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Écrire à la main sur son iPad

Nebo, certes. Mais toujours Stylus…

dans ailleurs | écrire | usages | vieillir
par Jean-Christophe Courte

Je lisais ce dimanche après-midi un article enthousiaste sur le clavier Dvorak.1 et je crois que nous avons tous des petites histoires à échanger sur nos choix, préférences.

Pour ma part, je ne vais pas revenir sur mes propres choix pour la bonne raison que l’outil que j’emploie quotidiennement n’est plus disponible suite à la décision de son développeur qui a lancé entre temps une application fort intéressante, Nebo2 qui ne fonctionne que dans un unique contexte3.

À l’opposé de feu Stylus que je peux employer dans/sous n’importe quelle application, vu que ce produit est un clavier sans touches mais une surface vierge avec une ligne de conduite sur laquelle je m’appuie pour dessiner, écrire mes mots et phrases.

Je ne suis pas plus en mesure de vous dire si cet éditeur pense un jour sortir à nouveau une version revue de Stylus mais il est clair que j’ai la chance d’écrire encore et toujours avec cette dernière, tant sur Drafts que Messages et bien d’autres apps.

Or c’est bien l’écriture manuscrite que je souhaite à nouveau évoquer car le retour à la calligraphie a littéralement transformé ma relation avec l’iPad.

J’ai toujours été fâché avec les claviers alors même que je les emploie depuis près de cinquante années ! En résumé, depuis tout ce temps, je ne suis pas arrivé à me mettre dans le crâne la disposition du clavier Azerty. Un bloquage qui ne m’a pas empêché d’écrire mais m’a joyeusement handicapé.

Bref, je vis avec et je continue à tâtonner dès que j’utilise un clavier même si les trois touches prédictives sous iOS ont énormément facilité, ces dernières années, ma saisie.

Et puis il y a eu cette découverte de Stylus dont je ne peux plus parler …qu’au passé.

J’ai dû surmonter un dernier obstacle qui n’était pas tant l’orthographe (…enfin, pas trop…!) mais ma propre calligraphie. Si elle était très “graphique”, elle n’en restait pas moins illisible pour le commun des mortels. Et, parfois, pour moi-même !

En installant Stylus puis Nebo sur mon iPad, il m’a fallu pratiquement deux années pour rectifier ma propre écriture et la rendre compréhensible à ces deux applications.

Aujourd’hui, selon mon état de fatigue, je corrige ma graphie dès que je dessine (écrire, c’est dessiner…) pour que les produits de MyScript interprètent cette dernière. J’ai appris à modifier ma manière de réaliser certaines lettres, certains groupes de lettres. Le taux de reconnaissance de mon écriture n’a cessé, du coup, de s’améliorer. J’écarte plus les lettres et j’espace fortement les mots.

Bref, aujourd’hui, plus de 90 % de ce que vous lisez sur urbanbike a été écrit …à la main. Du Du coup, je peux passer des heures à jouer stylet Wacom à pointe dure (ou du Pencil d’Apple …obligatoire pour Nebo) sans perdre (trop…!) le fil de ma pensée, idées.

À la fin, je relis et corrige mes textes au clavier, je les balise tranquillement…

Note de fin : je radote à nouveau mais pour la bonne cause, me semble-t-il.


  1. I’ve used Dvorak for 10 years, and I’m here to tell you it’s not all that - The Verge 

  2. Dont j’ai causé maintes fois, forces et …faiblesses… urbanbike | Utiliser Nebo en mode nuit sur un iPad 

  3. C’est son seul travers, même si Nebo peut exporter, ne pas permettre un usage universel comme c’était le cas du “clavier” Stylus

le 18/02/2019 à 13:35 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?