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En voyage | Sac à dos et iPhone

Fin 2018, quelles apps en usage sur le mien ?

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par Jean-Christophe Courte

C’est une tradition, un peu comme la dinde servie à Noël, l’élection des apps de l’année…

Au lieu de faire l’inventaire de celles sorties dernièrement, je préfère pointer celles qui restent en place dans mon iPhone. Gaffe : ce qui suit s’appuie exclusivement sur ma propre expérience1, pas de quoi s’extasier…!

Originellement, ce billet devait être publié en février dernier. Pour cette fin d’année, je l’ai repris et taillé vigoureusement dans le texte.

Préalable : hygiène numérique indispensable !

Au risque de me répéter, ce qui suit est la liste des apps stationnant2 sur l’écran de mon iPhone, un vénérable 7 plus, celles que j’embarque et utilise régulièrement.

À force d’ajouter des apps, il devient indispensable de faire le ménage. Avec 128 Go de stockage, j’ai encore de la place mais je préfère l’employer avec des clichés collectés lors de mes déambulations. Et quelques ePubs et podcasts.

Pour effectuer ce nettoyage, la notion d’usage est primordiale (!!), se poser une question : depuis combien de temps telle app n’a pas été employée permet de trancher brutalement si plus de six mois…

Certes, il y a des exceptions. Ainsi l’excellent marée.info qui rend compte de l’amplitude sur mon quai préféré.

Ensuite, sans tout supprimer, c’est d’abord un effort de réorganisation : placer ce qui est indispensable sur les premiers écrans accessibles depuis l’écran verrouillé, déplacer les moins usitées vers les écrans les plus éloignés… Néanmoins, au bout d’une année, j’ai réduit l’exercice à un unique écran. Et je m’y tiens.

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  • Ensuite, il y a les informations fournies par les widgets qui évitent souvent de lancer les applications…

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  • Voire les appuis sur les icônes même des applications… Bref, pas toujours lieu de s’étaler…

Partir léger présente de sacrés avantages…

Pendant que j’y suis, je reviens sur ce qui n’a quasiment pas changé depuis la première mouture de ce billet3. J’utilise toujours :

  • Un sac à dos de 40L ventilé4 pour embarquer une poignée de t-shirts5 et autres changes…
  • Une paire de chaussures6 de marche,
  • Un bonnet7 ou de quoi me protéger du soleil,
  • Un filet à provisions8…!
  • Une veste trois en un9 avec polaire amovible qui me sert de pull si besoin…

À ma propre surprise, je laisse de côté depuis deux ans…

  • Mon fidèle Canon M10 de première génération avec son EF-M 22mm f/2 STM + carte 64 Go + chargeur11 minimum
  • Et même mon iPad Pro grand format.

Il n’est pas certain que cela perdure (quoi que…!) mais j’avoue que c’est bien agréable de se balader quasi à vide. Néanmoins un Canon EF-M 28mm f/3.5 Macro IS STM me tenterait bien sur le M…

En résumé : un iPhone et c’est tout…

Ce n’est pas un scoop, l’écran du iPhone12 fait téléphone, appareil photo, machine à écrire, station météo, compteur de pas, carte, livre, dictionnaire, billet de train, réveil, distributeur de Podcasts, etc. Quoi d’autre ?

Applications embarquées…

Forfait et Messagerie…

Nous employons des forfaits Free13qui nous permettent de nous balader à l’étranger sans surcoût. Avec la fin du roaming, les choses ont évolué mais je reste fidèle à l’opérateur qui m’a accompagné ces dernières années avec un forfait financièrement supportable… Consommant peu de data14, les 3 Go en 3G à l’étranger suffisent entre deux connexions Wifi.

En effet, dans tous les hébergements, il est devient facile de se connecter au wifi mais en prenant quelques précautions :

  • En utilisant un service VPN15 comme celui de NordVPN - Private & Secure VPN qui propose, avec le même compte, de l’utiliser à concurrence de six écrans (iPad, iPhone et MacOS)…
  • Si vous souhaitez un service particulièrement sécurisé, envisagez celui de l’excellent ProtonVPN - Fast & Secure VPN. Ces deux services VPN ne sont pas gratuits.
  • J’utilise l’app de 1.1.1.1: Faster Internet qui me permet de passer par un DNS neutre (…et, bon à savoir, qui supporte très bien en parallèle un VPN).
  • Pratique, Sensorly pour découvrir rapidement pourquoi ce réseau est faible là où vous vous trouvez, voire en zone blanche

Comme tout le monde, j’emploie le client Mail sous iOS, mais ce sont de plus en plus les SMS qui me permettent de converser. Messages d’Apple est sécurisé.

  • Mais comme tout le monde n’est pas sur iPhone, j’emploie également WhatsApp Messenger même si ce n’est pas ma tasse de thé… Dans certains pays, c’est devenu le standard.
  • En mode alternatif, regardez Threema, un service qui ressemble à WhatsApp mais sans appartenir à FaceBook.
  • Enfin,je recommande l’usage de Signal - Private Messenger qui a le bon goût d’échanger des messages éphémères, c’est à dire que les messages émis disparaissent au bout de la période de temps souhaitée, de 5 secondes à une semaine. 30 secondes nous semble un bon compromis. C’est crypté et gratuit.

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À propos d’une solution Mail sécurisé, pensez à ProtonMail Messagerie chiffrée. Par exemple, convenez avec vos correspondants d’un code pour chacun pour ouvrir vos messages. ProtonMail propose également de les supprimer automatiquement dans un laps de temps donné après émission, qu’ils aient été ou non consultés. Coût justifié.

Enfin, ma petite tribu utilise de manière permanente le service d’Apple, Mes Amis, fort pratique pour nous concerter sur le point de rencontre, nous diriger les uns vers les autres… Cela évite également de se téléphoner ou de s’expédier des messages du genre « T’es où…? » !

Appareil photo

La double optique du 7 me conduit à abandonner un appareil photo plus volumineux. Mes clichés sont quasiment tous pris en couleurs16. Ces notes photographiques localisées peuvent être aussitôt exploitées dans :

Faites de la place dans l’album photo avant de partir, histoire de laisser un volume conséquent aux nouveaux clichés. Se souvenir d’usage possible de Dropbox pour transférer automatiquement le contenu de votre album.

Si l’application Appareil Photo signée Apple reste assurément l’une des meilleures, j’utilise abondamment Halide, Camera+, ProCamera, notamment pour les scènes de nuit, Camera RX. Je garde Provoke Camera à portée pour composer en noir et blanc, juste à coté de BLACK - B&W Film Emulator pour du post-traitement noir et blanc avec un rendu argentique.

Dans un coin de mon iPhone reste…

Enfin, histoire de préserver la batterie de mon iPhone et faire des photos toute la journée, je force systématiquement le mode économie d’énergie

Horaires, cartes et transports locaux

Une fois arrivé quelque part, indispensable de se repérer et de consulter les réseaux de transport en commun, leurs horaires.

Précision : allergique au transport aérien, je ne signale aucune app pour ce mode de transport au bilan carbone catastrophique.

Nous voyageons généralement en train17 ou en bus.

Je suis un inconditionnel de l’application Trainline Europe et de son interface utilisateur remarquable qui facilite tous nos déplacements en nous expédiant un fichier pour notre calendrier commun, les billets sur iPhone et même un SMS avant embarquement. Nous avons l’application avec le même compte sur nos divers écrans et donc bénéficions du même historique des voyages passés et à venir.

Une autre part belle à Transit • Bus, Métro, Train pour RATP, TCL et plus que j’utilise énormément en Île-de-France. Je réinstalle parfois Citymapper car toutes ces apps ne couvrent pas les mêmes villes…

Une autre application qui ne quitte jamais mon iPhone — en plus de Plans d’Apple — est TomTom GO Mobile qui ne permet de circuler mais également de m’extirper d’une ville inconnue…!

Mais, en ville et pour éviter de consommer de la bande passante, l’application de référence reste maps.me.

Contrairement à Plans qui nécessite un minimum de connexion internet, maps.me n’a besoin que de la géolocalisation apportée par les antennes GPS et, de ce fait, consomme très peu de ressources avec une précision amplement suffisante pour se repérer sans angoisse dans une agglomération truffée de petites ruelles. Ma propre version de maps.me est truffée de petites épingles, bien pratiques tant pour se souvenir d’un lieu apprécié que de l’endroit où l’on a garé son véhicule…

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Comme Moves a définitivement fermé, j’emploie Routie ~ GPS fitness tracker pour mémoriser mes errements urbains, me souvenir des rues, venelles, sentes par lesquelles nous sommes passés.

Pour finir, envisagez également l’usage d’apps spécialisées comme…

  • Booking.com qui conserve vos réservations de logement et offre une option pour vous conduire à bon port.
  • TripAdvisor pour le choix d’une gargote un jour férié en vous indiquant si l’endroit est ouvert…

Rappel : un backup papier n’est pas inutile, pensez — par exemple — à Cartoville pour les grandes métropoles…

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Prévisions météo

Ces derniers mois, je suis revenu à AccuWeatherqui combine en une seule application les options disponibles dans RainToday et WeatherPro. Avoir des tendances (avec son lot d’incertitudes) à plus de 15 jours offre un certain confort pour programmer à la louche les visites des bâtiments les jours avec pluie et les balades urbaines les jours sans !

  • Windy est bourré d’options et offre un Widget splendide…
  • Weather Underground me rend service avec son réseau de capteurs personnels.
  • Avant de planifier un voyage, prenez le temps de jeter un œil dans Plume Air Report qui affiche le niveau de pollution dans nombre de grandes villes dans le monde.

Carnet de voyage

Partir sans pouvoir écrire, impossible ! Je conseille au minimum un véritable outil de traitement de texte Markdown comme Day One journal + mémoire. Il me permet d’associer quelques photos emblématiques et de rédiger mes notes de voyage, notes que je complète souvent une fois rentré ou en piochant des bribes saisis dans Drafts au long de la journée.

Day One ajoute à chaque entrée la localisation, les infos météo du moment, une carte et même le nombre de pas effectués. À la publication de ce billet, j’en suis à 6349 entrées et 6673 clichés synchronisés…

J’embarque également… Drafts (synchro iCloud + versioning), il suffit de parcourir urbanbike pour vous éclairer sur mes usages…! Mais également :

  • iA Writer qui ne nécessite pas d’abonnement et est compatible MultiMarkdown.
  • Ulysses, la version avec abonnement depuis cet été.
  • Et Editorial (synchro DropBox)…!

Calendrier et alarmes

Voyager, c’est gérer des correspondances ferroviaires, des dates, des réservations, des temps de trajet, mémoriser les coordonnées des gîtes à attendre, etc.

Nous utilisons sans restriction aucune Fantastical 2 avec des alertes programmées avant de partir. Nous utilisons un unique calendrier partagé pour avoir toutes ces infos utiles (lieu, heure d’embarquement, mais aussi numéro de siège, réservation,téléphone, adresse, coordonnées GPS, etc.) sur tous nos écrans.

Pour ma part, je suis un utilisateur inconditionnel de Horloge, l’app multi-usages livrée dans iOS. Notamment pour me réveiller en douceur avec la sonnerie Champs d’oiseaux

Pour finir, GoodReader me permet de stocker, lire, annoter tous les fichiers PDF et leurs codes barres à présenter aux entrées des musées.

Lecture, dictionnaires…

J’apprécie d’emporter des livres, ne fusse que pour passer le temps dans le train. Si Books est livré avec iOS, il ne me permet pas de copier coller des paragraphes pour de simples citations.

Aussi ai-je opté pour Marvin 3 qui me permet de prendre facilement des notes de lecture, les copier et les partager ultérieurement. Avec des fichiers sans DRM.

Ne pas oublier quelques dictionnaires pour décrypter les indications dans la langue du pays, repérer les ingrédients dans les menus. Ainsi ce Français-Italien? OK! et ses homologues. Mais souvent, les utilisateurs iOS oublient qu’ils peuvent ajouter des dictionnaires gratuits, ceux d’Apple. Sans oublier des outils payants comme Reverso Context - traduction et accessible dans Messages.

Enfin, j’embarque quelques dictionnaires dont le Dictionnaire Historique de la langue française pour clore une discussion enflammée au sein de ma petite tribu…!

Quelques apps pratiques…

Pas inutiles…

  • Microsoft Translator qui vous permettra de traduire dans une foultitude de langues vos questions mais, également, de les énoncer à voix haute. Ou, plus pratique, d’afficher le texte saisi puis traduit dans une présentation en mode paysage (même si le basculement d’écran n’est pas activé). Dans le même esprit, Google Traduction
  • Pour les trajets longs, l’écoute en différé de Podcasts dans Castro téléchargés à l’avance.
  • i41CX+ — RPN me sert de calculatrice au quotidien car je ne sais pas utiliser autre chose que la notation polonaise.
  • Vert pour convertir les monnaies hors de l’Euro. Mais aussi des mesures dans d’autres systèmes.
  • Fleurs en poche et Oiseaux en poche comme apps de référence lors des balades…
  • 1Password pour mémoriser tous nos mots de passe.
  • Firefox Focus: The privacy browser pour mes recherches sur la toile sans être (trop) tracé. Ou encore DuckDuckGo Privacy Browser
  • 1Blocker X - Adblock en permanence.
  • Question de goût, accès à Twitter via Echofon Pro for Twitter ou Tweetbot 4 for Twitter, ou encore Twitterrific. Sans oublier la version officielle de Twitter malgré sa tendance à ajouter des tweets sponsorisés que je finis par bloquer.
  • Nest si vous possédez le thermostat idoine connecté chez vous. Cela nous permet de régler à distance notre chauffage (…et de le mettre en mode éco pendant nos balades) puis, quelques heures avant de rentrer, de relancer le tout pour débarquer dans un logement à température (…même si l’on chauffe peu, relire les billets sur ce blog dont celui-ci)…

Accessoires…

Quelques astuces sur ce qu’il n’est pas inutile de glisser en plus dans votre sac à dos :

  • Une prise multiple, histoire d’alimenter tous les chargeurs en même temps. La version avec rallonge ou celle qui s’encastre ont chacune des avantages… J’ai opté pour les deux…
  • Une paire de boules Quiès par personne ou des atténuateurs 15 dB — genre EARPAD U —, tant pour dormir malgré les ronflements de la chambre d’à-coté que pour réduire drastiquement le niveau sonore de la radio du bus…
  • À ce propos, je conseille le générateur d’ambiance sonore myNoise. Efficace avec un casque genre Bose Quietcontrol 30 sans fil.
  • Une alimentation rapide de 12 W pour recharger et non celle de base, plus légère mais lente
  • Un masque de nuit (si, si…!) à disposer sur vos yeux et vous plonger dans le noir même en plein soleil, histoire de démarrer une sieste ou juste de récupérer.
  • Un très (très) bon déo sans sels d’aluminium pour éviter d’être repéré à l’odeur ou ne plus se sentir soi-même…
  • Enfin, quand je loue une voiture, j’ajoute dans mes bagages un long câble de connexion + un adaptateur allume cigare à double sortie + une pince pour accrocher l’iPhone sur la grille de ventilation de la voiture de location.
  • Conseil pratique : ne pas choisir de cable USB trop court pour recharger son iPhone (…du vécu), la prise dans le train ou le bus peut être assez éloignée…

Voilà, bon voyage…!


  1. Voyageant en petit groupe en Europe. L’an prochain sera nettement plus mobile vu que je n’aurais personnellement plus de domicile…! 

  2. Avant de finir en mode déambulateur (…je ne suis plus de première jeunesse), tant que mes jambes me supporteront, j’apprécie de me balader léger pour sauter dans un train, arpenter une ville lointaine ou les chemins noirs… 

  3. Le premier en juin 2015, urbanbike | TL!DR | Voyager léger avec un iPhone

  4. Nous utilisons toujours le petit sac vert de 20 litres que ma fille m’a définitivement emprunté. Pour ma part, j’ai opté pour un ventilé de 40L (pas discret, rouge…) que je ne suis pas obligé de remplir. À l’intérieur, des sacs poubelle pour séparer le linge propre du linge sale, des sacs bulle pour protéger les éléments les plus fragiles… Le poids n’est pas calculé au gramme près, l’idée est avant tout de ne plus me ruiner le dos… 

  5. Blancs, n’accumulant pas la chaleur. J’ai trouvé également des t-shirts qui sèchent rapidement mais synthétiques. 

  6. Routinier je suis, cf. urbanbike | Ecco | 1000 kilomètres à pied, ça use, ça use… | 3 

  7. L’absence de cheveux rend la déperdition de température corporelle plus forte par la tête, d’où l’indispensable bonnet …ainsi qu’un bob. Ajoutez une paire de gants en polaire au fond de sac. 

  8. Je fais le constat 100 fois vérifié que l’on a tendance à revenir nettement plus chargé qu’au départ. Or un filet à provisions à mailles extensibles ne tient pas de place, s’adapte aux volumes bizarroïdes et demeure confortable en ne sciant pas la main qui le tient…! 

  9. Cf. urbanbike | Ma veste tous temps… même si c’est aujourd’hui une The North Face. Gros avantage de cette dernière, des crevés de ventilation sous les aisselles… 

  10. Relire urbanbike | Le retour du M équipée du Canon EF-M 22mm f/2 STM. Désormais, les différentes gammes de iPhone avec deux optiques s’avèrent épatantes en balade… 

  11. Cf. urbanbike | Recharger les batteries des boitiers Canon 

  12. Cf. urbanbike | Voyager avec un iPhone 7…? Pourquoi pas…?, etc. 

  13. Notre opérateur depuis 2012, cf. urbanbike | Le feu restant à l’orange, j’ai migré…… 

  14. Généralement, je préfère la rumeur des villes, du vent, le bourdonnement des bêtes à ailes (enfin, ce qu’il en reste…), le crépitement de la pluie… Ou écouter un Podcast. 

  15. Histoire de garantir la sécurité de nos échanges. Cf. ZATAZ 

  16. …ou de moins en moins du noir et blanc si vous préférez, surtout dans des endroits que je ne risque pas de visiter de sitôt

  17. Bilan carbone réduit de préférence. Bref, tout ce qui roule sur une voie ferrée. Une fois sur place, mes pieds, un vélo, les transports en commun (Milan propose des forfaits journaliers très pratiques). Voire une location de voiture pour rejoindre Tivoli depuis Rome… Gaffe aux zones contrôlées et donc interdites aux non résidents. C’est fou comme les véhicules de location peuvent se faire verbaliser… 

le 19/12/2018 à 07:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Humeur : révision de documents et CriticMarkup à l’usage

Drafts, Editorial… Sous iOS, chacun fait comme il lui plaît…!

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par Jean-Christophe Courte

Entre les options à ma portée et leur réelle mise en œuvre, j’ai souvent un temps d’adaptation ! Néanmoins, comme je suis curieux, je n’hésite pas à tester.
Ainsi, passer au Markdown fut quasi instantané en 2012 ; idem pour l’écriture manuscrite avec son interprétation en caractères d’imprimerie, j’ai adhéré à cette avancée en 2016 en découvrant Stylus ; quant à la révision d’un document en cours de rédaction avec CriticMarkup, j’essaye depuis 2013 avec des succès divers…

Heureusement, nous avons de plus en plus d’outils pour nous simplifier la mise en œuvre… Comme je l’ai écrit précédemment1, utiliser des actions pour revisiter/réviser un texte avec CriticMarkup est désormais possible.

Coloration syntaxique, choix du modèle, timing…

Rappel : les balises CriticMarkup sont à employer pour traquer répétitions, formules de guingois, dissonances, etc. Sans oublier de retrancher les expressions à la mode, les termes inutiles2.

L’affichage de ces balises dans Drafts reste un point clé. À ce propos, la balise Highlight devrait disposer d’un fond (ou être écrite) en violet… Ou les deux…!

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  • À gauche | Drafts (5.5.x) dans sa version béta actuelle…
  • À droite | Editorial qui n’a pas perdu de son efficacité, il est bon de s’en souvenir même si le développeur ne donne pas souvent signe de vie…!

Une bonne question à se poser est : doit-on inclure les fautes d’accord, de frappe, la correction des pluriels…? C’est à chacun de répondre. Si cela est bien sûr possible, c’est dépenser beaucoup d’énergie à ajouter des balises non essentielles au lieu de corriger directement nos scories…!

Je préfère réserver l’usage de CriticMarkup à ce qui me semble être son rôle premier, c’est-à-dire travailler à la clarté du texte.
Inversement, encombrer visuellement l’écran peut devenir contreproductif, voire nous amener à passer à côté des bonnes remarques : est-ce que ma phrase est correctement construite, ne suis-je pas trop abscons3 ?!

Pour ma part, c’est loin d’être gagné ! Virer des bouts de phrase superfétatoires, lourdingues, ronflants, creux ; supprimer les tournures hasardeuses, malavisées ; dégraisser ce qui respire l’emphase, tout ceci n’est pas une mince affaire…!

CriticMarkup : pour un travail collectif ?

À l’usage, je reste mitigé !

J’apprécie la possibilité de me (!!) laisser des commentaires qui ne seront pas exportés (Ulysses le fait très bien et mieux encore…), j’estime particulièrement la coloration syntaxique pour marquer la suppression ou l’ajout de segments de texte4. Enfin l’emploi de la balise de substitution prend tout son sens pour traquer mes tics de langage.

Mais ce dispositif me semble taillé pour un travail collectif, avec d’autres rédacteurs sur l’ouvrage. Ce que je veux exprimer par là, c’est qu’hormis des commentaires et annotations de travail à titre individuel dans le texte en cours de révision, marquer un ajout clé, voire une suppression d’une portion de texte inutile, ces balises restent un dispositif lourd à mes yeux.

Certes, il est encore trop tôt pour me prononcer (…rendez-vous l’an prochain !).

En résumé, CriticMarkup n’a pas encore boulversé ma vie. Ensuite, je subodore que l’écriture de ces balises est également un frein : autant celles de markdown, multimarkdown ou markdownXL sont hyper simples, autant l’ajout des moustaches (!) agit comme des poils disgracieux dans la soupe (…je sais, l’image est capilotractée !!).

Bref, s’il est facile d’ajouter deux ++ ou deux -- en début et fin de sélection, devoir ajouter une accolade entrante puis fermante n’est pas terrible…

D’autant plus que, dans Ulysses, je n’ai pas de réticence à baliser en MarkdownXL avec les paires de ::, ++, || ou %%.

Du coup, l’emploi de petits scripts ou actions dans une barre additionnelle devrait changer la donne… Ou pas.

À quand l’apparition de MarkdownXL dans Drafts ?!

Ce qui est génial dans Drafts (et dans Editorial, ne l’oublions pas…), est leur épatante capacité à ajouter des langages et codes de toute nature. Dont TaskPaper par exemple…

Aussi, j’incite Greg, le développeur de Drafts, à ajouter, entre deux fonctions clés indispansables, mes quelques balises issues de Ulysses et la coloration syntaxique associée.

Une proposition sans illusion néanmoins…

En même temps, j’ai souvent l’impression de rester un cas isolé ! L’écriture manuscrite ou le balisage ultra simple de MarkdownXL sont autant de cas où je me sens seul (…rassurez-vous, ça ne l’empêche pas de dormir…!).

Mais autant manifester cette envie et la signaler…

C’est tout…!


  1. Lire mon précédent billet à propos de son utilisation dans la toute dernière version de Drafts : urbanbike | Utilisez astucieusement CriticMarkup dans Drafts sous iOS

  2. Je vous recommande 99 clichés à foutre à la poubelle de Jean-Loup Chiflet. Quelques exemples : Dans le bon sens du terme ; dans le plus simple appareil ; de plates excuses ; un démenti cinglant, etc. 

  3. J’aime ce mot ! 

  4. J’ai ajouté deux petites actions dans ma barre additionnelle pour en bénéficier avec un seul appui… Ne pas oublier de demander dans les préférences que ce soit le balisage multimarkdown qui soit utilisé ! 

le 17/12/2018 à 11:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Utilisez astucieusement CriticMarkup dans Drafts sous iOS

Ou, plus exactement, comment rendre le balisage CriticMarkup bien plus agréable !

dans dans mon bocal | écrire | grospod | usages
par Jean-Christophe Courte

Je ne vais pas vous raconter d’histoires : je ne suis pas un fan de CriticMarkup que je trouve assez lourd à employer1, lui préférant mille fois la simplicité de MarkdownXL, fruit de la réflexion des développeurs de Ulysses …mais malheureusement réservé à cette application.

Ce n’est pas la première ni la dernière fois qu’un standard s’impose sur des bases discutables et ça ne sert à rien de faire de la résistance dès lors qu’il se diffuse2.

Je l’ai rencontré la première fois via MultiMarkdown Composer 4 sous macOS et j’ai trouvé ça assez biiiiiip à mettre en œuvre.

Retrouver CriticMarkup dans la dernière mouture de Drafts 5 m’a donné l’envie de bricoler3 quelques actions à placer dans ma barre additionnelle et, à tout le moins, rendre le balisage de ces options de correction moins fastidieux. C’était l’idée et je me promettais mollement de le faire un de ces quatre.

Sauf qu’il y a eu plus rapide4 que moi et, surtout, nettement plus pro !

Bref, en une unique action, Tim Nahumck (@nahumck) a résolu élégamment le balisage de CriticMarkup dans Drafts 5: Capture ‣‣ Act. Enfin des outils pour se lancer sans peine dans la phase de correction d’un texte !

En résumé, avec ce script, nous voici tous égaux pour user et abuser de ces balises sans craindre de nous planter et, important de le noter, avec la coloration syntaxique idoine.

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  • Car le plus chi… pénible dans CriticMarkup sont les balises dédiées (…ceci expliquant mon peu d’enthousiasme alors que celles de MarkdownXL dans Ulysses sont d’une simplicité biblique, certes avec moins de sophistication mais, à l’usage, naturelles comme celles de Markdown…)

Mais il marquait une seconde étape : une fois le texte relu, amendé, comment générer un fichier comprenant toutes les corrections ?

J’ai posé la question à Tim via Twitter qui, après une petite démo — “Something like this?… “ —, il a répondu avec une seconde action, Accept Critic Markup | Drafts Action Directory.

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  • Pas la peine de vous faire un dessin, ça marche…!

Paf ! Plus aucun prétexte pour se dispenser d’utiliser CriticMarkup !

Pire, c’est devenu un jeu d’enfant de baliser et de se servir de ce dispositif.

Le texte d’origine, celui qui est amendé est conservé dans Drafts, le script se contentant de prendre en compte les instruction du balisage puis de créer un nouveau fichier débarrassé de ces balises spécifiques en suivant scrupuleusement vos corrections.

Alors, oui, on pourrait aller encore plus loin, avoir un dispositif de prévisualisation qui simulerait le résultat avant de nous permettre de valider (…ou de réfuter en arrière) chaque modification.

Mais, sérieusement, déjà avec ces deux actions complémentaires nous avons les briques élémentaires pour s’essayer à l’usage de CriticMarkup.

À force de sophistiquer (sic…!) les choses (sic !), on en arrive à oublier l’essentiel : ici, le but est de nous permettre de peser nos mots, nos expressions, corriger, amender puis une fois validé, d’avancer. Bon, une preview ne serait pas de trop mais, en attendant (ou pas !), ça fonctionne d’enfer !

Très chouette manière de faire la promotion d’un balisage pas très sexy et de contribuer ainsi à son rayonnement.

À tester si vous êtes un fou de Drafts !!

Un grand merci à Tim et au groupe de développeurs enthousiastes qui sévit autour de Drafts et contribue, via des discussions enflammées et hyper techniques, à faire évoluer cet outil…!

Pour mémoire, il y a un très, très beau script disponible pour l’alter ego de Drafts sous iOS, c’est-à-dire Editorial, Critic Review . Avec possibilité de valider individuellement chaque option. Ce n’est pas le seul.


  1. lire urbanbike | Coloration syntaxique, Markdown XL et CriticMarkup et urbanbike | Coloration syntaxique et écriture 

  2. Il est vrai que sa progression assez lente, de mon point de vue, s’explique par la complexité de son balisage (oui, j’insiste un peu sur ce point qui me chiffonne…!). 

  3. Pas de gros mots ! Bricoler quelques actions en empruntant celles existantes en les adaptant misérablement ! Je n’ai aucun talent pour le scripting ! 

  4. Drafts 5.5 – The Markdown Update – nahumck.me 

le 15/12/2018 à 10:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Réflexion | Seniors, écrans et claviers : avec le temps, quid de nos propres limites ?

Serons-nous en état de les utiliser en fin de course ?!

dans dans mon bocal | usages | vieillir
par Jean-Christophe Courte

Avec la disparition des bureaux de proximité des services publics1, l’obligation de disposer d’une connexion internet pour dialoguer avec ces derniers, je crains que nous allions au devant de nombreux problèmes2 tant pour les actifs largement habitués à l’usage des écrans et des claviers, que pour les personnes âgées, vulnérables, mais aussi celles et ceux en situation de handicap (perte d’autonomie, accident, etc.).

Sans chercher loin, il suffit de questionner nos aînés, mais aussi tous ceux qui n’ont pas eu à utiliser des machines à écrire au cours de leur vie. Et écouter leurs réponses…

Naguère, il suffisait de se rendre auprès du conseiller ad hoc avec les documents qui posaient problème ; voire d’échanger au téléphone vu que nous avions alors un numéro direct pour le contacter (!), pour obtenir un début de réponse.

Ces temps semblent finis alors que, paradoxalement, de nouvelles vulnérabilités3 apparaissent…

En effet, quand vous ne pouvez plus vous déplacer, quand votre champ visuel se réduit à néant suite à un glaucome, quand la prise de rendez-vous passe obligatoirement par un standard automatique (genre… tapez 1, tapez 2…! Veuillez prononcer un mot clé… Pardon, je n’ai pas compris…), quand la moindre démarche requiert une connexion internet via un site dédié avec identifiant et mot de passe, quand le peu de matériel informatique dont vous disposez devient obsolète, quand votre entourage proche se réduit, voire devient inexistant, vous faites comment ?

Ou, plus exactement, comment ferez-vous demain ‽

La génération papier s’éteint peu à peu…

Pour ma part, j’ai découvert l’informatique en 1984 après avoir tapoté sur des machines à écrire mécaniques puis électriques4. Mais nombre de personnes de ma génération y sont venues bien plus tard.

Pour les précédentes, rares étaient les personnes vraiment à l’aise avec ces outils sauf si elles avaient eu des postes dans des entreprises qui les avaient conduites à l’usage régulier d’un clavier.

Pour illustrer ce gap, je n’ai qu’à plonger dans ma propre histoire, dans celle de ma famille, évoquer ma mère née en 1926 ou mon père, né une année plus tôt.

C’étaient des représentants de la génération papier. Ou, plus exactement, de la génération formée à la plume Sergent-Major et encriers en verre sur les bancs de l’école républicaine. Des personnes habituées à écrire du courrier à la main.

La technologie est arrivée tardivement… Un exemple : mon père a conservé ses increvables règles à calcul, celles de ses études d’hydraulique à la Houille Blanche de Grenoble. Néanmoins, je me souviens parfaitement qu’il avait fini par s’offrir une petite calculatrice HP à notation polonaise inversée dans les années 80.

Ce fut la seule intrusion5 d’une technologie novatrice qui m’ait marquée hormis le combo habituel télévision, HiFi et téléphone. Je me souviens, gamin, du téléphone à cadran rotatif en Bakélite.

En vieillissant, mes parents, avec arthrite dans les mains et lunettes sur le nez, furent moins à l’aise avec les claviers de leurs téléphones portables.

Ma mère employait un modèle pour seniors de la marque Doro avec un gros clavier simplifié ; mon père un Nokia 23106 de 2006 au clavier ramassé, ce qui lui posait quelques problèmes en composant ses numéros.

Arrivée de l’ordinateur via internet…

L’informatique est arrivée tardivement chez eux via une box et la VoIP pour limiter les factures téléphoniques. Malheureusement, ce fut un ordinateur portable Toshiba qui leur fut livré7 et mon père de s’offrir un gros cours sur Windows8 bourré de feuillets mobiles.

Inutile d’ajouter que l’usage de cette machine fut bref9, tant du fait de la lenteur de la machine que de leur propre difficulté à apprivoiser cet univers étrange, découvrir les Mails, naviguer sur le net avec Explorer. Et être largués face à l’interface même de l’OS, ses mille icônes à associer à des applications précises, les innombrables boites de dialogue…

En déménageant et vidant la maison de mes parents, j’ai retrouvé un mode d’emploi calligraphié de quelques pages réalisé par de la famille proche, pages résumant toutes les opérations avec force petits dessins pour illustrer les touches à actionner… N’ayant jamais reçu un seul courriel de mes parents, je pense que tout ceci resta au stade de projet.

Je me souviens avoir assisté quelques heures mon père pour lui essayer de lui expliquer Explorer, le démarrer depuis un alias sur le bureau. Je lui avait indiqué comment accéder à urbanbike (!!) mais, au vu des difficultés qu’il avait à lancer une recherche, saisir dans la barre d’URL, éteindre cet ordinateur portable avec le bouton démarrer, je pense qu’il n’est jamais venu me lire10.

Enfin, point souvent oublié, la manipulation de la souris restait complexe pour ces personnes âgées qui n’arrivaient pas toujours à relier déplacement de cette dernière sur le bureau et position sur l’écran.

Lors de ce passage ce week-end là, je me souviens que ma mère avait passée une tête pour me demander comment contrôler cette souris, essayer devant moi mais n’arrivant absolument pas à guider le pointeur sur l’écran11, gênée par cette relation spatiale étrange ainsi que par ses rhumatismes déformants. Elle n’y arriva pas, ni ce jour, ni par la suite. D’ailleurs, quelques temps plus tard, elle me glissa dans un bref échange que seul mon père conservait quelques velléités à essayer de l’utiliser, sans plus de succès d’ailleurs.

L’emplacement de leur installation — coincée sur un bout de palier inconfortable le long de l’escalier — n’était pas le plus propice aux joies du surf avec un simple tabouret et une planche faisant office de bureau, encombrée de paperasses diverses, de câbles multiples voire des codes d’accès à leur box réécrits au crayon de bois…! Seule l’imprimante permettait à mon père de photocopier parfois quelques documents.

La place pourtant ne manquait pas pour installer un poste numérique à un emplacement plus confortable mais le choix de cet emplacement étriqué signait de facto un refus12 implicite à s’investir dans cette technologie qui les dépassait.

C’est là où je regrette amèrement que l’iPad soit arrivé bien trop tard. Leurs amis de la même génération, tous ceux qui ont démarré avec un écran tactile, n’ont pas eu ces difficultés.

Quelques leçons tirées de cette expérience…

Sous la forme de quelques truismes…

Conserver une relation de confiance avec ses proches (vos parents et/ou vos enfants) et accepter d’être dépassé…!

Parler en n’évitant pas toutes les questions qui fâchent…!

Installer des outils numériques compatibles avec vos capacités.

Ne pas se laisser refourguer du matériel sous le fallacieux prétexte que c’est : offert, pas cher, une bonne affaire13.

Continuer à se former14

…à l’utilisation de Touch ID *et d’une application comme *1Password pour ne plus laisser les mots de passe en clair, c’est-à-dire à portée de regard. Etc.

Corollaire : éviter de dépendre de tiers dont vous ne mesurez pas les réelles intentions15 !

Car il arrivera un jour où il faudra déléguer, faute de capacités à s’en charger soi-même.

Anticipez !

Ce sera mon dernier conseil : anticipez…!

N’attendez-pas le dernier moment pour laisser les commandes à vos proches16, voire d’être réduit à l’état de légume !

Bref, réglez calmement les querelles imbéciles qui empoisonnent les relations17.

La vie passe et, à la fin, on trépasse ! Autant que ce soit sans rancœur ni rancune.


  1. Si le service des impôts fait encore de la résistance dans ma ville (…avec des personnes compétentes à l’écoute), j’assiste à la disparition de la Poste de quartier, des services bancaires, guichets de train, bureaux des caisses de retraite, caissières dans les grandes surfaces… Certes, je peux acheter mon billet de TGV en ligne, consulter mes comptes sur mon mobile mais le contact avec les humains est rompu, la machine — parfois non rechargée en papier…! — avec son omniprésent écran (…ses écrans…!) et son incomparable lenteur nous sont imposés… 

  2. Je suis revenu plusieurs fois sur ce sujet, notamment en 2017, urbanbike | Arnaques et petits vieux et urbanbike | Arnaques et petits vieux | 2 

  3. Je pose à nouveau ceci, libre à vous de les ignorer… urbanbike | Face aux manipulateurs, écouter nos propres alertes… 

  4. Composphère IBM après des machines à stencil ou des machines à écrire Orator pour saisir les titres des slides pour des présentations visuelles. Relire urbanbike | Keynote, arrière-petit-fils d’une Composphère… | 1 

  5. …et marquée à vie ! Lire urbanbike | Polonaise inversée 

  6. Toujours opérationnel jusqu’en septembre 2018, moment où nous avons troqué cet antique et increvable téléphone hérité de mon père pour un iPhone 5s sous iOS 12… 

  7. Je n’ai jamais compris pourquoi ce portable débarqua chez mes parents, la seule explication que ma mère me donna était que le Mac était plus cher. Dommage, car c’était la plateforme sur laquelle j’aurais pu leur être d’une réelle utilité. 

  8. Nul n’est prophète en son pays ou dans sa famille. 

  9. Mais pas pour tout le monde… 

  10. En rédigeant ce billet, je pense qu’une certaine forme d’orgueil lui commandait également de ne pas me demander de répéter, de ne pas me montrer qu’il était déstabilisé par cette technologie. Pire, de ne pas me faire confiance vu mon parcours atypique en regard du sien. urbanbike | …Tu sais que tu deviens vieux | 13 

  11. Alors, se servir de Microsoft Word pour rédiger l’unique correspondance que d’aucuns lui prêtent, bien moins encore. Surtout avec un étrange niveau de maîtrise (!) de ce traitement de texte, niveau sur lequel je reviendrais dans une prochaine chronique. Ou pas. 

  12. Relire ce billet de 2015 urbanbike | Banque en ligne et personnes vulnérables 

  13. Pour cela, il faut discuter, échanger et confronter nos points de vue. Et non choisir la solution du vendeur qui va leur/vous assurer que c’est facile (premier mensonge). Le vendeur installe sa solution et se moque bien des difficultés que rencontreront après coup vos proches ou, demain, vous-même. 

  14. Comme je l’ai écrit en amont, c’est là où un écran tactile comme celui du iPad est préférable avec, accessoirement, un clavier alternatif sur l’écran comme celui de SwiftKey, clavier sur lequel on peut laisser le doigt appuyé sur l’écran pour relier toutes les lettres d’un mot. Ou Stylus avec un stylet… 

  15. Devenir dépendant de tiers fraîchement débarqués dans vos relations revient à ouvrir une boîte de Pandore. 

  16. Ma petite tribu possède déjà toutes ces informations. Notre règle d’or est de se parler sans tabous, avec une totale transparence. Bref, l’inverse des générations qui nous ont précédé. 

  17. J’imagine que, comme moi, vous avez quelques exemples en tête de mésententes familiales homériques qui pourrissent les relations. Avec refus de se parler, fâcheries anciennes, orgueil démesuré, des situations nées sur des malentendus perdurent. Ce serait risible si ce n’était trop souvent stupide ! Prenez le temps de vous écouter et de vous parler. Corollaire : certes, pas pire sourd que celui ou celle qui refuse d’entendre. 

le 03/12/2018 à 12:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Calligraphie sous iOS : …et, si Apple…

Parfois je rêve…!

dans dans mon bocal | écrire | grospod | usages | vieillir
par Jean-Christophe Courte

Comme la tendance semble être un retour à la lenteur, je me dis que l’on pourrait ajouter à cette mode le plaisir de retrouver l’usage de sa main et, également, le temps de réfléchir, de formuler ses idées sans précipitation ! De les écrire littéralement !

Certes, j’ai toujours été lent.
J’entends par cela, prendre mon temps pour les choses essentielles de mon existence. Prendre le temps de regarder le monde qui m’entoure, de photographier, d’apprécier un repas partagé avec ceux que j’aime…

Cela fait deux ans que j’emploie Stylus puis Nebo.
Deux ans que je retravaille avec un certain succès ma calligraphie, reprends goût à écrire à la main sur la surface de mes écrans mobiles.

Et, depuis quelques jours, comme je l’ai raconté sur twitter, j’ai réinstallé le clavier Stylus1 sur mon iPhone 7 plus, iPhone qui tourne sous iOS 12.1.

La surprise est que cela fonctionne mieux que dans mon souvenir.
Alors, oui, comme je l’ai mentionné plus tôt, mon écriture s’est refaite une santé et rares sont les fois où Nebo mais également Stylus ont du mal à identifier mes glyphes.

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Et comme j’utilise principalement Drafts (non, je ne reviens pas sur cet outil, indispensable dans mon quotidien) en mode paysage grâce à une option spécifique à cette application alors que toutes mes autres applications sont forcées en mode portrait, j’en arrive à écrire sur mon iPhone comme je le ferais au crayon de bois sur un carnet de papier.

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Oui, je m’étais déjà essayé à cela naguère mais, depuis iOS 12, cela me semble différent.

Réadopté

Au risque de me répéter, je suis comblé car je peux noter aisément les idées qui passent ou écrire ce billet sur mon iPhone, coincé entre le volant et le siège de mon véhicule. M

Plus besoin de me concentrer sur les touches du clavier, j’écris tranquillement au doigt (à l’index…!) ou à l’aide de ce vieux stylet Wacom à pointe caoutchouc retrouvé chez ma fille.

Quand je me trompe, je peux biffer le mot erroné.
Comme si je le gommais, simple et efficace. Du coup, mon iPhone joue de plus en plus le rôle du carnet de notes au détriment du iPad et de Nebo, vu que lui ne me quitte jamais, calé dans une poche ou posé sur ma table de chevet avec Castro pour étendre quelques Podcasts.

Mais c’est un …carnet avec un sacré plus : j’écris sur Drafts et, donc, j’emploie sans restriction les différentes actions de ma barre additionnelle et, l’air de rien, hormis baliser en Markdown, je peux capitaliser, exporter vers d’autres applications, voire tweeter.

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Et, bien entendu, alterner entre les modes de saisie.

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Il est clair que le format de cet iPhone grand écran et donc de la vaste surface d’écriture rend cette activité agréable.

Aussi je me plais à imaginer un retour prochain de Stylus, non plus sous la bannière de MyScript mais sous celle d’Apple, sous la forme d’un clavier supplémentaire dans une prochaine version de iOS. La technologie développée par MyScript a fait ses preuves et proposer à tous cette fonction au sein même d’iOS une belle ouverture.

À la condition d’accepter de tracer nos lignes d’écriture avec de simples styles à pointe caoutchouc et non de rutilants Pencils !

Bref, un retour de Stylus au sein même d’iOS m’enchanterait pour tout dire !


  1. Il a été malheureusement retiré de l’Apple Store par son éditeur. Mais ce like de l’éditeur sur ce tweet me laisse… songeur…! 

le 27/11/2018 à 19:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Dix ans après, retour sur AccuWeather sous iOS

Prévisions longue durée mais pas que…

dans ailleurs | dans mon bocal | pratique | usages
par Jean-Christophe Courte

Début 2009, j’écrivais ce petit billet urbanbike | iPhone, station météo | 3 sur la première version de AccuWeather - Météo, application que j’ai laissé tomber comme pas mal d’autres avant de la redécouvrir en début de semaine…

Et, surprise, je la trouve remarquable même si je conserve ‎Windy.com ainsi que ‎Weather Underground, ‎Weather4D Routage & Navigation ou encore ‎Thermo-hygromètre sur mon iPhone.

En quelques copies d’écran…

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  • À gauche | un écran de base assez pratique (et animé…!)
  • À droite | la possibilité d’anticiper ce qui risque de nous tomber dessus dans les deux heures qui viennent…

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  • À gauche | le passage de la pluie et des nuages
  • À droite | plusieurs représentations à picorer

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  • Et, en dessous, le rappel des allergies en cours…

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  • Mais le plus intéressant sont les prévisions (même si cela reste des prévisions, CQFD) sur 25 jours, ce qui permet d’avoir une tendance…

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  • À noter les bulletins d’alerte (oui, en Ardèche, quand ça tombe, on ne fait pas dans la dentelle…)

En revanche, j’ai viré quelques autres apps vu que AccuWeather - Météo me permet de visualiser confortablement la prévision des épisodes de pluie…

Dernier point, cette app possède de plus un chouette widget qui suffit généralement à mes besoins. Et AccuWeather s’affiche très bien sur iPad et iPad Pro.

La pub se supprime via un achat au coût raisonnable, contrairement à celle, excellente également, de Météo France qui continue à proposer une app pourrie d’annonces publicitaires (une personne censée pour proposer une alternative identique avec retrait de pubs contre une somme modique…?).

le 24/11/2018 à 11:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Carnet et mémoire : Day One

Usage quotidien sur mon iPhone depuis 2011

dans ailleurs | dans mon bocal | grospod | mémoire | usages | vieillir
par Jean-Christophe Courte

Après Nebo, quitte à revenir sur quelques applications réellement indispensables à mes yeux, autant évoquer Day One qui est devenu (…comprendre, en quelques années…) ma mémoire numérique, mon carnet de notes quotidien, mais aussi celui de nos voyages. Voire même de mes réflexions, remarques textuelles… quand seule une photo ne suffit pas.

Depuis son arrivée sous iOS, nombre de concurrents ont essayé, sans succès, de prendre sa place. L’erreur est de penser que le rôle de gestionnaire chronologique peut être singé par un simple traitement de texte. Or l’ossature même de Day One ne se base pas exclusivement sur du texte !

Day One fait partie de ces applications qui vieillissent fort bien car construites, dès le départ, sur une architecture robuste et structurée.

Ensuite, son équipe de développeurs a réussi au fil des versions à étoffer les options de départ en prenant le temps de les modifier, de les optimiser en se donnant le temps de le faire, sans pression. Et c’est un luxe.

Enfin, et c’est un point notable, l’ergonomie d’origine n’a pas subi d’énormes bouleversements mais bien une succession d’améliorations pertinentes, justifiées auprès des testeurs et des utilisateurs au long cours. L’application s’est transformée sans renier ses fondamentaux ni son incroyable simplicité.

Mes usages ne sont pas vos usages !

Comme je l’ai écrit en sous-titre, j’emploie Day One depuis août 2011 et je ne pensais pas que cela deviendrait — aussi rapidement — l’une de mes applications fétiches sur iPhone.

Si je songe à changer mon iPhone 7 plus pour une version plus récente, c’est que les capacités de stockage se sont accrues. Or avec près de 6230 entrées et plus de 6500 visuels, il est clair que mes notes occupent de la place. Beaucoup de place !

Certes, tout est stocké sur le cloud privé de Day One comme sur mes appareils et dans iCloud mais, du fait des options offertes par l’application, de sa facilité d’usage, le volume collecté devient vite exponentiel dans le cadre d’un usage quotidien associé à de multiples problématiques, journaux, thèmes.

Autre point pratique, je peux employer Day One sans être connecté, l’ensemble de mes notes et des clichés étant toujours disponibles sur mon iPhone.

Cela veut dire que j’ai accès à toutes mes données et dans toutes les circonstances, sans internet.

Néanmoins, la synchronisation de cette application se met en marche dès que le réseau est disponible et permet à tous mes écrans de disposer de données identiques, tant sur iPad ou Mac.

Attention : j’emploie une version avec abonnement, ce qui me permet de glisser jusqu’à 30 clichés dans une même entrée, par exemple, pour illustrer ou me souvenir d’une exposition comme celle du Palais du Luxembourg consacré à Mucha.

Mais c’est essentiellement en voyage que je trouve Day One remarquable. Au lieu de rédiger une entrée par jour qui reprendrait toutes les activités, j’organise mes entrées en fonction des clichés pris avec l’iPhone.

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  • Autre option, utiliser la localisation des photos sur une carte pour retrouver des notes…

Comme chaque photo est géo localisée et horodatée, il est très facile à Day One d’ organiser chronologiquement les entrées que je lui soumets en utilisant les infos de mes clichés.

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  • Ou dans une ville (ici, Burgos), repérer ce petit bar à Tapas épatant…

DayOne affiche une carte, les informations météo du lieu, tout ce qui me permet de me souvenir du contexte en plus de mes clichés. Par exemple, s’il pleuvait, quelle était la température, etc. L’application peut ajouter à la demande d’autres informations comme la musique écoutée, le nombre de pas effectué.

Il y a pas mal d’options que je n’emploie pas (la musique justement), pas plus que l’option appareil photo intégré car je préfère prendre mes images avec des applications dédiées.

Mais hormis ces préférences personnelles, je saisis l’essentiel du texte dans Day One, même si souvent, je le fais dans Drafts. Je ne reviens pas sur l’usage du balisage Markdown supporté dans ces deux applications…

Plus grande résolution…

Depuis assez peu de temps, Day One permet d’exporter les photos dans une définition encore plus importante, rendant du coup l’intérêt du stockage propriétaire encore plus intéressant car vous ne sauvegardez pas une simple vignette illustrative.

Là, je pense avoir réveillé l’intérêt de quelques lecteurs.

À ce jour, je consigne près de 2400 jours de ma vie palpitante…! Certains peuvent s’interroger sur l’intérêt d’une telle démarche : rappel, il est possible de créer plusieurs journaux et donc de séparer les entrées thématiquement, celles à propos des démarches administratives, celles liées aux voyages, celles portant sur un projet précis, etc.

À ce propos, l’organisation chronologique est fort utile. Dans le cas des démarches administratives, avoir sous les yeux les dates et heures — en plus des courriers LR — est précieux pour argumenter et suivre le fil des actions entreprises.

Mais c’est surtout un juge de Paix dés que l’on aborde les voyages. Plus d’erreur sur les dates ni sur les lieux visités.

Chacun trouvera dans Day One des usages propres à ses besoins. J’ai ajouté des entrées sur des événements familiaux, à propos de personnes qui m’ont précédé. Voire des infos pourtant sur mes premières fiches de paye, des photos de voyage de bien avant le numérique !

Aussi je mets en garde ceux qui veulent tester cette application : elle est profondément additictive du fait même de sa puissance et de son étonnante simplicité.

Puis vous comprendrez (ou pas !) pourquoi la version Pro peut devenir indispensable vu qu’elle ne fait pas que synchroniser des textes mais, désormais, nos photos en haute définition.

À suivre.

Pour finir : je ne reviens pas sur les subtilités de l’interface déjà illustrées naguère dans de précédents billets.

le 12/11/2018 à 15:15 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?