Urbanbike

Recherche | mode avancée

DxO, le pianocktail de la photo…

Version 4.1 sur Macintosh et Windows

dans photo
par Jean-Christophe Courte

Déjà, si vous souhaitez lire un test complet de ce produit, reportez-vous à celui écrit par l’ami François sur Cuk.ch qui est archi complet…! Ici, que du subjectif…
J’ai déjà écrit ici ma rencontre avec DxO… Je vous épargne les épisodes précédents…!

La version 4.1 que j’ai téléchargé lundi soir ne s’est pas installée en totalité (j’ai du commettre une erreur, le Film Pack refuse de s’installer tout comme mon numéro de série m’est réclamé à chaque lancement…)

**. Le nouvel univers que nous propose désormais les concepteurs de DxO 4.1 est impeccable et dans la ligne de Capture One. La seule recommandation que je vous fais est de ne jamais oublier de créer d’emblée un projet, histoire d’indiquer à DxO où placer ses fichiers de travail précisément (…des fichiers XML avec vos réglages). Rien de vous empêchera d’utiliser le même projet* si vous le souhaitez tout en spécifiant à DxO de placer les images traitées dans le même dossier que les images source…

L’interface — entièrement revisitée — décline le process de traitement en cinq grandes parties même si la première et la seconde me semblent proches dans ma manière de fonctionner… Bref, on sélectionne et on trie dans les deux premières, on ajuste les réglages dans la troisième, on lance les traitements dans la quatrième et on visualise pour de bon l’avant/après traitement dans la dernière…!

image

Sous ce premier onglet, le choix des photos… je regrette que l’on ne puisse pas lister à gauche la colonne des dossiers et, à droite, visualiser leur contenu en images… Mais je suis certain que c’est un ajout qui sera effectué par la suite par les développeurs pour rendre l’ergonomie plus confortable tout comme ajouter le nombre d’images disponibles dans les dossiers, à la manière d’iView… Aspect très pratique, les options de filtrage pour ne visualiser que les RAW par exemple…
Du coup, par simple cliqué glissé, hop, on sélectionne les images à traiter pour les placer dans la zone en bas d’écran… Là, des vagues pour une couverture en cours…

image

Si vous utilisez iView pour cataloguer vos images, le plus astucieux en production est de faire un cliqué-glissé des photos sélectionnées depuis cette application vers le second onglet, Organiser, de DxO…! Et c’est alors que cette seconde partie prend tout son sens…!! Encore une fois, je ne vais pas évoquer toutes les fonctionnalités, d’autres l’ont fait et/ou le feront mieux que moi…

image

La troisième partie est celle des réglages en vue du post-traitement des RAW mais aussi — en partie — des JPG…
Ce que j’apprécie désormais, c’est la possibilité de voir le avant et après traitement (là en simulation) et l’accès parfaitement structuré à des tas de réglages qui sont vite explicites car vous pouvez — de facto — constater leur incidence sur vos images (avec une célérité incomparable par rapport à la version 3.5…).

image

Mais si la correction géométrique libre fait son apparition tout comme les traitements de couleurs multi-points (limité à 4 emplacements) — histoire, par exemple, de transformer l’eau bretonne en eau couleur lagon des mers chaudes… — c’est également l’accès à toute une ribambelle de réglages fins qui me permettent d’affirmer que nous sommes bien dans l’esprit du pianocktail (un Dxocktail ?) imaginé par Boris Vian dans l’écume des jours…!

Et là, attention…! Le temps risque de passer en accéléré tant les possibilités sont nombreuses… J’ai apprécié celles qui ont trait aux boîtiers que j’utilise et qui me permettent d’ajuster automatiquement la saturation et le contraste… Je sais que cela n’est pas la tasse de thé de certains photographes — Volker, Christophe et Vincent, inutile de m’expédier des courriels…! — mais pour le graphiste que je suis, ce sont des petits plus pour obtenir des images plus pétantes qui conviennent à mes images.
Bien évidemment, vous pouvez enregistrer les paramètres que vous avez élaborés et les appliquer ensuite à la volée à d’autres images dans la zone de sélection, et ce, via le menu contextuel… Gain de temps assuré.

image

Là aussi, beaucoup d’évolution dans la mesure où vous pouvez traiter vos images en les filtrant, en envoyant les meilleures d’abord. Mais le plus astucieux est de pourvoir, comme sur Capture One, créer autant de traitements que souhaité vers des dossiers différents… Un pour le Web à une taille précise (450 pixels pour moi), un autre pour des images en pleine résolution avec tel profil ICC, etc. Et suivre les temps de traitement avec décompte des secondes (attention, c’est parfois trompeur car c’est le temps du module actif et non de l’intégralité du process). Si vous avez plusieurs processeurs, vous pouvez affiner la puissance délivrée à l’application, ce qui réduira d’autant votre attente (via les préférences).

image

Enfin, même si cela n’a pas réellement raison d’être, le dernier onglet est consacré à la visualisation de l’image avant et après traitement réel (en cliquant sur l’image traitée, vous visualisez même l’image source et terne que vous aviez avant…!).

Alors…?
Alors, comme il est désormais possible de jouer sur beaucoup plus de paramètres, que la prévisualisation du résultat après traitement est grandement accéléré, il est clair que je vais passer beaucoup plus de temps sur DxO 4.1. Il me manque juste le Canon 100 macro de 2.8 pour le 5D (message personnel aux développeurs) et je suis paré…
Pour le moment, je suis en mode découverte avancée mais je suis très satisfait… D’autant que cela fonctionne avec iView… Il y a même un bundle disponible…

Aujourd’hui, je réduis mes outils au strict minimum… iView pour le catalogage, Capture One comme DxO pour le traitement des images (…j’aime beaucoup le rendu de C1) — et Camera Raw (le 4x4 du RAW) pour les DNG — Adobe Photoshop pour les finitions. J’aime bien LightZone, trouve LightRoom intéressant, Aperture prometteur mais trop usine à gaz. Mais, au quotidien, je dois aller vite dans mon business. Sur ce plan, DxO tourne en tâche de fond au quart de la puissance de ma machine et me fabrique les divers rendus d’images dont j’ai besoin. Pendant ce temps, je peux continuer à maquetter sous InDesign…

Alors, essayez ce produit pendant 21 jours sans vous mettre la pression. J’ai viré pas mal de versions d’évaluation mais je reste client de DxO. Je suis passé à la version Elite pour bénéficier des spécifications de mon 5D.


Pour finir sur le FilmPack
Le FilmPack** que je n’avais pu charger est un ensemble d’une vingtaine de filtres pour obtenir des rendus à l’ancienne, type Velvia, Kodachrome, etc. Un exemple à la manière du rendu d’une Kodak Elite 100 ci-dessous sachant que dans le cas de la TRI-X, DxO ajoute le bruit d’origine…! C’est marrant mais à destination des nostalgiques de l’argentique…

image

Notez que j’ai visité à nouveau les profils et, en noir et blanc, il n’est pas dit que le rendu à la Ilford XP2 ne m’amuse pas… Tssss !!!

* En parlant de projet (indication obligatoire pour que DxO sache où placer ses sidecars — fichiers XML pour chacune de vos images — ainsi que les réglages), attention à une chose : si vous choisissez de déposer les images traitées dans le dossier Correction qui est l’un des dossiers automatiquement créé par votre projet, évitez de remplacer ce dernier en créant un nouveau projet… du même nom…! C’est pourquoi je recommande de placer les images traitées dans les mêmes dossiers que les sources…! CQFD.

** Si, j’y suis arrivé ce mercredi midi. Cherchez Bibliothèque/Application Support/DxO Labs — à la racine. Vérifiez que c’est vous même, nom d’utilisateur, qui êtes bien le propriétaire, que le dossier est en lecture et écriture en terme de droits puis appliquez également ces nouveaux droits à tous les dossiers liés (Appliquer aux éléments inclus).

le 06/12/2006 à 06:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?