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Usages | Prise de notes avec Drafts et Stylus

Quelques mois après…

dans usages
par Jean-Christophe Courte

Avertissement : Usages est une nouvelle rubrique qui évoque mes propres usages. Non ceux dictés par l’actualité (nouvelle version, sortie d’un produit aux fonctionnalités amazing) mais exclusivement ce que j’utilise au quotidien…!

Ne vous attendez pas à des trucs décoiffants, spectaculaires…! Ce qui sera traité ici télescope de facto des applications déjà évoquées dans des billets précédents.

Bref, le temps a passé, et une fois l’emballement de la découverte dissipé, ce sont bien mes usages qui m’amènent à ramener ma fraise (!). Considérez cette rubrique1 comme une expérience de partage qui — j’en suis conscient — peut faire bailler2 une large majorité de lecteurs…

C’est parti !


Il y a des technologies dont on ne saisit pas immédiatement l’impact. J’ai eu du mal à réaliser ce qui était en train de se passer – à l’insu de mon plein gré…! – en un seul trimestre. Bref, le truc rigolo et un poil gadget (…l’écriture manuscrite reconnue à la volée dont je rêvais3) est passé du stade d’amusante technologie avant-gardiste à un dispositif indispensable dans mon quotidien.

Tiens, tiens, tout comme un certain balisage Markdown rentré par effraction (!!) dans mes usages en 20114 et qui s’est imposé sur tous mes outils de traitements de texte.

Bref, je ne me suis pas forcé à…, c’est naturel d’utiliser un stylet pour écrire… C’est assurément cet aspect “normal” qui m’a masqué l’énormité de cette révolution…! D’autant qu’elle s’est faite sans heurts, avec un minimum d’apprentissage ! Plus intéressant, hormis sur mon iPhone et Mac, je ne me vois pas revenir en arrière sur le iPad…

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Retrouver l’usage de ma seule main droite pour calligraphier dans l’espace dévolu, en théorie, au clavier avec touches, est la plus chouette révolution que je vis depuis quelques mois. Je radote…!

Ayant trouvé les bons outils (enfin, ceux qui me conviennent…!) pour noircir du papier (…couvrir l’écran de l’iPad de lignes de texte)…! en tenant un crayon (un Pencil), ce partage d’expérience.

Équilibre et contournements divers

La solution que j’ai fini par adopter après avoir fait nombre d’essais – en ne privilégiant que “mes” usages – fonctionne mais n’est pas sans défaut. Pour le moment, cette martingale pour écrire est composée d’une série de produits, qui, mis bout à bout, forme un truc baroque, un attelage improbable.

Ceci peut changer si, demain, une nouvelle version de Nebo intègre quelques fonctions comme un mode nuit et un meilleur support de markdown… Ou, si une nouvelle application – voire une nouvelle version d’une ancienne application – ajoute les 2 ou 3 éléments dont j’ai besoin.

Les ingrédients

Matériellement, un iPad Pro ainsi qu’un Pencil5 pour tracer via Stylus des lettres transformées à la volée en caractères d’imprimerie.

Bref, sans ces deux ingrédients, ce qui suit fonctionne (le Wacom Bamboo est remarquable sur un iPad Classic) mais avec moins de célérité. Or la vitesse de la reconnaissance est un élément de confort et je vous laisse en tirer les conclusions !

Côté applications, j’ai testé tout ce que j’avais sous la main, tout ! J’ai même réinstallé d’anciens produits de traitement de texte comme Daedalus touch …qui reste un chouette produit malgré la sortie de Ulysses.

Bien entendu, j’ai employé Nebo à maintes reprises car, au risque d’insister, mon plaisir (…truc, kiff…!) sur l’iPad est désormais d’écrire à la main. Mais je suis toujours revenu à Drafts 4.

D’où ce billet…

Du coup, tant pour répondre aux messages de ma tribu que des copains, rédiger un courriel → Stylus. Et, de temps à autre le clavier Apple ou celui de TextExpander avec touches ! Je suis bien conscient de saouler6 nombre de lecteurs, que rédiger avec un clavier est plus rapide…

Bref, je préfère écrire lentement sans revenir 100 fois sur une frappe imprécise → former ses lettres m’oblige à être également plus précis au moment de “coucher” mes idées.

Pourquoi Drafts ?

Bon, comme dit dans le titre, j’emploie encore et toujours Drafts 4.

Si vous lisez ce blog depuis quelques années, vous savez pourquoi ! Petit rappel, je l’apprécie (entre autres et dans le désordre…) poour :

  • son mode nuit (…parfait là pour écrire en plein soleil mais également …la nuit…)
  • sa barre additionnelle totalement personnalisable…
  • les actions diverses et variées que l’on peut associer à des icônes sur cette barre et dans l’ordre souhaité…
  • la puissance et la combinaison de diverses actions (genre nettoyage, export du fichier vers iCloud ou Dropbox – voire les deux – avec nommage et horodatage) sur une unique entrée placée dans cette barre additionnelle…
  • le choix de la typo et de la taille…
  • la réorganisation des paragraphes par simple glissement…
  • le support complet de markdown et MultiMarkdown, des notes en bas de page, etc.
  • une bibliothèque d’actions disponible sur internet partagée avec tous les utilisateurs !
  • Sans oublier une synchronisation impeccable entre iPad et iPhone de plein de choses, dont cette disposition des icônes de la barre additionnelle, de toutes les actions enregistrées et, bien entendu, des fichiers de travail !

En effet, Drafts 4 synchronise automatiquement mes fichiers entre iPad et iPhone via iCloud en passant par son propre dispositif de versioning (épatant) et exporte vers tous mes autres outils de traitement de texte dont Editorial et Ulysses ou encore iA Writer. Sans omettre Mail et Messages. Et même vers mes comptes Twitter.

Bref, c’est le parfait dyspatcheur (répartiteur, trieur7 ?) de notes…!

Pourquoi Stylus ?

Pour Stylus, c’est un peu différent. J’ai appris à :

  • contourner ses rares limitations ou bugs (!)
  • me suis habitué à sa fâcheuse tendance à doubler des bouts de mots !
  • passé outre sa difficulté à saisir des termes qui ne sont pas dans son dictionnaire et qu’il ne peut encore apprendre dans cette version 1.
  • je me suis astreint, sans déplaisir, à modifier mon écriture pour la rendre plus facile à analyser par le moteur de Stylus autant que par celui de Nebo.
  • et appris à contrôler le glissement de l’Apple Pencil sur la vitre de l’iPad…
  • et, dernier exploit, presque à vivre sans TextExpander, ce qui n’a pas été évident. En fait, il suffit de repasser temporairement sur un clavier à touches pour appeler les raccourcis idoines.

Hop…!

Bref, ça marche ! Que demander de plus ?

Si je reviens à nouveau sur la saisie en mode Scribe, ce n’est pas un effet de mode ou à la demande d’un éditeur ! Depuis plus de trois mois et demi8, je suis passé d’un usage assez occasionnel à permanent.

Entendons-nous bien : sur iPad !

Sur le iPhone 6s+, pas d’écriture manuscrite mais bien l’usage constant du clavier SwiftKey ou de celui d’Apple.

Tout n’est pas parfait, je dois régulièrement réécrire des mots qui ont été mal interprétés. Mais, comme dit en préambule, un retour en arrière me semble totalement exclu tant ma productivité (…encore un concept de ma vie d’avant !) est boostée9 par la redécouverte de l’écriture manuscrite sur l’écran de mon iPad.

Bref, cette association d’un iPad + Pencil + Drafts 4 + Stylus + markdown, cette association improbable genre Carpe + lapin, s’avère “épatante” et incroyablement naturelle, reposante.

Encore une fois, cela répond à tout ce que ne fait pas encore Nebo. Cette dernière n’est pas orientée markdown, ne gère pas l’italique (et là, c’est ballot…). Aussi, en attendant, je préfère me bricoler une solution rustique mais d’une étonnante praticité10.

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Pour finir : cela ne m’empêche pas de prendre des notes dans Nebo et de les exporter11 ensuite dans Drafts 4 ! Puis poursuivre ma saisie comme expliqué ci-dessus…!

Plus de mauvais prétextes pour ne pas se mettre à écrire !

En conclusion : sans aller jusqu’à écrire un prix littéraire (…mais pourquoi pas, en fait…), jamais il n’a été plus facile de faire fi du clavier pour se mettre à coucher à la main sur un iPad nos idées, pensées, réflexions…

Certes, deux ingrédients indispensables dépendent, eux, entièrement de vous : avoir des trucs à dire et, surtout, commencer à écrire !

Comme ce que vous calligraphiez est interprété, il ne faut jamais perdre de vue un dernier point → Se relire !

En effet, pour le moment, le dispositif n’est pas à l’abri d’une bévue avec, notez-le, un léger contre-temps dans le processus de correction, ce qui est souvent fort agaçant.

Bref, on se relit non une seule mais plusieurs fois en changeant même de typo, de police de caractères, histoire que vos yeux ne glissent pas sur un “me” interprété par un “ne” !

Au boulot !

À suivre…


Cités dans ce billet :


  1. Je réfléchis aussi à réduire le nombre de rubriques tout comme le nombre de fils twitter, etc. 

  2. C’est aussi le souhait (…sauf exception…!) de me soustraire à cette compétition implicite avec les sites généralistes. Seul, autant prendre ce dont je dispose à foison, du temps ! 

  3. cf. urbanbike | Décrypter mon écriture en OCR | Appel à projet…! 

  4. cf. urbanbike | Du Markdown sans peine sur votre Mac 

  5. Certains sites évoquent une adaptation d’iOS pour permettre à d’autres iPad d’employer ce Pencil. Je l’espère car mon iPad Air 2, désormais dans les mains de ma fille, mérite également cet épatant stylet. 

  6. …que je fais partie des rares blogs à y revenir (…en gros, que ce n’est pas à la mode… comme markdown naguère si vous vous en souvenez !). Et alors…?! Je m’en fous, c’est un blog personnel que vous lisez, sans publicité ni mendicité (…j’emprunte cette expression à François Bon). 

  7. trieur, trieuse [tʀijœʀ, tʀijøz] nom | ÉTYM. vers 1550 ◊ de trier (…) Objet de bureau comportant des cases, des compartiments pour trier et répartir du matériel, des documents. ➙ classeur. Trieur vertical, horizontal. Trieur à soufflets. Le Petit Robert 2016 

  8. cf. urbanbike | MyScript Stack et Stylus pour écrire à la main sous iOS 

  9. héhé, dans le Robert itou : ÉTYM. 1986, au Québec ◊ de l’anglais américain to boost « augmenter, stimuler » Le Petit Robert 2016 

  10. ÉTYM. 1894 ◊ de pratique. Caractère de ce qui est pratique. La praticité d’un emballage. ➙ commodité. Le Petit Robert 2016 

  11. Juste un blême pour Nebo : souligner deux fois un titre lui confère la qualité de titre 1, une fois de titre 2… Ah bon…?! Ensuite pas d’italique, pas d’export avec un balisage de base Markdown. Et si on laissait les utilisateurs choisir les options même si limitées… 

le 04/09/2016 à 07:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte |