Urbanbike

Recherche | mode avancée

Usages | Écrire au stylet et debout

Trouver la bonne formule n’est pas si évident

dans dans mon bocal | écrire | usages | vieillir
par Jean-Christophe Courte

Ces derniers temps, matelas à mémoire de forme ou simple lassitude, j’ai cessé d’écrire sous ma couette. Je ne sais si c’est un problème d’oreillers, mais je suis revenu de cette posture, tout comme j’ai cessé (…enfin, je me corrige quotidiennement) de poser les pieds sur mon bureau en stationnant dans mon Aéron.

À force de faire tout et, surtout, n’importe quoi, je sens que mon corps n’est pas trop fan de ces positions acrobatiques…

Malgré la marche régulière en compagnie de ma fille, nos séances de ping-pong, je sens comme de petites tensions qui peuvent être liées à mon grand âge !

Ou pas !

Je suis parti d’un autre constat : est-il normal de passer autant d’heures assis ? Ou, parfois, couché dans mon lit à écrire paresseusement ?!

Plus prosaïquement, n’y a-t-il pas une autre solution ?

Si, écrire debout…

J’avais testé cette solution dans ma salle de douche naguère mais pas satisfaisant quand on ne vit pas seul…!

Un numéro d’acrobatie pour tester

Du coup, dans la pièce en bazar (euphémisme…) qui me sert à tout, j’ai appelé à la rescousse un bloc bureautique à deux tiroirs, meuble occupé il y a encore une semaine par un antique scanner depuis rendu à la déchetterie.

Puis j’ai posé par dessus ma table de chevet (même pas peur !). Puis juché le iPad Pro au sommet.

Si le tout fonctionnait correctement, c’était encore un poil trop bas de six centimètres. Groumphhhhhhh…

Je me suis emparé d’un ancien catalogue Manufrance de 1951 (…merci François). Et, comme cela ne suffisait pas, j’ai ajouté un bouquin de Photo expédié par erreur par un service de presse pour atteindre la hauteur de 93 centimètres !

Sérieusement, ne pas hésiter à faire un tas d’essais en utilisant d’autres ouvrages pour surélever l’ensemble en fonction de votre morphologie. N’étant pas un géant, c’est pile poil ce qui me convient

Certes le résultat est, si, si, moche (photo ci-dessus du prototype) et je m’attends à quelques reproches, voire une vigoureuse contestation. Mais, au moins, je suis à bonne hauteur pour prendre mes premiers jets avec Nebo associé au Pencil d’Apple et rédiger, par exemple, cette chronique !

reduc-450

Chronique terminée ensuite dans Drafts, CQFD.

Résultat ? Je suis debout bien campé sur mes deux jambes, le iPad alimenté électriquement …en attendant une mise à jour système plus économe.

C’est surtout le Pencil qui a une sérieuse tendance à fondre en terme d’autonomie à ce rythme là.

Deux options !

  • Soit acquérir un second Pencil (…et puis quoi encore !)
  • Soit, plus astucieux, faire une pause et changer d’activité !

J’ai opté pour la seconde solution sans me forcer.

En tous cas, même si cette superposition est baroque, mes premières impressions sont favorables. Je fatigue moins et mon bras ne me semble pas lourd au point de m’épuiser.

Une suite ?

Aussi, si cela fonctionne sur quelques semaines, je peux envisager de me fabriquer (…comment ça, non ? Mes talents de bricoleur vous seraient déjà parvenus ?!), de trouver dans le commerce ou de faire fabriquer un truc adapté, un lutrin stable.

Car, ne l’oubliez pas, je n’actionne pas les touches d’un clavier, je calligraphie - de manière certes illisible avec le support miraculeux de Nebo qui traduit l’ensemble de me prose en caractères d’imprimerie.

Oui, à ce propos, le mystère demeure : je me demande toujours cette application procède ! C’est une agréable surprise à chaque utilisation !

Voilà, voilà !

le 02/10/2017 à 16:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte |