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Un incident inattendu est parfois une chance

Quand on en réchappe, CQFD

dans dans mon bocal | groummphh | vieillir
par Jean-Christophe Courte

Dans nos vies sous pression, un gros problème technique peut avoir de sérieuses conséquences. Entre hospitalisation, licenciement, rééducation, des meilleurs et j’en passe.

Bref, ce type d’incident est loin d’être anodin.

Mais, paradoxalement, celui-ci peut survenir au bon moment (sic !), même si le prix à payer (…un accident corporel handicapant douloureusement su quelques mois…) est loin d’être une partie de plaisir.

Hormis l’immobilisation, c’est peut être le moment de jeter un œil dans le rétroviseur de sa vie et commencer à lever le pied.

Je me souviens de ma propre main en vrac1, de la découverte des pièges domestiques dus à cette impossibilité de vivre comme avant pendant que j’affichais une splendide attele absolument pas idéale pour saisir au clavier avec 3 doigts immobilisés.

Là, en tant qu’indépendant, ce fut une période périlleuse où le fait de travailler chez moi me facilita pas mal la rééducation. Mais cela entraina également un paquet de décisions pratiques dont je ne peux que me féliciter.

Un de mes vieux copains vient également d’en faire l’amère expérience. Si son employeur n’a pas eu le temps de lui passer un simple coup de fil depuis deux mois, assurément débordé par un surcroit d’activité, c’est du coté de mon ami que la réflexion galope.

Hormis l’immobilisation et la douleur qui se manifeste par vagues, cette situation lui a fait réaliser l’implacable routine de sa vie depuis plus de 10 ans…

Deux à trois heures de trajet quotidien, le réveil matinal aux heures blêmes, le retour en lointaine banlieue après de gros bouchons, le coût financier entre usure du véhicule et carburant.

Mais la véritable révélation est autre, c’est la redécouverte de sa tribu.

Retrouver du temps le matin pour petit-déjeuner en famille, passer du temps avec les mômes, filer un coup de main à son artiste d’épouse.

Le tout ponctué par des visites de routine à hôpital, des rendez-vous avec le chirurgien. Le moral est au beau fixe, les enfants ravis d’avoir leur père sous le coude, la rééducation va certes prendre du temps mais les perspectives optimistes,

Du coup, ça cogite !

le 11/12/2016 à 16:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte |