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte |