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Retour de Ulysses, version 13.x, sur tous mes écrans

Pourquoi ? Mais parce que j’aime rédiger par fragments

dans dans mon bocal | écrire | grospod | usages
par Jean-Christophe Courte

Mais JC, il y a des tas d’autres traitements de texte sous iOS ou macOS, pourquoi poursuivre avec celui-ci ? Et puis son abonnement est dispendieux, c’est toi même qui le dit…

Si je suis attentif aux avancées de Bear et de iA Writer, si je reste un utilisateur régulier de Editorial et de Byword, ces dernières semaines, j’ai fini par dégager quelques apps pour écrire de mes écrans : certains ont cessé d’être mis à jour, voire ne sont plus dans l’AppStore. Ou s’avèrent finalement peu inadaptés à mes usages, comprendre qu’il y a plus simple et efficace à mes yeux…

Je réponds à l’interrogation…

Je n’ai jamais réellement quitté Ulysses, je suis resté sur la version d’avant le passage à l’abonnement. J’avais échangé à ce propos avec l’éditeur, sans succès, pour qu’il prenne en compte tous les utilisateurs réguliers des versions payantes en leur proposant, même symbolique, un forfait spécifique.

Comme cette version de mi-2017 fonctionnait correctement, j’ai continué à l’employer a minima mais en sachant qu’il me faudrait basculer vers l’abonnement un de ces quatre.

Et puis, surprise, nous (…les vétérans !) avons reçu un mail de l’éditeur cette semaine avec une proposition, pas exceptionnelle, mais qui démontrait que notre patience était payante. Enfin, que l’éditeur effectuait un premier petit pas en direction de ses vieux clients…

Comme j’avais participé au béta-testing de Ulysses version 13, je savais ce qu’elle proposait. Et j’ai fini par me laisser tenter.

J’ai néanmoins mis du temps à accepter cette proposition : en cause, la perte de confiance suite aux événements passés. Cette rupture soudaine, sans annonce préalable, a laissée des traces. D’autant que j’ai également perdu Daedalus touch en même temps que l’absence de mises à jour de la version précédente de Ulysses. Cela faisait beaucoup.

Comme je vois également que la politique de l’éditeur consiste à supprimer ses anciennes applications, je conserve la précédente version de Ulysses sur tous mes écrans, l’alimentation des nouveaux fichiers étant identique via iCloud pour ces deux versions. Et puis, rappel, il est assez facile d’exporter en Markdown des fichiers depuis Ulysses.

Le prix me semble toujours excessif mais il faut reconnaitre que la gestion des dossiers, les feuillets multiples, la capacité à lier les fragments dans un ordre donné restent le point essentiel de ce traitement de texte. Je vais y revenir.

Enfin, la version 13 est taillée pour les prochaines moutures de iOS et ça se sent sous les doigts et dans les points d’ergonomie revus.

De puis, je retrouve mes thèmes, ceux que j’avais concocté naguère tant pour la saisie comme pour l’export.

Fragments et feuillets

Ulysses reste une application à part et même l’unique traitement de texte — depuis l’abandon par la même équipe de développeurs de Daedalus touch — a être capable de gérer une grande masse de feuillets1 dans un dossier donné, en sachant que l’on peut ouvrir autant de dossiers que souhaité et ne pas se limiter en terme de fragments/feuillets/pages (…trois de mes dossiers approchent les 1400 feuillets chacun).

Ulysses laisse au rédacteur les options suivantes :

  • créer de nouveaux feuillets tout en affichant les premières lignes de ceux qui le précèdent ou le suivent (certes, dans une colonne adjacente)
  • déplacer l’emplacement de n’importe quel feuillet et à tout instant dans le flux d’écriture
  • fusionner une série de feuillets en un unique feuillet
  • lier une série continue de feuillets entre eux pour les rendre inséparables
  • scinder un feuillet en deux feuillets distincts (vous pouvez recommencer illico sur les nouvelles entités)

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  • Ici sur Mac (et sous El Capitan)

Si vous avez un temps utilisé le mode Plan de Microsoft Word de manière soutenue, vous allez très vite comprendre que ce traitement de texte Markdown nous propose une splendide déclinaison.

Mais avec une énorme différence : on n’agit plus dans le cadre d’un unique et long fichier. Ici, chaque feuillet a sa vie propre et est positionné par rapport aux autres. Je n’insiste pas (quoi que…!) sur la manière de gérer cet ordre, alphabétique, par date ou, comme je le préfère, manuellement, c’est-à-dire que j’organise l’ordre selon mes envies.

Scoop : je conserve mes habitudes sous iOS

Cela veut simplement dire je préfère saisir mes premiers jets dans Drafts, tant pour ses barres additionnelles, ses actions et scripts, que pour visualiser immédiatement en clair notes en bas de page ou liens plutôt que d’aller les retrouver dans un container. Ensuite, un simple x-callback-url du fichier vers Ulysses, fichier qui arrive en Markdown… Ce billet a démarré sa vie dans Drafts.

En revanche, je retrouve également la version XL de markdown et, principalement, la possibilité d’ajouter des commentaires non exportables dans les écrits.

En résumé, mes outils restent avant tout Drafts 5 et, accessoirement, Nebo en amont puis, selon mes besoins, trois alternatives en aval :

  • iA Writer
  • Ulysses
  • Et Day One qui reste également une application à part dans ma vie quotidienne : cette app conserve ma ligne de vie, la chronologie des évènements et est devenue une sorte de mémoire. D’ailleurs, même s’il est possible de singer ce dernier dans Ulysses, ce dernier n’a pas l’ergonomie pratique de Day One. En revanche, j’ai imaginé remplacer Ulysses par Day One qui supporte également Markdown.

J’ai suffisamment écrit de billets naguère dans urbanbike sur Ulysses pour ne pas y revenir de suite…

Dernier point : attention à la synchronisation surtout si vous vous trimballez avec des tas de dossiers, laissez le temps (ça vaut pour tous les traitements de texte) aux échanges de fichiers de se réaliser.

Mais je me connais…

Quelques copies d’écran sous iOS

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  • Le même document sur iPad Pro (le balisage Markdown est rendu via un fichier de style nommé blue-note et crée en février 2015…)

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  • Les fonctions export sont redoutables (ici avec mon propre ficher de style en IBM PLex)

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  • Bien entendu, tout fichier de style est prévu pour pour basculer en monde Nuit…

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  • Tout fragment peut recevoir des tags, être déplacé individuellement, exporté, dupliqué. Et à vous d’organiser vos thématiques… Chez moi, la plus imposante n’est pas celle qui me séduit le plus mais elle me permet d’envisager d’en faire un roman tant c’est délirant… Mais ceci est une autre histoire.

À suivre…


  1. une sorte de post‘ it de texte, de la dimension que vous souhaitez, que vous organisez ou déplacez à votre guise dans le flot de votre récit, chronologie, plan… 

le 24/06/2018 à 15:20 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte |