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Prolexis version 6 sur Mac

À utiliser sans restrictions…

dans dans mon bocal | outils | pratique
par Jean-Christophe Courte

Avertissement : je fais très attention dès que j’évoque une telle application. Vu mon parcours scolaire, je n’ai strictement rien d’un expert en orthographe et en grammaire, que les choses soient claires pour le lecteur…! Merci à ceux qui me font remonter mes propres fautes de frappe…!

Aussi, ce billet est rédigé dans le seul cadre de l’utilisateur…! Celui qui a impérativement besoin de (faire) relire sa prose avant de la publier…!

Depuis quelques jours, je teste la version 6 de ProLexis. Je ne vais pas insister à nouveau sur la vitesse d’exécution ou les qualités innombrables de cette application que j’utilise — certes insuffisamment — depuis sa toute première version…!

Mais cette version 6 apporte une révolution…! Ce n’est plus exclusivement un détecteur de ponctuations erronées, de mots mal orthographiés ou de grammaire torpillée…! ProLexis devient un compagnon indispensable à tout rédacteur en décelant à son insu ses erreurs de frappe mais, surtout, en lui expliquant les confusions possibles dans le texte en cours de saisie…

Bien malin (et adroit…!) celui qui peut se targuer d’éviter impropriétés, pléonasmes, homophones, paronymes, élisions… Note : ces mots savants recouvrent différentes typologies d’erreurs qui ne sont pas rares (sic !) dans nos écrits, mails, voire dans les informations lues sur la toile quotidiennement.

Bref, ProLexis nous propose une manière intelligente et auto-formatrice de débusquer des horreurs comme collaborons ensemble ou petite maisonnette, l’oubli des traits d’union, de confondre venimeux et vénéneux, etc. Toutes sortes de fautes qui peuvent échapper assez facilement à notre vigilance.

Les signaler est une chose, les expliquer en est une autre.

Or c’est bien cet aspect précis de ProLexis qui me plaît énormément… Si afficher la correction est le boulot de cet outil ; expliquer le pourquoi de la correction est nettement plus efficace pour l’utilisateur qui peut dès lors progresser… l’idée n’est pas de se confier aux bons soins de l’outil mais bien d’apprendre à son tour pour améliorer tant sa saisie que son français. Avantage immédiat, éliminer de ses discussions ces mêmes erreurs, plus de ProLexis dans cette situation pour corriger nos balourdises !

Cela me fait penser à ce propos à l’excellente application Projet Voltaire (voir cette chronique sur urbanbike). Et, dans une moindre mesure aux capacités réduites d’un TextKraft en version française.

Voici une série de phrases boiteuses empruntées aux exemples disponibles sur le site de Prolexis. Et regardez bien ce qui se passe dans la colonne de droite à chaque fois…

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Alors une série d’exemples (phrases) et la correction proposée…

@urbanbike @urbanbike @urbanbike @urbanbike @urbanbike @urbanbike @urbanbike @urbanbike

Sans oublier les habituels…

@urbanbike @urbanbike

Ou encore les élisions…

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La mise à jour en version 6 est payante (mais, vu le prix très abordable — il me semble même que cela fait des années que cet éditeur n’avait pas procédé à une mise à jour payante —, c’est quasiment donné).

Modules et copier/coller

Si ProLexis tourne sur nombre de grosses applications, ce n’est pas pour autant qu’il faille ne bosser qu’avec des produits le supportant en direct. J’ai le module pour InDesign (CS 5, 5.5 et 6), Word mais j’écris dans Byword sur mon Mac. Or là, pas de module dédié !

Mais, bon sang, c’est très simple !

  • au moment de corriger mon texte, j’effectue un simple tout sélectionner de l’ensemble suivi d’un copier…
  • j’appelle ProLexis dans la barre des menus,
  • et hop, je retrouve mon texte dans une fenêtre de correction entourée sur les trois côtés.
  • à gauche, la liste de toutes les erreurs de mon texte !
  • en haut, et à chaque fois que je sélectionne une erreur dans la colonne de gauche, la proposition de correction
  • à droite, l’explication de la dite erreur en mode contextuel, ce qui permet de prendre pratiquement toutes les décisions après avoir compris le sens de la correction proposée.
  • Une fois terminé mes corrections, ProLexis me propose de copier le texte corrigé… qu’il me suffit de coller en lieu et place de l’original…

Simple, efficace et pédagogique.

Bref de simple (sic !) correcteur typo, ortho et grammatical, ProLexis devient depuis le début de la semaine le compagnon de mes textes, souligne mes balourdises stylistiques, me reprend sur des mots aux sonorités proches, etc. Il me faut, par contre, me discipliner et accepter de livrer mes billets à son analyse avant toute publication.

— Qui a dit que j’avais encore du boulot ?!

À ce propos, j’ai repassé d’anciens textes publiés — depuis des mois, je conserve mes sources au format .txt dans un dossier commun sous DropBox — et balisés en Markdown (…qui ne lui posent aucun problème à ProLexis, c’est impeccable) et, parfois, j’ai secoué la tête, attristé de ne l’avoir employé plus tôt !

Bien sûr, il vous faudra continuer à réfléchir à ce que vous écrivez — ou dictez via SIRI sur votre iPad avant de le reprendre sur votre Mac — et ne pas toujours tout accepter des corrections qui vous ont proposées. Cela reste des suggestions.

C’est une assistance à l’écriture que nous propose cette application, pas un système expert et sans failles ! Cela ne vous empêchera pas de saisir un mot pour un autre et donc de continuer à commettre de votre plein gré des erreurs ! Quelles que soient les qualités de ProLexis, il vous faut continuer à vous relire impérativement…!

Et bien sûr cela tourne sous nombre d’applications (grand nombre de modules spécialisés) dont InDesign

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et l’iPad ?

Bien sûr, la question qui me taraude est quid de l’arrivée probable d’un tel produit sur mon iPad. Une application autonome dans laquelle copier son texte, le corriger puis le retourner dans le traitement de texte d’origine, exactement comme je procède sur mon Mac… Comme j’emploie de plus en plus cette tablette pour écrire puis poster, pas d’emploi de ProLexis pour corriger mes étourderies…!

À suivre…

le 01/10/2012 à 05:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?