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Nikon D2X

2x comme deux fois plus de pixels…!

dans photographie
par Jean-Christophe Courte

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Dans mon souvenir, le Nikon D2H me semblait beaucoup plus lourd que le boîtier que je déballe ce samedi matin… Pas du tout, ces deux boîtiers ont le même poids, un bon kg…! Bref, j’ai du prendre des biscotos…! Le temps de charger la batterie (08:45 à 10:30 avec des petites diodes qui m’indiquent où j’en suis…), de parcourir en diagonale les 264 pages du mode d’emploi (eh oui, chacun ses marottes…) après avoir hésité à installé la courroie (le truc discret avec Nikon D2X à chaque bout mais finallement indispensable sous peine de se luxer la main droite à la longue…), installé une optique et une carte flash… Hop, dehors…!! Nous l'espérions depuis quelques mois et nous avons eu le privilège de le recevoir début avril…
Que dire ? Après le Dynax 7D, de très belle facture, après le E-300 d'Olympus et ses 8 méga-pixels, et sans remonter jusqu'au Kodak DCS, quelques boîtiers sont passés entre mes mains. Je me souviens du Nikon D2h qui a été réellement un choc pour moi mais avec un capteur trop petit pour le type d'images dont j'ai habituellement besoin (1632 par 2464 pixels). À ce titre là, l'Olympus E1 s'avérait, de facto, plus intéressant avec ses 2560 par 1920 pixels, format 4:3 oblige.

Bref. Et là, Nikon débarque avec la réponse à toutes mes questions, un capteur fabuleux de précision (parfois trop, certains portraits réalisés me permettent de compter les comédons…) et, surtout un choix de la résolution en fonction de mon besoin du jour. Le tout dans un boîtier quasi parfait au niveau ergonomique. Que demander de plus ?!

Alors, n'attendez pas de moi un test en retrait, blasé, ergotant sur telle ou telle fonctionnalité. Pas de tableaux en deux colonnes avec la liste de toutes les caractéristiques, pas de photos à la recherche du moiré ou du bruit, pas de mire, pas d'objet hétéroclite photographié à toutes les sources lumineuses… Rien !

Au bout d'une semaine d'utilisation avec une optique des plus standards (un simple 50 mm), des réglages encore imparfaits (une légère tendance à sous exposer), je suis séduit par ce produit qui résout, à mes yeux, la quadrature du cercle en terme d'image numérique au quotidien. N'ayant pas eu de produits équivalents, hormis le Kodak DCS SLT/n avec ses imperfections (démarrage lent, accu avec une charge un jeu juste) et ses qualités (capteur ultra doux, poids supportable), je ne suis pas impartial.
Aussi, ami lecteur qui souhaite aller plus loin dans la course aux pixels, souviens-toi que tirelire tu casseras
Cette nouvelle merveille de chez Nikon a un prix, désolé de le rappeler plusieurs fois car il joue dans mon cas le rôle efficace d'extincteur de mes envies…

Boîtier
Le boîtier est identique à celui de l'excellent Nikon D2h mais avec quelques "gros" plus (j'aurais du écrire "énormes" plus) dissimulés en son sein…
Un capteur généreux qui offre l'alternative suivante :
• 12,4 méga pixels pour de la photo "studio" ; 6,8 méga pixels pour de la photo dite "sportive", c'est-à-dire quand vous devez impérativement photographier à pleine vitesse (8 images par seconde)…
• quelques fonctionnalités pratiques en terme de gestion de la couleur
• le soft maison, PictureProject (en version 1.1), qui s'avère plus intéressant que je ne l'imaginais au départ…
Pour le reste, on retrouve la recette de Nikon qui a fait le succès du D2H avec les onze collimateurs pour l'auto-focus, une mise sous tension immédiate et une analyse de la lumière fantastique. Sans oublier ce superbe boîtier en magnésium aux commandes bien réparties…

Deux modes, pour quoi faire ?
Revenons d'emblée sur l'histoire des deux modes, 12,4 ou 6,8 méga pixels, car je sens que nombre d'entre vous se posent les mêmes questions que moi-même au début de ce test…
En fait, c'est assez simple à comprendre : à 12,4 méga pixels, vous ne pouvez pas dépasser les 5 images seconde en photo sportive.
Logique, cela fait quand même des fichiers énormes à faire avaler par cette mémoire tampon que l'on nomme buffer… Et du coup, vous ne pouvez envoyer qu'entre 16 à 22 images de ces images parce qu'il faut bien que le buffer recrache à un moment donné ces informations vers votre carte flash…!

En ramenant l'acquisition à 6,8 méga-pixels (seulement !), vous pouvez faire du 8 images seconde, ce qui est très important en prise de vue sportive mais le buffer supporte, dès lors, plus de vues, de 28 à 35 images selon l'encodage choisi.

Astucieusement, Nikon propose ces deux modes pour avoir le meilleur compromis en fonction du type de situation… Le dispositif est simple, il suffit d'activer la cadence Ultra pour basculer en mode "sportif" ou inversement.

Effectivement, 12,4 mégas pixels, cela fabrique de très gros fichiers surtout si vous prenez soin de faire vos acquisitions au format RAW nikonnesque, c'est-à-dire en .NEP !

Néanmoins, comme sur tous les appareils numériques, vous pouvez ajuster la taille en pixels souhaitée (mais uniquement si vous travaillez au format JPG, en RAW, c'est la dimension maximal du capteur actif qui est prise en compte, souvenez-vous en pour la suite des informations qui viennent).

Pixels : résumons…
En mode "studio", le D2x permet de prendre trois types d'images :
• 4288 par 2848 pixels, ce qui permet — réponse privée à la question de Dame Claire pour ses lithos et aquarelles — d'imprimer à 200 dpi un format de 54,5 par 36,2 cm. Sans oublier que l'on peut pousser ensuite en DNG vers des formats plus importants à partir de tels sources et atteindre 6000 par 4000 pixels pratiquement…
• 3216 par 2136 pixels
• 2144 par 1424 pixels.

Le rapport optique est alors de 1,5… Si vous utilisez un 50 mm, vous aurez l'impression d'utiliser un 75 mm.

En mode "Sport", c'est-à-dire avec l'option cadence "ultra" activée, on peut donc shooter à 8 images secondes (oui, je me répète). Mais, en ce cas, les valeurs en pixels sont diminuées pour ne pas saturer le buffer… Et donc :
• 3216 par 2136 pixels (pas mal non ?!)
• 2400 par 1600
• 1600 par 1064

Mais attention, le mode Ultra ne prend pas en compte toute l'information dans le viseur ! Un cadre très net est inscrit dans ce dernier : ce sont bien les informations contenues dans ce cadre qui seront uniquement transposées dans l'image. le Nikon D2x illumine momentanément les coins de ce cadre pour vous le rappeler au moment de la mise au point de l'auto-focus et un symbole dédié clignote dans le viseur : impossible de se tromper sans être de la plus mauvaise foi !

Par ailleurs, le rapport optique n'est plus alors de 1,5 mais de 2… Le 50 mm de mon test se mue en 100 mm… Encore plus fort : le D2 x vous propose deux optiques pour le prix d'une : je galéje…!! — Galéjer : tenir des propos rocambolesques exagérés ou inventés de toutes pièces…

Revenons maintenant au boîtier…
Un regret, pourquoi ne pas avoir conservé uniquement l'écran LCD au dos du boîtier, quitte à en mettre un plus vaste, et pas viré les deux écrans à cristaux liguides additionnels ? Celui du dessus du boîtier et l'autre sous le LCD justement. La solution proposée par Olympus, ou encore Konica Minolta me semble plus confortable à l'usage, n'ayant pas des yeux partout…! Mais il faut tempérer cette idée, le système fonctionne fort bien et offre d'énormes avantages comme les changements d'options à la volée… Néanmoins, dans la pratique on se surprend à toujours jeter un œil sur l'écran LCD avant toute chose…

Côté "touché" et prise en main, le D2x est très agréable (même si aussi lourd que le D2h ou le petit dernier, le D2hs — pas très bon comme nom en France…!!), robuste et superbement fini. Tout tombe bien sous les doigts et l'ergonomie générale est excellente (…où est-ce moi qui m'habitue à la longue ?)

Côté menus, tout est concentré avec un nouvel menu bien pratique et en évidence : la liste des dernières options que vous avez changé, ce qui vous évite d'avoir à retrouver ces points dans l'arborescence des menus spécialisés. Du coup, facile de revenir sur tel ou tel réglage.

Bref, entre le débrayage de l'analyse de la lumière, le navigateur quadridirectionnel pour changer de collimateur en autofocus, tout est à bonne dimension.

Les principales options peuvent être modifiées sans passer par le menu. Par exemple, il suffit d'enfoncer la touche QUAL en bas du dos du boîtier et de faire tourner la molette principale pour changer de résolution…
Par contre le passage en cadence Ultra demande de repasser par les options du Menu… Ou de paramétrer cette touche FUNC (fonction) que Nikon laisse à notre disposition et qui se situe en dessous de la touche profondeur de champ…
Dès que vous êtes en mode ultra, cela se perçoit immédiatement dans le viseur : les coins du cadre s'activent… Enfin, ceci est de la théorie, car, bug sur ce D2x de test, cela ne fonctionne pas, la touche FUNC refusant de prendre en compte la fonction Ultra… Je suis certain que cela sera corrigé dans une prochaine version du firmware.

Mais d'aucuns préféreront utiliser cette touche supplémentaire pour changer de contrôle de mesure ponctuellement, etc.

Côté Optique, Madame Nikon nous a fait parvenir un 50 mm lumineux (le AF Nikkor ouvrant à 1,8 — ce n'est pas le plus lumineux certes —, ce qui donne avec un rapport de 1,5 l'équivalent d'un 75 mm au format 24*36). Cela m'a permis de floutter tranquillement des arrières plans dans certaines compositions.
Première précaution, bloquer le curseur sur l'ouverture minimale (22) car je vais utiliser principalement le mode Programme. L'optique ne pèse quasiment rien, 155 grs, très compacte.

Premières images
J'ai réglé immédiatement la prise de vue avec l'option capteur maximal, NEP (format RAW spécifique à Nikon) et JPG fin.
Résultat des images qui avoisinnent allégrement les 20 Mo pour le NEP (11 Mo à 6,8 méga pixels) et 4 Mo pour les JPG.
Bref, sur une carte de 1 Go, en RAW pur, on peut placer une petite cinquantaine d'images… contre, au minimum, 138 pour le JPG en mode fin… Bref, faire du RAW reste encore une affaire de grosses cartes Flash… Et l'emploi d'une 4 Go devient vite indispensable. Oui mais la batterie ? Pas de souci, elle est tient merveilleusement la charge et est annoncée pour plus de 2000 vues, au bas mot.
En revanche, comme d'habitude, le traitement du nagatif numérique s'avère hyper efficace avec une grosse nuance : plus c'est gros, plus c'est lent !

Post-traitement des images numériques
La version de Camera RAW 2.4 ne permet pas d'ouvrir les NEP du D2X, pas plus que Adobe DNG Converter ne sait transformer en DNG ces mêmes fichiers. À la question posée à Adobe (le jour de l'annonce de la suite CS2) : "allez-vous ajouter les specs du D2x dans Camera RAW pour la suite CS actuelle…?", nous avons eu des réponses type "je botte en touche" de nos interlocuteurs. En fait, ils sont comme nous, ils n'en savent rien.

C'est donc le moment d'essayer PictureProject qui ressemble à une sorte de iView (en plus 10 fois plus lent) signé Nikon. Ce soft est livré en version 1.1 sur un CD.
Alors pourquoi s'en soucier si c'est moins efficace que iView me répondrez-vous ? Comme je le faisais remarquer, le RAW du D2x n'est pas reconnu par Camera RAW et, sauf posséder déjà la version 4.2.1 de Nikon Capture, ce n'est pas inutile de trouver un logiciel qui permette de les traiter à minima
Or ProjectPicture fait cela très bien : commandes simplifiées mais suffisantes pour découvrir tout l'intérêt du RAW.

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Pour ma part, j'ai laissé toutes les attributs dans les menus du D2x au minimum… du coup, mes premières images étaient assez "plates". En utilisant ProjectPicture, cela m'a permis de voir sur quels paramètres je pouvais jouer (exposition, netteté, D-Lighting HS, etc.), modifier du coup les réglages correspondants dans les menus du boîtier. Et, bien évidemment, améliorer par défaut les images prises (même s'il sera toujours possible, privilège du RAW, de modifier cet état de choses).
Bonne surprise, ProjectPicture offre une option qui permet de corriger automatiquement les images effectuées, sorte de système "expert" qui évalue sur quoi agir et, du coup, traite de manière différente les images prises.

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J'avoue que j'ai été assez bluffé de la qualité de la correction effectuée en automatique, n'ayant que très rarement à venir utiliser le mode D-Lighting HS pour fouiller des détails dans les ombres…
Ce soft n'est un foudre de guerre, oublie parfois d'enregistrer la correction qu'il vient d'effectuer, mais a le mérite de fonctionner convenablement même si une version débugguée devrait rapidement être disponible.

Petite critique : il serait sage pour Nikon de cesser de découper le monde en tranches et permettre à un utilisateur qui télécharge la version 1.5.1 de ProjectPicture aux USA de l'installer en France. Ben non, on peut pas (pas la même zone géographique) et c'est très frustrant.

J'ai bien évidemment testé la dernière version de Capture One Pro… Si le profil du Nikon D2x est bien ajouté, il est inexploitable sur la béta que j'ai testé : un clic sur "lumière naturelle" transforme aussitôt l'image en une très belle composition saturée qui n'a rien à voir avec ce que j'ai photographié ! Les ingénieurs de PhaseOne auront le temps de corriger cela mais pour l'heure, ProjectPicture est plus modeste mais rend le service que l'on attend !

Taille des fichiers
Alors, questions…
• pourquoi un tel capteur, est-ce réellement utile (le jeu en vaut-il la chandelle ?)
• est-il nécessaire de rester en 12,4 méga pixels tout le temps…
• etc.
En mode RAW et mode "studio", 4288 par 2848 pixels, on remplit en peu de temps sa carte Flash, c'est un fait. Mais qui doit faire preuve de discernement ? L'appareil ou l'utilisateur ? Tout l'intérêt de ce boîtier repose justement sur ces différentes plages de pixels. Et c'est à celui qui appuie sur le déclencheur de se poser des questions…
D'autant que le Nikon D2x vous permet d'éliminer une photo en trois pressions du pouce (appui sur affichage de la vue, puis poubelle une fois avec le message d'alerte, poubelle une seconde fois éliminant la vue sans espoir de retour !)…
En usage courant, le 6,8 méga pixels et ses 3216 par 2136 pixels sont très suffisants… Mais, dès que l'on se trouve face à certaines situations à photographier (photo d'architecture, portrait), le passage en 12,4 méga pixels ne prend que quelques secondes et permet dès lors d'archiver une image de qualité dans un format époustouflant.

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Si vous effectuez des photos pour l'édition, vous aurez une image parfaitement adaptée pour des grands tirages et, surtout, vous pourrez prélever des détails sans avoir besoin de tirer/interpoler lourdement sur le fichier source.

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nb : ces deux vues sont des copies d'écran en .jpg optimisé, juste histoire d'illustrer mon propos…

Je l'ai déjà écrit, je suis adepte de boîtiers délivrant de grosses quantités de pixels…
Pas mal de monde se demande à quoi cela sert de travailler sur une image de 4 500 x 3 000 pixels. Je lis, de temps à autre, sur des forums des phrases comme celle-ci “la course aux pixels ne m’intéresse pas”. Eh bien moi non plus ! Pourtant, le fait d’avoir de la matière […] permet de faire des recadrages dans l’image ou de conserver des fonds perdus.
Un bref rappel, je ne suis pas un photographe mais un simple graphiste qui utilise des images numériques dans son activité quotidienne.
Je sais que cela va faire sourire les photographes purs et durs mais c’est l’un des problèmes récurrents lorsque l’on réalise des mises en pages avec des images prêtes à l’emploi acquises sur des sites spécialisés : l’image a été superbement cadrée et pourtant on se met souvent à rêver d’avoir un poil de matière en plus pour finir avec un bord perdu correct, même peu gourmand.


Par contre, cela demande dès lors de mettre en place une très bonne stratégie en terme de stockage, d'identifier correctement ses images et d'effectuer un tri im-pi-toy-able des images réalisées… Ok, nous avons toujours envie de tout conserver. Mais vu le poids des fichiers, il sera de plus en plus difficile de renâcler à moins de multiplier les supports de stockage.

Bref, à nous, utilisateurs, de penser nos images et de réfléchir à l'usage de ces dernières. Aujourd'hui, avec un capteur entre 6 et 8 méga pixels, on a suffisamment d'informations pour travailler sérieusement son rendu pour l'impression mais dans des formats limités au A4. Avec un 12 ou 14 méga pixels, on passe dans une autre dimension. Sans oublier le plaisir du recadrage.

En conclusion
Le Nikon D2x fait partie de ces rares appareils que l'on sait être capable de nous accompagner dans toutes les circonstances (la robustesse du boîtier y concourt pour une large part), réagir vite et bien (tant en rapidité de l'auto-focus qu'en qualité de l'analyse de la lumière)… Je ne pense pas que le D2x soit l'appareil parfait.
En revanche, il est certainement l'un des meilleurs compromis. À ce jour, il est celui que je souhaiterais utiliser quotidiennement si… mon banquier comme mes enfants m'en laissaient le loisir. Cela a le mérite d'être clair (et de vous donner, par là même, un aperçu de mes finances…!!)


Car, malheureusement, ce rêve a un prix (hop, extincteur !). Un prix que l'on peut qualifier d'élevé. Ajoutez à ce boîtier une belle optique AF et vous tutoyez instantanément les 7000 €.

Ce prix est en partie justifié par les raffinements technologiques dont est paré le D2x… Dans le cadre d'un usage professionnel, ce n'est pas plus indécent que de s'offrir un gros G5 bi-pro pour un graphiste (Comment cela, non ? Un 2 x 2,5 + deux Go de RAM + un écran 23 pouces avoisine les 5400 € TTC). Sauf que le photographe numérique doit également s'offrir une chaîne de post-traitement de qualité, ce qui plombe un peu plus son budget "outils de production".

Alors, que faire ? L'un des meilleurs compromis "quantité de pixels/qualité/prix" reste à ce jour le simplissime Olympus E-300. Il y en a d'autres bien évidemment, que chacun évaluera selon ses besoins… Pourtant, quand on a goûté au D2h puis au D2x, on a beaucoup de mal à raisonner calmement.

Aussi, posons-nous la bonne question : qui a besoin réellement d'un Nikon D2x ?!
Pour le photographe amateur, c'est disproportionné. Seule l'envie de posséder un tel boîtier le conduira à rogner sur d'autres budgets. Il existe aujourd'hui des APN de très bonne qualité à des prix abordables. Nikon propose son D70 qui produit des images de 3088 par 2000 pixels, ce qui suffit amplement même pour de la photo pro.
Pour le professionnel sportif, animalier ou de studio, la réponse sera bien évidemment oui. Même s'il y a des alternatives moins coûteuses comme le Dynax 7D qui propose un très bon compromis vitesse en rafale et taille des images.

Et moi, auteur de ce papier, quel est mon sentiment ? Je dois reconnaître que je suis satisfait des quelques images que j'ai pu réaliser. Pour mon job de graphiste qui demande de plus en plus régulièrement l'emploi de photos non "formatées" comme celles des banques d'image, c'est l'outil, la boîte à pixels dont j'ai envie. J'avais exprimé ce même sentiment vis-à-vis du Kodak DCS SLT/n qui délivrait des images de 4536 x 3024 pixels. J'ai répondu en amont aux critiques que l'on peut m'adresser sur des images de cette taille…

Infos…
Le prix du boîtier nu est de 5 200 € TTC. Du coup, le D2H est passé à 3400 € et son successeur, le D2Hs, 3700 €… Cher ? Mais le D1X est lui à 5300 €…
Informations officielles sur le Web ici
Et cette réflexion de notre ami Jean-François Vuibert…

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Bon, je rends le Nikon D2x sans regrets (…tu parles !) et vais, un de ces jours, devoir me décider sur un produit moins sophistiqué qui m'offrira néanmoins l'occasion de faire de bonnes images.
À ce propos, ne nous laissons pas leurrer par les sirènes du marketing (toutes marques confondues) qui, de bonne guerre, nous font rêver sur un produit Haut de gamme pour nous proposer ensuite un produit bien moins cher, de facture plaisante mais dont l'un des points les plus visibles (sic !) est de porter la même bannière…!

Autre précision, nous avons eu des réactions de lecteurs qui n'avaient pas bien compris que ces produits ne passaient entre nos mains que pour de (trop) brèves périodes. Eh bien non, nous rendons bien les produits en fin de test et, jusqu'à présent, aucun constructeur n'a pensé à doter notre petite rédaction de produits à titre gracieux !! Non, non, ce n'est pas un appel au peuple mais une simple précision pour nous éviter des commentaires hors sujet…!

Enfin, d'aucuns me reprochent amicalement de ne jamais évoquer Canon dans mes articles. Sachez que je le déplore également ! Canon France n'a pas eu l'opportunité à ce jour de nous laisser un de leurs produits en test. Néanmoins, cela devrait être fait dans les mois à venir. Nous les en remercions par avance.

le 15/04/2005 à 08:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?