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.pdf, mode d’emploi [1]

C'est pas compliqué pourtant

dans outils | pratique
par Jean-Christophe Courte

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Petit à petit, le .pdf s’est fait une fabuleuse place dans la vaste panoplie des formats de document.
Entre le téléchargement gratuit de Acrobat Reader, le côté “fac-similé” astucieux et sa caractéristique exceptionnelle d’être multi-plateformes, son usage se généralise…
Mais combien d'entre-nous sont allés plus loin et surtout savent le générer ?

Si vous êtes un utilisateur de OSX, vous allez hausser les épaules.
Effectivement, depuis l’avènement de la version 10, jamais générer un .pdf n’a été aussi facile : il suffit de spécifier Enregistrer comme .pdf en lieu et place d’imprimer. Et hop, c’est magique, le .pdf est fabriqué sans application particulière.

Jusque là, c’est pratique au quotidien : vous souhaiter communiquer un draft d’un document de travail à un collègue qui n’a pas le même traitement de texte que vous, expédier une maquette par messagerie, cette fonctionnalité suffit amplement à ces besoins.
Mais cette utilisation reste bien en deçà de ce qu’il est possible de faire.

Bref, je ne vous surprendrais pas en vous affirmant que le format .pdf est encore méconnu. !
Je ne vais prendre qu’un seul exemple, celui des fichiers prêts pour l’impression

Depuis le début de la PAO, c’est-à-dire de l’arrivée de PageMaker et de ses successeurs, transférer une maquette finalisée au client puis à l’imprimeur a toujours rimé avec galère. Oublions notre quotidien à base d’ADSL et de courriel pour nous mettre dans les conditions de l’époque, celle de la préhistoire de la PAO !

Hier…
Généralement l’envoi d’une maquette imprimée se faisait par la poste ou par coursier. Or cela représentait déjà deux difficultés !
Imprimer la maquette elle-même (si, si !!!) sans que la mémoire de l’imprimante soit saturée… et transmettre au client la dite impression, comprendre "faire en sorte que le client ait en mains votre épreuve…".
Prenons le cas le plus défavorable, le mode corrections avec BAT avant midi et là, angoisse : le coursier…!
Que l’on ne se méprenne pas : le boulot de coursier est l’un des plus ingrats qui soit… et l’un des rouages des plus essentiels. Or, entre les conditions atmosphériques, les embouteillages, les délais plus que serrés et l’accueil quasi “imbécile” de certains grands groupes, les possibilités d’achoppement restent nombreuses !!!
Comme cette illustration maintes fois vécue (encore dernièrement, ce qui prouve que certains comportements ont la vie dure…!!)…
“désolé, mais la réception des plis par coursier est ouverte de 9h30 à 12h00, revenez à 14h00 !”
“Mais il est 12h05 et votre directeur de la communication l’attend…!! C'est urgent !!”
“Revenez à 14h00…” répond impavide le ou la préposée…
Seul recours, téléphoner au client pour qu’il descende retrouver devant le hall d'accueil le précieux coursier…
Mais revenons à nos moutons…

Une fois les corrections effectuées, le BAT accepté, moyennant “n” allers et retours, de nouvelles difficultés nous attendaient :
En premier lieu, regrouper toutes les informations nécessaires (typos, fichier source, images, etc.) puis placer tout ceci sur un support susceptible d’être lu par le prestataire en fin de chaîne.
Et ici, indispensable de rester un tant soit peu vigilant !
En premier lieu, ne pas oublier une typo ou une image dans l’ensemble de fichiers ! Et qui dit typos, dit toutes les typos, les définitions n’étant pas identiques entre celles sur votre machine et celles du prestataire final (que celui qui n'a pas eu ces problèmes lève le doigt !!!)…
Sans omettre de copier accessoirement votre version de l’application de base !
En second lieu, la copie sur un support même si la gravure de CD-Rom a simplifié cette opération. Auparavant, ce fût une époque bénie entre les multiples drivers de SyQuest et le recours fréquent à SCSIProbe (!), les formats spécifiques (Bernoulli, Jaz ou encore Zip : 100 ou 250 ?!).
Je me souviens du coup de fil du prestataire m'informant de son impossibilité à "lire" le support… Aussi, je me suis retrouvé quelques fois à traverser Paris avec un disque dur SCSI de 400 Mo énorme pour aller transmettre les éléments indispensables à la bonne fin de l'opération !
Bref, une fois tous les pièges de la transmission, il restait à l’imprimeur à réaliser son boulot.
Mais ceci n'est pas le propos de cette chronique.

Désormais la solution se nomme .pdf… mais encore faut-il savoir le réaliser correctement.

le 29/03/2004 à 11:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?