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Pourquoi je suis revenu sur Nebo pour mes premiers jets sur iPad Pro…

Casser sa routine pour repartir. Ou prendre du recul, au choix !

dans dans mon bocal | écrire | grospod | outils | usages | vieillir
par Jean-Christophe Courte

Je crois qu’il nous arrive à tous de nous retrouver dans des périodes d’immobilité, encalminé dans nos projets. Comment repartir, capter le peu de vent et se sortir de cette période de léthargie ?

Ce qui est constructif quand on cesse toute activité (…façon de parler) pendant des semaines, c’est justement de prendre ce temps pour analyser certains automatismes, revisiter nos habitudes, puis améliorer, voire bouleverser, ces dernières.

Mettre à bas nos procédures sans se presser et reconstruire proprement, opération totalement impossible en temps normal car pressé de toutes parts.

Analyser calmement ce qui nous ”emmerde”…

Dans toute routine, il y a des choses qui posent problème, et c’est le moins que l’on puisse dire…! Seulement il faut faire un gros effort pour les identifier (ou accepter de les voir…), trouver sur quoi on achoppe, ce qui nous emmerde1, nous agace !

A priori, on possède tous les outils pour réussir et pourtant… rien ! Ben alors ?!

Longtemps, j’ai pensé que je n’avais pas encore trouvé l’application idéale ou que je ne bossais pas sur l’écran idoine.

J’incriminais telle fonction manquante dans tel produit, telle action indispensable à mon activité. Voire remettre en question certaines décisions : me fallait-il accepter un coûteux abonnement de tel éditeur car c’était peut-être cette option qui posait problème vu que j’employais sa toute dernière version hors abonnement.

Erreur ! Car finalement, j’ai trouvé.

J’avais la réponse depuis deux ans mais je n’arrivais pas à l’accepter. J’ai abusé de circonvolutions avant d’accepter finalement de me poser la bonne question ! D’autant que ce problème se posait différemment selon que j’employais mon iPhone ou mon iPad ! Ou encore un Macintosh.

Alors ?!

Sur le Mac, pas de souci : clavier et point barre. Sur le Phone à 99,9% en mode portrait, saisie à deux pouces sur le clavier tactile dans Drafts ou Day One sans difficultés.

C’est sur le iPad Pro grand format que j’étais le plus mal à l’aise malgré l’emploi de Stylus et d’un stylet à pointe molle (ou du Pencil).

En fait, je n’aime pas utiliser le clavier à touches sur le grand iPad, je préfère écrire à la main. C’est dit.

Ces derniers mois, je restais néanmoins arc-bouté sur mon usage de Stylus. Je me focalisais sur le point pratique de ce clavier alternatif, celui d’être disponible dans toutes mes applications, de Mail à Messages en passant par mes traitements de texte.

Mais en oubliant deux écueils : ses corrections étranges2 avec parfois des refus de décrypter mon écriture (…heureusement, j’ai quelques méthodes de contournement) ; mais également une longueur de ligne qui oblige l’utilisateur à attendre que cette dernière soit interprétée avant de poursuivre.

Certes, il y a toujours le recours au clavier avec touches (non…!), voire la solution de dicter.

Dicter, c’est s’exposer à pas mal de problèmes qui vont de trouver la bonne intonation vocale à accepter une séance de correction des conjugaisons et des pluriels. Sans oublier des interprétations qui m’ont parfois laissé sans… voix devant l’inventivité du dispositif ! Au point de me troubler et me faire perdre le fil de ma pensée !

Comme il est né… beau, autant l’utiliser

Après une période sans écrire mais en marchant pour dépoussiérer mes idées, j’ai fini par trancher.

J’avais déjà viré Stylus du iPhone ces derniers mois, n’ayant plus la patience d’écrire deux mots par deux mots même en mode paysage.

Fallait-il procéder à cette même suppression sur le iPad ? La réponse est non car j’apprécie de pouvoir écrire avec cette app de courtes réponses dans Messages.

Mais c’était bien ce refus de l’écarter sur mes traitements de texte qui me pénalisait. Or ces derniers temps, j’ai retrouvé l’usage de Nebo.

Première concession, accepter d’utiliser Nebo systématiquement au lieu de m’escrimer avec Stylus.

Certains s’en souviennent mais j’ai mis au point une méthode pour simuler un mode Nuit dans Nebo. Et, après coup, j’ai retrouvé du plaisir à m’en servir le soir avec ce bricolage, ceci évitant de me brûler les yeux.

Ma seconde concession a été d’accepter de ne baliser3 qu’après coup en Markdown, c’est à dire uniquement lors de la relecture dans Drafts.

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  • À gauche | saisie à la mimine…!
  • À droite | double tape pour visualiser l’interprétation de mon écriture puis corrections si besoin… à la main…

Premier jet à la main

Je pense que vous avez deviné la conclusion de ce billet qui relate mes interrogations et réflexions. Ce ne fut pas si facile de sauter le pas, changer ma routine mais j’ai fini par y arriver.

Depuis, je ponds mon premier jet à la main directement dans Nebo (voir les copies d’écran). J’accepte désormais, bien malgré moi, de m’en tenir strictement au texte, de le dérouler sans astérisques de balisage, je peux juste ajouter des dièses pour marquer les niveaux, indiquer les citations puis exporter le texte vers Drafts. Et c’est tout.

Juste avant cet export, je procède à une rapide phase de relecture dans Nebo en basculant mon texte calligraphié en texte composé exclusivement de caractères d’imprimerie pour repérer les interprétations les plus étranges, vu qu’il est toujours possible de revenir à la calligraphie originale et donc voir, déchiffrer ce que l’on a écrit à la main. Ou insérer, en calligraphiant à nouveau, des bouts de texte.

Puis exporter enfin vers Drafts.

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Ce changement de méthode a du temps, m’a amené à faire des choix et des concessions mais, paradoxalement, j’y gagne.

Calligraphier me permet d’être bien plus fluide, ma main suit sans effort4 ma pensée même si j’écris comme un cochon. Disposer de tout l’écran et non de la seule partie du clavier pour écrire offre un autre niveau de confort incomparable.

Bref, j’écris désormais sur cette page illimitée avec la certitude que mon écriture manuscrite sera correctement convertie en caractères d’imprimerie.

J’ai retrouvé le plaisir d’écrire, de calligraphier sans m’interrompre, corriger en biffant le terme inadéquat, apprécie que Nebo traite bien l’orthographe et les accents quand j’en oublie.

Et avec la certitude que ma longue note sera emportée en un unique fichier texte vers le traitement de texte Markdown de mon choix.

Sur iPhone, la question ne se pose pas, tous mes premiers jets se font dans Drafts.

Un point faible : l’autonomie du Pencil

La seule chose que je dois surveiller est la charge du Pencil Apple qui a une forte tendance à se vider rapidement. J’envisage accessoirement d’en disposer d’un second exemplaire mais ceci n’est pas d’actualité.

À moi de vérifier la charge du Pencil plus régulièrement et m’interrompre si besoin est.

Depuis que j’ai finalement pris cette décision, accepté de mettre de côté Stylus, adoubé MyScript Nebo comme app de prise de mon premier jet sur iPad, c’est comme si j’avais cessé de me taper la tête : ça fait un bien fou quand ça s’arrête !

Bien entendu, cela ne remplace pas Drafts: Quick Capture qui reste indispensable dans mon dispositif, surtout à la veille de la sortie de la version 5.

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Ni iA Writer sur Mac pour de dernières corrections à partir du fichier balisé reçu de Drafts…!

Bref, prendre le temps de revoir, revisiter ses bonnes pratiques n’est pas une perte de temps, bien au contraire.

C’est tout !

Et peaufiner le second jet dans Drafts me permet de baliser, corriger, amender mon texte… et recharger le Pencil pour de nouvelles saisies calligraphiques !

Note de fin : billet brut de fonderie et non exempt de coquilles…


  1. j’assume cette grossièreté comme toutes celles que vous n’entendez jamais en règle générale ! 

  2. …corrections intempestives de la part de cette application qui prend un malin plaisir à revisiter mon texte dans mon dos ! 

  3. Mais aussi de placer les liens et les notes de bas de page. 

  4. Le seul effort est de rester dans les lignes indiquées par Nebo. Une option plus large serait top… 

le 05/04/2018 à 16:15 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte |