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Vacances : reprendre le stylet, faire des lignes d’écriture…!

Indispensable, bon pour la souplesse de votre main et de votre poignet

dans dans mon bocal | écrire | typo | usages | vieillir
par Jean-Christophe Courte

Alors, oui, j’écris souvent pour améliorer ma calligraphie au stylet1 sur l’écran du iPad !

Je me suis rendu compte que je prenais trop souvent des raccourcis2 graphiques (sic !), que nombre de mes gestes dès lors que j’écris à la main sont insuffisamment précis ! Or, à écrire débraillé, MyScript Stylus - Handwriting Keyboard perd parfois pied à me comprendre !

Seul remède à ce relâchement, se reprendre et écrire lisiblement ! Mais pas uniquement !

il m’est devenu essentiel de prendre le temps de valider la bonne interprétation dans l’une des trois cases prédictives au-dessus de la zone de dessin, opération que je néglige depuis une bonne année.

Alors peut-être que je me plante mais cette validation de ma calligraphie améliore, me semble-il, le taux de reconnaissance de ma prose dessinée à la pointe de mon stylet et c’est bien du confort.

Ensuite, cette validation a un autre objectif : éviter que l’application repasse derrière mon dos et corrige – à mon insu – ce que j’ai écrit puis visualisé du coin de l’œil comme correctement décrypté.

Or, quelques secondes après, c’est comme si un méchant troll repassait et modifiait sournoisement ce qui était encore à l’écran !

L’explication tient au fait que je n’ai pas fait de choix pour l’une des propositions, même si la bonne était affichée. Mon absence de validation conduit l’application à s’interroger – avec retard – sur ce que j’ai dessiné. Gag !

Du coup, le seul moyen, la seule méthode est – me semble-il – de valider régulièrement ce qui dessiné, comme pour entraîner l’application à la reconnaissance de ma graphie – que j’ai parfois du mal à comprendre moi-même, c’est dire – et m’éviter, en retour, des crises d’agacement en relisant le texte corrigé par la suite !

Une validation mot à mot, parfois lettre à lettre, est nécessaire mais cela ne semble bien plus rapide que la frappe au clavier dans mon cas. Je suis dyslexique et cela ne s’arrange pas sur le tard.

Je peux écrire nettement plus longtemps sans me retrouver aprés coup avec des passages illisibles …voire totalement incompréhensibles.

Attention, si dans les trois cases prédictives vous ne retrouvez pas ce que vous avez écrit, c’est la preuve qu’il est temps de faire un effort pour vous remettre à écrire “correctement”.

J’insiste : ce n’est pas exclusivement à l’application de faire le travail de reconnaitre votre écriture, c’est également à vous de faire l’effort d’améliorer votre calligraphie !

Enfin, l’accentuation est capitale pour aider l’application à faire du bon boulot même si nombre des mots dessinés seront proposés avec la bonne accentuation.

Certes, cet effort peut sembler lourd mais offre de sacrés “plus” sur le long terme et va également vous conduire à faire de plus beaux dessins, former de plus belles lettres …surtout si vous liez votre écriture.

Souvenez-vous qu’il suffit de biffer ce que vous avez écrit, voire réécrire par-dessus.

Au bout de quelques temps, le gain de temps est impressionnant. Mais il faut s’accrocher, faire un réel effort.

Corollaire : si vous devez écrire quelques lignes au crayon, stylo, bic sur une feuille de papier, vous allez vous rendre compte que vous pouvez passer cette épreuve haut la main !

Or c’est la question : avez-vous envie de faire cet effort ?

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Je lis en ce moment un livre de Claude Duneton, l’auteur du Bouquet des expressions imagées. Il avait écrit en 1999 un court ouvrage, La mort du français et j’en extrais ces quelques lignes.

Il faudrait parler ici de la calligraphie, de la disponibilité du corps qu’elle suppose, de la concentration d’esprit qu’elle exige, du temps – du temps surtout – qu’elle nécessite pour le contrôle de chaque geste en détail, et de la respiration que cela implique. La calligraphie fait appel à des vertus humaines qui sont très exactement l’inverse de celles que requiert par exemple la télévision.
[…]
Télévision ou pas, vous ne pouvez pas demander à un enfant actuel, de six à huit ans, de se livrer à la calligraphie : il n’en n’aura ni la patience élémentaire, ni le rythme, ni la concentration, ni l’endurance, ni l’humilité, ni absolument aucune des qualités indispensables à l’exécution de ces travaux de type obsessionnel.


  1. cf. urbanbike | Bamboo Solo Wacom en main 

  2. Euphémisme pour expliquer que j’écris comme un porc. 

le 24/07/2017 à 16:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte |