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LightRoom 2.x disponible

Processeur intel fortement conseillé

dans mémoire | photo | pratique
par Jean-Christophe Courte

C'est dans conditions de test comme celles-ci que je commence à bien mesurer — malheureusement — la différence de technologie comme de vitesse entre mon fidèle G5 d'il y a plus de 6 5 ans (juillet 2003, merci Guillaume) et mon MacBook Pro de 2007, une sorte de gap technologique pour être précis… Le premier rame avec les nouvelles versions (même si LightRoom 1.4.1 me donne toujours satisfaction, que la version 2.x tourne néanmoins dessus), mon portable réagit au quart de poil pour afficher les modifications chromatiques désormais disponibles sur cette nouvelle version… Bref, sans une machine dotée d'un processeur récent, non pas "point de salut", mais n'espérez pas de réactivité exceptionnelle…

Du coup, comme pour CaptureOne qui s'avère ultra véloce sur mon MacBook (et DxO 5.2), j'ai installé la dernière version de LightRoom sur cette machine à défaut de perdre du temps à attendre à chaque réglage. Et c'est véritablement impressionnant par rapport aux versions béta de ces derniers mois… Je fais de même pour DxO 5.2 au moment où je saisis ces quelques lignes, la version actuelle déménage…

Revenons à LightRoom
Ce qui me frappe dans cette nouvelle version, c'est l'option deux écrans (ou deux fenêtres l'un sur l'autre si vous ne dispose que d'un écran) pour afficher la bibliothèque en même temps qu'un autre module, généralement celui de développement…

Ici, la vision des deux écrans sur mon vieux G5 (pour info — ajout en fin de rédaction, le fait de ne gérer qu'un seul écran du G5 évite de mettre ses performances à plat)…

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Ou cette même option sur un seul écran sur un MacBook Pro… La gestion de cet affichage se fait en bas à gauche en cliquant sur la miniature d'écran 2.

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On peut s'en passer mais je reconnais que c'est ultra pratique de rester dans le module de développement et, en même temps de filtrer les vues à traiter, sélectionner pour constater que, hop, l'image est déjà en place dans la fenêtre du dessous.

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Hormis cette fonction redoutable de filtrage par métadonnées (parlons d'une bien meilleure ergonomie par rapport à la version &.x car tout ceci existait déjà mais pas aussi bien exploité), ce sont bien évidemment les options de traitement couleur qui font la différence et que mille billets lus sur la toile vous ont déjà expliqués. Les images qui suivent sont de simples illustrations sans prétentions artistiques, juste une manière rapide de vous présenter la mécanique de correction…

La gestion de ce masque de dégradé (dit filtre gradué) qui agit sur toute l'image — ici en agissant sur l'exposition — est déjà un outil assez amusant et plein de promesses…

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Mais l'autre élément est ce masque progressif multi-usages (ou à multiples combinaisons) qui se restreint à une portion de l'image…

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Pas compliqué de réchauffer un peu les nervures de droite et utiliser ensuite un autre masque pour verdir le fond, par exemple.

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Du coup, assez facile (ci-dessous, à la hache pour explication) d'utiliser ce masque qui s'utilise comme un gros pinceau dimensionnable pour remonter un peu d'information des parties sombres de l'image (à droite) sans trop d'effort (affichage de la version retouchée et de la version originale en mode comparaison)…

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À noter que le nettoyage des yeux rouges, des poussières ou encore le recadrage et inclinaison de l'image sont regroupés au même endroit que les deux outils de correction évoqués ci-dessus, ce qui est beaucoup plus pratique que la version précédente.

La couleur se sélectionne également de manière plus agréable, via une palette large… Cette palette se retrouve dans d'autres modules et l'on peut ainsi — par exemple…! — réaliser des combinaisons de couleurs abomifreuses pour le web…
Un exemple…?

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Violent…! Tous les éléments des sets proposés par défaut sont ainsi aisément modifiables à vos couleurs… Il est heureusement aussi facile de revenir aux options d'origine (ouf…!).

Je ne souhaite pas décevoir Laurent. Si Capture NX offre, certes, un affichage très pratique avec cette notions superbes des U-points à l'ergonomie très astucieuse, LightRoom 2.x propose de traiter d'une manière finalement assez proche dans l'esprit nos images sans se restreindre uniquement aux NEF made in Nikon. Bien évidemment, on ne va pas jouer sur les mots et comparer les technologies mais, en résumé, LightRoom se défend étonnamment bien, ceci vu de mon écran…!

Alors que j'étais assez sceptique en tripotant du bout de la souris les versions béta, la version finale est impressionnante de fluidité pour travailler sur mes RAW de 12 MP sortis de mon antique Canon 5D. Si la prochaine version de ce boîtier passe en 16 MP, j'espère conserver cette célérité en terme de traitement… Notez bien que cette version est prévue pour gérer des images de 512 Mo, de quoi voir venir…!

Bref, 30 jours d'essai nous sont offerts, le temps de tester en profondeur cet outil comme ses concurrents évoqués précédemment…

le 31/07/2008 à 07:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?