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Markdown, une révolution silencieuse ?

Après bien d’autres…

dans dans mon bocal | vieillir
par Jean-Christophe Courte

En discutant avec Marc Autret mercredi dernier, en fin de conversation, nous avons bifurqué sur le balisage Markdown que nous employons l’un et l’autre.

Marc est un utilisateur nettement plus pointu que moi et depuis longtemps. C’est lui qui m’avait signalé le script de conversion d’un texte balisé en Markdown vers les styles paragraphes de Adobe InDesign.

Pour ma part, j’ai découvert ce balisage en février 2011. J’avais été intrigué par le fait qu’il soit mentionné dans Nebulous Notes que je testais alors et j’ai voulu en savoir plus… Du coup, je l’adopté dans les semaines qui suivirent, sidéré — littéralement — par cet œuf de Colomb textuel.

Ce qui m’avait séduit sur le moment et continue à me convenir…

  • l’absence de format propriétaire (j’en avais assez des variations de format de Word et donc de la quasi obligation d’acquérir une nouvelle version de cet ouvre boîte numérique devenu un standard incontournable),
  • le poids ridicule des fichiers (et pour cause, du pur texte qui permettent, de plus, de les sauvegarder ou les échanger sans difficulté),
  • la simplicité désarmante du balisage (…désormais splendidement épaulée par des barres additionnelles sur tous les bons traitements de texte).
  • les options d’export élargies.

Ensuite j’ai ajouté les notes de bas de page de MultiMarkdown ce qui m’a amené à chercher des applications un peu plus riches dans leur capacité à traiter du Markdown.

Quelques révolutions sous mes yeux…

Même si je me suis rapidement enthousiasmé pour ce balisage rigolo et ses astérisques cosmétiques1, je n’ai pas mesuré de suite sa portée dans mon quotidien. Or il est clair que cela l’a modifié de fond en comble en m’amenant à utiliser des outils légers et véloces au lieu de mes traditionnelles usines à gaz bureautiques, celles avec lesquelles j’ai passé plus de 25 années de ma vie.

À mes yeux, j’avais déjà eu la chance de vivre quelques chouettes révolutions qui, souvent, n’ont pas été perçues comme telles sur l’instant.

Les seules qui m’ont marquées de suite furent l’intrusion du Lisa dans ma vie professionnel, puis la concrétisation matérielle du GrosPad, à savoir le iPad.

À ce propos, ce qui m’a marqué reste…

  • le Lisa bien entendu, mais pas tout seul : avec la suite lisa 7/7, son mulot et, ce, une année avant le Macintosh dans mon histoire personnelle
  • l’application LisaDraw qui a été l’application qui m’a attiré vers Lisa, produit qui est devenu au fil des déclinaisons MacDraw puis Claris Impact… 20 ans de ma vie professionnelle en définitive…
  • PostScript, illustrator et l’impression laser en noir et blanc
  • Bien entendu PageMaker, Quark XPress avant de poursuivre sur InDesign
  • Mention spéciale à FrameMaker qui m’a montré que l’on pouvait aller bien au délà de Microsoft Word même si je le savais déjà avec Colombine et Writer+. Regrets éternels pour son non portage sous OSX.
  • Autre mention spéciale à ArtMixer
  • la première version de PowerPoint (celle de Forethought) avant son rachat par Microsoft tout comme celle de FileMaker du même éditeur…
  • les premières numérisations de diapos (des ektas réalisées à Ravenne en Italie avec des parasols à rayures noires et rouille) avec un BarneyScan, ancêtre de PhotoShop
  • TextExpander pour m’éviter de ressaisir mille fois par jour les mêmes chaînes de caractères
  • l’arrivée du grosprod, alias iPad
  • et enfin Markdown et sa cohorte de traitements de texte même si je peux également évoquer l’emploi de .fountain pour rédiger sans peine des scénarios.

Certes il y a eu d’autres révolutions comme les LaserGraphics Film Recorder pour shooter nos diapositives réalisées sous MacDraw en 35 MM argentique, le format .otf (pour OpenType Font) qui explosait la limite des 256 glyphes, l’iPhone, la découverte du boîtier Kodak DCS Pro SLR juste avant qu’il ne soit plus commercialisé… les touches prédictives d’iOS 8, le mode dictée. Et bien d’autres choses encore.

…et une nouvelle révolution naturelle sous mes doigts…!

Mais, dans ces dernières années, hormis les disques SSD et la finesse de l’écran Retina, ce sont bien les traitements de texte et Markdown qui m’ont intéressé…

Après Daedalus touch, c’est la version de Ulysses III et Ulysses for iPad qui me permettent d’écrire. Bien entendu j’emploie des tas d’autres produits, de Editorial à Drafts 4 en passant par Day One, Byword, iA Writer. Mais pour écrire autre chose que des chroniques, me lancer dans la narration et assembler ces fragments épars, c’est Ulysses2.

Bref, j’espère en vivre quelques unes encore avant de recycler mes atomes…


  1. Je n’ai pas oublié les remarques désagréables que m’ont valu l’usage de ce balisage… 

  2. Sans oublier ses thèmes personnalisables… je suis addict à Watermelon Pop 

le 06/02/2015 à 19:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?