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Mais pourquoi Markdown…?

Priorité à mon texte…

dans dans mon bocal | écrire
par Jean-Christophe Courte

C’est une bonne question. Elle paraît pourtant assez limitée cette question. Elle aurait pu (du) être posée autrement, genre :

  • Pourquoi emploies-tu Markdown ?
  • Qu’est-ce qui t’a conduit à l’utiliser ?

écrire, écrire et écrire

Ma première explication est que j’aime écrire (…certains aimeraient que cela cesse mais c’est — très — facile, il suffit de ne pas lire mes contributions, ici ou sur tiaaft et hop, c’est réglé…).

Écrire me demande de rester concentré sur mon texte et d’avoir un environnement de travail minimal, débarrassé de toutes ces scories d’interface qui finissent par occuper tellement d’espace que j’en arrive à chercher l’endroit où mon texte s’affiche.

Ensuite, même si c’est le cas dans mon job de graphiste de mettre en pages et donc attribuer des styles aux paragraphes et aux mots, j’apprécie de ne pas passer continuellement du temps à activer sur une sélection de texte du gras et de l’italique, rester dans un mode de saisie neutre, toujours dans le cadre précis de rester concentré.

Enfin, j’aime la mobilité. J’aime pouvoir écrire à l’endroit où je me trouve et non exclusivement devant l’écran de mon Mac.

ma machine à écrire est un iPad

J’ai commencé avec des outils que je ne renie pas comme Writeroom ou encore iA Writer, byword sur iPad et iPhone (ou l’inverse).

J’apprécie la dernière version de iA Writer qui est revenue à une typo plus resserrée, testé tous les traitements de texte que j’avais l’opportunité d’essayer.

Et mon choix s’est finalement porté sur Daedalus touch même si j’emploie nombre d’autres traitements de texte comme Day One. Ce qui me convient, c’est :

  • la faible largeur de ligne (ou les grandes marges, au choix)
  • le tapotement dans ces marges pour déplacer mon pointeur
  • la barre additionnelle personnalisable
  • la touche delete pour supprimer le caractère qui suit mon pointeur
  • et Markdown !

Markdown, le balisage léger

Si j’emploie un traitement de texte dédié à l’écriture (un outil non bureautique), c’est pour conserver cet environnement dépouillé.

Généralement, je procède par une première saisie brutale, comprendre que je tapote sur mon écran tactile avec mes gros doigts gourds, ravi de l’assistance de la complétion et de l’aide quotidienne de TextExpander.

Bref, je tapote sans me poser de questions, juste en évitant si possible que des suggestions — à la c#$ suggérées par mon iPad — remplacent les mots que j’ai saisis.

…et tardif !

Et c’est seulement après coup, au moment des relectures, que je commence à corriger ce que mes yeux fatigués voient (…quand ils les voient !), ces fautes de frappes idiotes (…un la à la place d’un le), des accords foireux, les répétitions du même terme à une phrase d’intervalle. Etc.

C’est à cet instant que je balise légèrement avec mes petites astérisques pour mettre telle partie de la phrase en exergue, rappeler que tel mot est un logiciel, ajouter des URL.

Sans oublier de marquer les inters avec des dièses et leur octroyer le poids souhaité en jouant sur leur nombre d’occurrences à la suite.

Mon texte n’est jamais surchargé, toujours agréable à lire. À mes yeux, CQFD.

Je me suis expliqué également sur le pourquoi du MultiMarkdown dans un billet récent en expliquant que, tant pour les légendes des visuels que pour les notes de bas de page, c’est royal.

Bref, employer un traitement de texte basique pour saisir puis markdowniser.

Si iA Writer avait intégré une barre additionnelle glissante pour passer de sa saisie optimisée des accents à Markdown et réciproquement, je serais resté sur cet outil.

Mais Daedalus touch me permet de retrouver mes textes sous OSX dans Ulysses III et c’est aussi un plus qu’il me faudra un jour développer. J’entends : en terme de confort pour le tapoteur de signes que je suis.

Dernier point : s’il y a bien un domaine dans lequel je suis assez volage, c’est bien celui des traitements de texte. Contrairement à @david_bosman qui privilégie l’efficacité, je reste très (trop ?!) sensible à l’ergonomie de mes outils même si je suis capable d’accepter des compromis pour ne pas basculer en mode galère plus que de raison.

le 02/06/2013 à 13:47 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?