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Quels outils pour étudier ? | 1

Portable (PC ou Mac), tablette ou iPhone ?

dans dans mon bocal | écrire | grospod | outils
par Jean-Christophe Courte

Ce qui suit est une suite de petites notes nourries par ce que je vois de mon écran, ce que je retire des discussions avec ma fille. Voire de mes propres réflexions, sacrément envieux des outils proposés aujourd’hui aux étudiants !

Bien entendu, l’essentiel à l’université est de suivre des cours et bosser ! L’outil informatique prend également une part importante dans cette activité, tant pour la prise de notes que les recherches. Et bien entendu la rédaction des dossiers.

Très astucieusement, des cours sont prodigués aux étudiants pour leur apprendre à maitriser au mieux leurs nouveaux et indispensables compagnons de cours, leurs outils informatiques.

Prendre des notes, s’organiser, apprendre à employer les outils bureautiques, voire choisir correctement les meilleures configurations pour réussir leurs études, tout cela fait partie de cet enseignement pratique.

Du PC mais pas que !

Bien entendu, en vertu des accords signés avec le Ministère, certains éditeurs se taillent la part du lion et leurs solutions sont généralement conseillées par les enseignants.

Bref, si vous avez opté pour un portable PC avec Office, ces cours permettent aux élèves déjà équipés de mieux maitriser un environnement souvent complexe, voire d’apprendre à mieux s’organiser après avoir (re)découvert des pans entiers des applications qu’ils survolaient jusqu’alors…!

En effet, il n’est jamais inutile de passer en revue les notions, voire de fonctionnalités de base avec un nouvel éclairage, de débloquer des usages hermétiques ou totalement inconnus. Bref, ouvrir des pistes.

Aussi ces cours portent sur Microsoft Word, Microsoft PowerPoint, etc.

Attention : ce travail de structuration, de rappel des sauvegardes à réaliser, d’organisation des données, d’échange même de ces données est un énorme plus même si le sentiment de “déjà savoir” domine chez les étudiants.

Sauf que non.

L’humilité d’écouter les cours ne peut pas leur faire du mal dès lors que l’enseignant est précis …et drôle ! Cette part de fantaisie alliée à la rigueur permet de faire passer en douceur des notions souvent floues.

Un enseignement (trop) orienté entreprise ?

le seul écueil - même si je comprend la démarche de ces cours - est de ne montrer qu’une seule facette de l’usage de ces outils et, accessoirement, de se cantonner dans une orientation entreprise, bureautique comme cela était le cas ces dernières années.

Or, me semble-il, on ne peut plus raisonner comme il y a dix ans, comme si l’informatique s’était arrêtée aux ordinateurs portables et à la suite Office.

Je précise que je ne m’oppose pas à ces produits bureautiques vu le nombre de livres que j’ai écrit à leur propos naguère…!

Markdown et tablettes

Ce qui serait intéressant à ajouter par la suite dans ce type de cours, ce sont les applications disponibles sur des tablettes qui peuvent être des iPads main aussi, si, si, des Phones grand format.

Le but de la prise de notes est bien de prendre le maximum d’informations utiles lors des cours magistraux puis de les retraiter individuellement pour en faire des fiches de lecture et de révision.

Mais également compléter ces notes avec du travail supplémentaire, lectures, web, etc.

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Je ne vais pas insister (je devrais mais l’offre est encore insuffisante en terme d’écrans) sur la prise de notes manuscrites comme je le pratique au quotidien avec MyScript Nebo et le Pencil d’Apple sur un iPad Pro. J’attends que les écrans soient plus nombreux (un iPad Air Pro ?), qu’Apple nous propose une version 2 de son Pencil. Et que ce soit aussi possible de griffonner des notes sur un prochain grand iPhone, à la main, CQFD.

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Mais avant d’atteindre cette étape, je suis frappé par l’omerta qui règne parfois sur les capacités du iPad a être un véritable outil de travail !

J’ai écrit deux livres à ce sujet mais je découvre que tout reste encore à faire !

Des ordinateurs comme les autres sous iOS

Revenons à la problématique : permettre à des étudiants de prendre des notes puis de les mettre en page. Ou rédiger des devoirs, thèses, rendus. Ou de monter des présentations pour réaliser un exposé.

Pour mémoire, la suite Office est disponible sous iOS. Mais elle est également concurrencée par celle proposée par Apple : Pages, Numbers et Keynote.

Avant la mise en forme, la saisie

Ce qui me frappe est que l’on forme les étudiants à peaufiner la mise en forme avant de leur apprendre avant tout à utiliser un outil de prise de Notes.

Microsoft Word est un traitement de texte exceptionnel mais souvent lourd lors de la phase de prise de notes. Hormis passer immédiatement en mode Plan.

Ensuite pourquoi s’encombrer d’un outil puissant quand l’essentiel est de gérer des listes, des niveaux et de mettre en italique quelques portions de texte ?

C’est ici que la découverte de Markdown peut agréablement révolutionner le milieu universitaire et s’affranchir du problème des formats !

Quels sont les freins au Markdown ? Il y en trois :

  • S’y intéresser bien entendu…!
  • trouver un outil, une application de qualité pour travailler
  • apprendre les quelques balises nécessaires !

Une fois ceci fait, bonheur.

Car Markdown comme MultiMarkdown nécessitent un poil d’apprentissage vite rentabilisé.

Pour ma part, bien que relativement connaisseur de Word, j’ai préféré enseigner Markdown à ma fille. Non par choix au départ mais parce que les circonstances étaient favorables.

Une simple transformation pour finir

Enfin, baliser en Markdown permet de transformer lors de l’exportation son texte et les balises en HTML, DOCX, RTF, PDF, etc. Bref, la mise en forme, le style n’est plus qu’une simple matrice de transformation.

…À suivre.

le 26/01/2017 à 16:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte |