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Keynote, arrière-petit-fils d’une Composphère… | 2

Vie antérieure…

dans groummphh
par Jean-Christophe Courte

Bref, tout fonctionnait correctement dans le meilleur des mondes de la présentation visuelle traditionnelle, entre gutta et Composphère, encre de chine et copyproof… Et même pour réaliser des diapos 35 mm !
Jusqu’à l’arrivée du Lisa…

Si le tirage d’une présentation sous la forme de transparents de rétro projection ou en plusieurs exemplaires photocopiés était déjà une opération complexe, que dire des projections diapositives !

Que l’on comprenne bien ce qui était alors la réalisation d’une “slide” (d’une page de rapport ou de présentation)… Tout était dessiné à la main (Illustration, le ou les graphiques), les valeurs montées en place à la Composphère ou frappées sur un morceau d’adhésif (sticker) puis découpées une à une (si, si !!) au cutter et placées en habillage autour du graphique par un simple contrôle visuel sur une table lumineuse…

Idem pour le bloc texte, le titre étant généralement saisi sur une autre page, attendant son mille-feuille graphique… !

Faire une diapo était une authentique aventure

Or, il manquait une composante : la couleur. Pour ceux qui n’ont pas suivi, les photocopieuses, véritables montres nécessitant pratiquement un technicien en permanence à leur service (si, si…! Surtout la veille d’une grosse présentation…), ne produisaient que des copies noir et blanc.

Pourtant le process pour faire une diapo était objectivement le même : montage papier de chaque planche mais, avec une variante importante, les surfaces des graphiques étaient pochées en noir ou remplies de zip à trame dense, en réserve pour la couleur à venir.

Pourquoi ?

Une fois le document validé par le consultant en charge de sa présentation, la slide était photographiée avec le même banc arts graphiques et transféré sur un film “lith” (…Pour lithographie). Bref, tout ce qui était blanc sur l’original devenait noir et tout ce qui était noir… transparent (…faut suivre :-). Une inversion complète…

Le lith était développé dans des bains comme une photographie (activateur, fixateur) et séché immédiatement au sèche-cheveux ! Toutes les pétouilles (comprendre points transparents en trop dans la zone noire) bouchés au feutre indélébile noir. Inversement les parties transparentes avec quelques poussières noires grattées délicatement à la lame de rasoir, si besoin était.

Une fois ce lith réalisé et testé (bien opaque s’entend, opacité qui se dégradait avec l’oxydation du révélateur dans l’heure que suivait), il fallait le mettre en couleurs avec des trames Mecanorma transparentes. Des films de couleurs, des gélatines adhésives si vous préférerez…

Ce travail s’effectuait sur une table lumineuse et toujours au cutter… Un travail d’esclave (!) où il était indispensable de ne pas oublier d’une planche à l’autre que telle couleur était attribuée à tel client ou référence, telles autre aux concurrents, etc.

Bref, on baignait littéralement dans l’odeur du révélateur, nous passions constamment de la chambre noire au studio éclairé a giorno… Sans oublier le stress dû à la «deadline» incompressible, c’est-à-dire la date et l’heure de la présentation proprement dite.

…qui se terminait au labo photo

Pendant pas mal d’années, ce process permettait de ne fabriquer qu’un seul exemplaire de chaque diapo. En effet, le document papier d’origine était photographié et reproduit sur un film lith mais au format 40 par 40 mm !

Je ne vous raconte pas le travail à la loupe ! Mais bon, il est vrai qu’une fois la slide traitée, il suffisait de la mettre sous caches dotés de verres anti-newton et le tour était joué. Néanmoins, c’était risqué.

Et surtout, très vite les clients ont souhaité avoir une copie de la présentation quand ce n’était pas les consultants pour travailler sur deux écrans ou autre.

Nous avons mis en place une solution qui consistait toujours à reproduire le document papier source sur film lith mais au même format A4. Ensuite à traiter ce grand lith A4 en couleurs mais du coup à l’employer comme original couleurs en le reproduisant à l’aide d’Ektachrome 64 en plusieurs exemplaires avec un appareil photo 35 mm.

Pour cela nous recourions à un Nikon F2 motorisé accroché à une platine, elle même fixée sur une colonne à crémaillère. Nous utilisions un objectif macro Nikkor de 55 mm avec, intercalé devant l’objectif, des gélatines Kodak orangées…

Là aussi, c’était Pinder ! Le lith était posé sur une table lumineuse équilibrée (type 5500° K), des caches en carton noir assurant le masquage de la périphérie du lith (ben oui, la table était plus grande que le lith). Et vas-y que je prends quatre exemplaires (ou plus…) de la slide avant de passer à la suivante. Etc.

Ensuite, c’était la livraison par coursier — plus fréquemment en rentrant à la maison vers 2 heures du matin — des bobines d’ektachromes dans la boîte à lettres de Picto, rue des Entrepreneurs, ou chez Central Color. Ou encore RainbowColor (rue du Mont-Thabor).

Puis l’attente aux petites heures du matin du développement des films (le bouton de la sonnette que l’on laissait enfoncé des dizaines de minute chez Picto, avant de voir les gars du labo débarquer du sous-sol), la vérification et montage sous caches verre des diapos dans l’ordre de la présentation suivi d’une traversée de Paris à fond de train pour livrer le carrousel ou les panodias à l’hôtel Bristol ou ailleurs.

Et pas le droit à l’erreur, la présentation avait lieu une heure plus tard !

Tout ceci fut notre quotidien durant des années.

Et Lisa arriva…

Là, vous pouvez passer ces quelques paragraphes car ils narrent notre propre rencontre avec Lisa

Un jour, dans la salle d’attente de mon dentiste (mon copain Paul-Jean Chouteau, trop tôt disparu…), je patientais en tournant fébrilement les pages du Nouvel Observateur et je tombe sur un cahier publicitaire évoquant le dernier né d’Apple, Lisa… Dès le lendemain, j’étais rue du Renard à Paris chez International Computer pour suivre une démonstration…

La présentatrice (Judith K. me semble-il) fut appelée au téléphone et je lui empruntai aussitôt sa souris… Je me souviens de cet instant où je dessinai mon premier rectangle sous LisaDraw.

Pof, inutile de vous dire que je fus subjugué…

Avec Béatrice, mon associée, nous passâmes commande de notre Lisa quelques jours plus tard après avoir convaincu notre banquier de nous accorder un prêt pour l’acquisition de la machine.

Le plus incroyable fut son aide précieuse pour nous permettre d’obtenir ce prêt, vu que n’avions pas des bilans flatteurs… Mais il était fan de technologie et d’Apple…!

Des sorties aux petits points d’imprimante matricielle !

Ne connaissant rien à l’informatique, je fis seul l’installation du Lisa dans notre studio, mort d’angoisse !

Merci encore à Christophe Droulers (aujourd’hui chez MyScript) qui me rassura au téléphone : je me vois encore tenant la première disquette d’installation de l’OS et passant un coup de fil à Christophe pour être certain que je ne l’introduisais pas dans le mauvais sens…!

Notre premier outil de PREAO fut LisaDraw… Il nous permettait de faire sur l’écran toutes les opérations que nous faisions auparavant avec de multiples outils (lire l’épisode 1).

C’était magique !

Dessiner un graphique (ou l’importer depuis LisaGraph), l’habiller, changer les trames, modifier le texte, le déplacer, le réduire, c’était fabuleux…

Certes l’impression était, elle, catastrophiquement longue sur l’imprimante matricielle (ImageWriter) mais le résultat, bien qu’imparfait, bluffait déjà nos clients…

Bref, il nous manquait un périphérique…

Première partie Troisième et dernière partie

le 04/12/2003 à 08:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Trans |B|A|R| 3.0.1 sous OSX

Créer des codes barres

dans pratique | typo
par Jean-Christophe Courte

Besoin quotidien dans mon job de graphiste, le recours à une réserve pour ajouter un code-barres via un film en bequet n’est plus compatible avec la réalisation de .pdf haute définition… !

C’est pour cela que nous avons depuis longtemps investi dans Trans |B|A|R|

Quartet.fr propose un excellent outil depuis des années, une petite usine à créer du code-barres et a sorti son utilitaire en version OSX en milieu d’année.

Le but de ce produit est de créer des codes barres au format EAN 13 par exemple. Il est livré pour cela avec des polices postscript superbes qui affichent le code-barres à la taille souhaitée. Énorme avantage : on gère du coup ces informations cruciales avec une typo adaptée que l’on peut de plus lier à un format style dans InDesign ou FrameMaker et non via des images TIF ou EPS comme des produits concurrents… Bref, une solution légère, souple et efficace qui, du coup, peut s’interfacer avec une base de données…

La version sous OSX bénéficie de polices redessinées et essentiellement de la possibilité de mouliner un tableau de données en spécifiant quelle colonne doit être transformée en EAN… !

Bref, du confort même si l’on savait exporter une colonne de données de FileMaker en fichier texte, la traiter sous Trans |B|A|R| et la réimporter dans le même ordre à nouveau dans FileMaker.

Néanmoins, il n’est pas inutile de conserver sa vieille version classic qui tourne plus vite dès qu’il s’agit de mouliner un bon millier de fichiers (opération assez rare, je le reconnais)… Ou alors lancez cette opération pendant que vous partez déjeuner…

J’ai testé Trans |B|A|R| sur 9600 entrées (9600 ISBN à convertir): 5 minutes sous classic, 40 minutes sous OS X… Sinon, aucun problème.

l’info chez Quartet

le 02/12/2003 à 08:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Keynote, arrière-petit-fils d’une Composphère… | 1

Vie antérieure…

dans groummphh
par Jean-Christophe Courte

J’ai éprouvé un véritable sentiment de nostalgie à la lecture de l’excellent papier écrit par François Cunéo sur Keynote 1.1.1 en novembre 2003 (voir sur le site de CUK à cet endroit). L’évocation de cet outil que je n’utilise pas autant que je le souhaiterais m’a renvoyé quasiment 30 ans en arrière….

Retour sur image(s).

Pour situer les idées, cher lecteur de MacDigitNote pour mémoire : le papier est sorti sur MacDigit la première fois en 2003 — ce site a cessé ses parutions en juin 2006 et j’ai rapatrié quelques billets sur urbanbike par la suite — disons d’emblée que les présentations visuelles à base de graphiques et d’organigrammes sont utilisées par les sociétés de conseil depuis, grosso modo, les années 1950.

Elles ont rapidement donné lieu à la création en interne de véritables départements dédiés à leur production dans les plus grosses «Top Ten» comme McKinsey & Company, Booz-Allen & Hamilton, etc.

L’objet de ces structures étant de décharger les consultants de la partie graphique, en les laissant essentiellement plancher sur la stratégie, décortiquer le cœur de métier du client, les opportunités de croissance, les nœuds de productivité, mouliner chiffres et données. Bref, leur laisser faire leur «job» de consultant.

Un outil de communication, certainement pas un gadget

L’équipe des business graphics était à la disposition des consultants et chefs de projet et ce, de jour comme de nuit (si, si, j’ai souvenir d’avoir terminé un job à 3 heures du matin et, au moment de rentrer me coucher, être tombé sur deux gars qui me demandèrent si j’étais d’attaque pour une nouvelle charrette), jours fériés ou non, pour réaliser des rapports finaux à destination des clients ou une présentation visuelle haut de gamme, moment clé pour faire passer les messages ou recommandations, souvent lourds de conséquences.

Bon, n’exagérons pas, tout cela fonctionnait avec un planning mais régulièrement, on arrivait à des périodes «critiques» où tout dérapage mettait la pression.

Car un des problèmes majeurs d’une société de conseil est de faire passer correctement son analyse de la situation, ses points de vue, flinguer les partis pris parfois erronés du client, les difficultés qui l’attendent et surtout la stratégie à mettre en œuvre.

C’est pourquoi ces moments de communication à l’attention exclusive du client sont des exercices délicats et la réalisation d’un rapport ou d’une présentation bien structuré, avec des annexes solides, est toujours un événement clé.

C’est aussi l’un des rares instants où le client a une vision complète des réponses aux questions qu’il a posées à la société de conseil et pour lesquelles il paye une note conséquente !

Plongée dans un passé récent…

Or, il y a peu, ces services de business graphics ont littéralement inventé toutes les techniques des présentations que nous connaissons maintenant. Tout ce matériel a été imaginé en une trentaine d’années et PowerPoint et consorts ne font que modéliser ce qui a été au départ des bricolages réalisés avec des feuilles de papier…

Et je peux vous assurer que ces présentations, faites main, avaient de la gueule… Bien plus que certaines qui nous sont présentées aujourd’hui, standardisées et interchangeables. Car, si ces départements existent toujours actuellement au sein de ces sociétés, de plus en plus de consultants réalisent eux-mêmes leurs présentations avec leurs outils informatiques et des templates (modèles) “maison”.

Cette dernière tendance m’inspire beaucoup de regret quand je découvre la pauvreté de certaines présentations expédiées au client final. Remarquez que je n’ai fait aucun commentaire sur ce point même si je n’en pense pas moins (pourquoi, ça s’entend tant que ça ?!).

Bref, tout était à concevoir alors, que ce soit le séquençage d’une présentation en plusieurs parties, le rappel visuel en haut des slides1, les résumés intermédiaires, l’idée de ne mettre d’un seul message par page — perspective qui n’a pas été toujours au goût de certains consultants (!!), etc.

Sans oublier les illustrations faites pour l’occasion, les overlays (décomposition d’une vue en plusieurs étapes pour la construire lors de l’exposé), etc.

Nous sommes passés des premiers rapports papier à l’italienne (comprendre… format paysage) aux transparents noir et blanc, puis couleurs, puis ensuite aux présentations 35 mm couleur et enfin à la vidéo projection en très peu d’années.

Ces business graphics ont recruté tous azimuts : parmi les secrétaires pour leur capacité à saisir du texte sur une machine à écrire mais également parmi des illustrateurs, des graphistes et même des étudiants en architecture ! Tous ces gens s’auto-formaient et j’ai appris mon «métier» de l’excellent Marcel Dunand qui lui même l’avait étudié avec Gene Zelazny

Fabrication à la main !

À l’époque, les documents étaient réalisés à la main, sur des tables d’architecte inclinables et à contre poids. Nous utilisions des stylos à encre de chine d’épaisseurs différentes, de marque Rotring, Faber-Castell ou Graphoplex2.

Image trouvée récemment.

image © urbanbike

Le support, au format Letter ou A4, était un papier blanc enduit de kaolin pour permettre les modifications par grattage.

C’est pour cela d’ailleurs que beaucoup de personnes employées par les cabinets de conseil étaient des étudiants en architecture, habitués à monter les graphiques au crayon bleu (couleur non prise en compte par la photocopieuse lors du balayage du document), à manier l’encre de chine, à jouer de la lame de rasoir ou du cutter pour placer de la trame adhésive (les fameuses zipatone) sur les différentes séries des graphiques ! Certains titres étaient aussi montés avec des lettres transfert comme celles de Letraset ou Mecanorma.

Quand aux textes des tracés, ils étaient saisis à la machine à écrire (en Orator ou en Prestige Elite) avec deux types d’appareils, celles que vous connaissez pour en avoir croisé et des monstres (des Varityper) qui autorisaient des tailles plus importantes…

Bref, c’était le temps de la Gutta, une colle liquide que l’on appliquait au pinceau avec délicatesse car les documents produits étaient multicouches !

Entre le croquis d’origine, les modifications graphiques, les superpositions de papiers pour les textes, on en arrivait à produire de véritables mille feuilles qu’il fallait raccorder avec cette colle (bien avant les colles repositionnables en bombe de chez 3M, par exemple). Les débordements se retiraient alors avec un morceau de crêpe, type semelle de chaussures clark’s

À la fin, ce qui masquait tout cela, c’était “LA” photocopieuse de chez Xerox ou IBM… Le mille-feuille revenait à une épaisseur normale puisqu’il était reproduit en grand nombre pour la réalisation du rapport au client !

Quand cela ne passait plus (trop d’objets empilés !), on realisait alors un Copyproof (Agfa) avec un banc de reproduction.

Cette énorme caméra équipée de deux rampes lumineuses de 1200 Watts, permettait de surcroît d’agrandir ou de réduire sans trop de perte des dessins au trait… En ce temps-là, pas si lointain, un graphiste en présentations visuelles devait tout savoir faire et accessoirement s’abstenir de dormir, les charrettes s’enchaînant les unes derrières les autres.

Transparents, le must des années quatre-vingt

Aujourd’hui, une présentation visuelle, c’est quelque chose de projeté via un vidéo projecteur ou un écran. Pourtant, dans les années quatre-vingt-dix, c’était des diapositives qui, elles-mêmes, succédaient aux transparents !

En effet, il y a eu trois types de présentations qui se sont succédés en se chevauchant au niveau de l’usage… Le transparent fut l’outil le moins sophistiqué car il n’autorisait généralement qu’un fond… transparent, c’était une sorte de réplique du document source mais avec quelques touches de couleurs !

En effet, une fois la photocopie effectuée, l’un des moyens les plus économiques et rapides de présenter était de réaliser un «transparent» (de chez 3M) à partir de cette photocopie !

Nous utilisions des grosses machines (nos fameuses machines à harengs) où la photocopie était introduite en même temps que le transparent ! À la sortie, les deux éléments étaient collés l’un à l’autre et il fallait régler subtilement la machine pour obtenir des noirs profonds sur les films.

La mise en couleurs se faisait au cutter toujours avec un nombre réduit de films de nuances lumineuses. Le seul risque était une mauvaise découpe au cutter qui se voyait nettement ou encore des traces de doigts. Ensuite le transparent ainsi colorisé était monté sur un cadre en carton.

Cadre sur lequel le consultant griffonnait quelques notes à relire au moment où il posait son visuel sur le rétroprojecteur… Une variété d’antisèche, quoi !

Composphère

Un jour, IBM sortit la Composphère. Imaginez une énorme machine à écrire noire, totalement électrique et capable de déposer une typographie de qualité imprimerie sur ces mêmes feuilles de papier.

C’était une avancée fabuleuse : plus de textes baveux ou flous, enfin une typo nette ! Cette machine permettait de saisir un texte à blanc pour visualiser son encombrement, de changer de police de caractère via les fameuses sphères, chaque sphère correspondant à une typo dans une taille spécifique. Et surtout la frappe s’effectuait avec force sur un ruban de matière synthétique qui venait se coller (je simplifie) sur le papier. D’où ces caractères superbes alliés à une plus grande richesse de signes. J’ai essayé de retrouver, sans succès, la photo de cette machine sur internet, niet ! (NDLR si une bonne âme à une photo, nous sommes preneurs)

Suite à cette petite phrase, j’ai reçu des photos réalisées par Gérard qui ont donné lieu à ce billet assez complet en mars 2009 Que Gérard soit béni jusqu’à la 9° génération…!.

20090324_mignon_1.jpg

Bon, l’usage de la Composphère était assez complexe car il fallait, lors de compositions raffinées, changer en permanence de boule, chaque boule correspondant à la typo complète dans une unique graisse (vous suivez ?).

20090324_mignon_4.jpg

Avec, en contrepartie, un système d’enclipsage qui détruisait vos ongles en moins de deux…! La première version de la Composphère avait peu de mémoire, juste la mémoire d’un bon paragraphe.

Puis IBM inventa la Composphère à carte magnétique ! Celle-ci permit dès lors d’effectuer des justifications parfaites et j’ai le souvenir d’un livre auquel j’ai participé, entièrement réalisé ainsi et monté à la fin toujours sur du papier, colonnes de textes et dessins “grattés” au rapido…

Seconde partie Troisième et dernière partie


  1. Slide : ce mot passe-partout est utilisé aussi bien pour parler d’une page que de sa transcription en diapo projetée sur un écran… 

  2. Il semble néanmoins que tous ces matériels très performants aient quasiment disparu… J’ai trouvé ceci pour montrer à quoi cela ressemblait : http://www.rotring.de/ 

le 02/12/2003 à 08:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

ProLexis : et si j’utilisais son dictionnaire sous TextEdit ?

Hop, on change de dictionnaire !

dans pratique
par Jean-Christophe Courte

Sous OS X, c’est absolument génial cette fonctionnalité qui consiste à souligner les mots mal orthographiés dès leur frappe au clavier. Bon, parfois, on est un peu déçu de constater que tel terme français ne soit pas reconnu par le vérificateur au dictionnaire riche mais incomplet… Mais je vous dis une grosse bêtise : changez de dictionnaire, empruntez celui de ProLexis !

Ce fameux vérificateur intégré dans OS X, il faut bien qu’il se fonde sur quelque chose… Non !? Et si vous êtes d’accord avec cette première affirmation, on peut imaginer que l’on peut parfaitement changer de dictionnaire source dès lors !

Ici, pas besoin de plug-in particulier, il faut tout simplement que l’application utilisée supporte le spell serveur d’OS X… Or il y en a des tas ! Si vous avez installé ProLexis, faites le test suivant sous iBlog (ce produit est devenu mon traitement de texte ces derniers temps), sous PowerMail, Mail, TextEdit, etc.

Comment faire…? Menu Édition/Orthographe/Orthographe…

Là, dans cette petite fenêtre, en bas à gauche, vous avez un pop-up avec une liste de dictionnaires… Choisissez Français (ProLexis)… C’est fait

Vous allez me dire : qu’est ce que cela change !? Mais plein de choses mon bon monsieur ! Tout d’abord, et c’est un truisme de le déclarer, le dictionnaire de ProLexis est plus riche, plus étendu.

Ensuite, dès qu’un mot est signalé comme mal orthographié, il suffit de faire contrôle clic sur le mot pour que les propositions de ProLexis soient affichées dans une liste qui se superpose à votre rédaction… reste à choisir le bon terme et c’est reparti.

Bref, encore une petite fonctionnalité qui améliore le quotidien.

Bien évidemment, il faut avoir au moins installé ProLexis sur sa machine…!

Visitons Prolexis

le 29/11/2003 à 08:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Votre prochaine machine : acheter ou louer ?

Apple Financial Services

dans bosser n’importe où
par Jean-Christophe Courte

Ahhhh, le nouveau Mac vous fait envie… mais son prix est élevé ? Que faire ? Entre acheter la machine en demandant un prêt avec votre banque pour l’amortir sur quelques années ou la louer, les opinions divergent… Pour ma part, mes cinq dernières machines sont passées par la location.

Certes la solution traditionnelle est connue et bien rodée : analyser les diverses offres sur le marché (comprendre, faire le tour des revendeurs sur la configuration souhaitée), arriver à un prix d’achat hors taxes convenable, obtenir une facture pro-forma, prendre rendez-vous chez le banquier et négocier à nouveau. Encore que cette étape n’est pas facile, car, quelles que soient vos bonnes relations avec ce dernier, il faut (re)montrer patte blanche, sortir le bilan qui va bien, justifier votre besoin et opter pour un taux et son tableau d’amortissement.

Et hop, on est reparti pour une nouvelle étape si le prêt est élevé, généralement passage de votre dossier devant une commission qui peut accepter comme refuser le prêt demandé.

Après réception de l’accord, attendre le virement des fonds, commander en parallèle la machine, payer, faire l’avance de la TVA même si celle-ci est récupérée sur la 3310 du mois suivant… Ouf ! Ensuite, une fois la machine amortie, la sortir du bilan, etc.

Bref, une solution qui peut effectivement être relativement rentable financièrement si vous décidez d’y consacrer pas mal d’énergie et de temps…

Pourtant il existe une alternative qui passe par la location financière pure et dure de la machine. Et donc de passer en charges mensuelles le matériel de l’entreprise…

L’opération peut de plus se traiter avec n’importe quel revendeur ou directement via l’AppleStore…

Imaginons la solution tout sur le net… Vous allez sur le Store faire le choix de votre prochaine machine, lui associer telle ou telle option (RAM, volume du disque, etc.) en n’oubliant pas l’AppleCare pour finir…

Vous pouvez ensuite prendre contact avec Apple Financial Services et financer votre machine en leasing sur 24 ou 36 mois.

Une fois votre dossier accepté, votre machine vous est livrée dans la configuration souhaitée directement chez vous et vous serez prélevé chaque mois sur votre compte bancaire, charge à vous de récupérer chaque mois la TVA.

Éternelle question : quid de la machine en fin de location ?

Tout dépend du loueur mais généralement, ne vous faites pas trop d’illusions, la machine doit repartir chez ce dernier car c’est bien lui qui l’a acquis pour votre usage et elle lui appartient. Néanmoins, vous aurez parfois la possibilité d’acquérir la machine en fin de course contre le paiement d’une échéance supplémentaire qui peut représenter le prix d’un ou deux loyers.

Principalement cela dépend du bon vouloir du loueur qui représente Apple Financial Services, si vous êtes un professionnel ou un particulier, etc.

Dans tous les cas de figure, via Apple ou pas, pour éviter toute surprise, lisez bien les conditions de location au moment où vous signez avec le loueur et n’hésitez pas à accompagner le contrat d’une lettre où vous stipulez que vous dénoncez ce dernier à la date d’échéance. Sinon vous risquez de repartir pour un nouveau cycle de location… et, le temps de réagir, vous aurez payé quelques mensualités supplémentaires. Notez toutefois que vous n’aurez pas la possibilité de changer de machine en cours de route.

Au plus tard, votre courrier de dénonciation de contrat doit arriver 90 jours avant la dernière échéance.

Cela vous évitera de pester avec des “si j’avais su, j’aurais attendu…”.

Mais au fait, attendu quoi ?! Location Apple Financial

le 28/11/2003 à 08:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Travail à distance | 3

Action !

dans bosser n’importe où
par Jean-Christophe Courte

image Ça y est, vous avez toute l’installation dans un lieu agréable et fonctionnel, l’ADSL fonctionne bien. Ce matin, vous souriez en entendant la radio donner le kilométrage des bouchons sur l’autoroute… Paradoxalement, vous n’avez jamais été aussi proche de l’échec…! Pourquoi ?

Il ne vous reste plus qu’à démarrer son ordinateur et entrer votre mot de passe… Et chasser l’idée de reprendre un café ou de griller une nouvelle cigarette.

Cette dernière étape est la plus délicate… Elle nécessite que vous vous organisiez seul, que vous vous preniez en main ! Plus personne pour vous stimuler, vous surveiller, votre cadre de vie est jonché de pièges pour vous inciter à glander ! Cela demande un bon mental surtout si vous avez toujours travaillé avec des tas de collègues autour de vous.

Une série de petites propositions, de pistes :

Tout d’abord, réveillez-vous le matin comme d’habitude : pas question de rester au lit sous le fallacieux prétexte que vous n’avez pas de transport à effectuer… Si vous avez des enfants, ceux-ci vous rappelleront très vite que vous n’êtes pas seul !

Après la douche, on s’habille comme si on partait travailler : le coup de rester en pyjama ne vous met pas dans le bon état d’esprit pour bosser et puis, via la caméra vidéo, vous ne vous présenterez pas sous votre bon jour ! Mais vous pouvez vivre pieds nus le reste de la journée…

Prenez le petit-déjeuner en famille, et dégustez-le… Préparez le thé ou le café, allez chercher le pain frais… bref, tout le monde appréciera ces attentions et cela vous boostera pour la matinée… Vous pouvez aussi emmener les enfants à l’école ou les conduire à leurs activités extrascolaires…

Une fois seul, ne remettez pas à plus tard ce que vous pouvez faire de suite ! Organisez les jobs à faire ! Notez les tâches que vous devez faire puis barrez-les au crayon quand elles sont effectuées… (ou faites les sous iCalc). D’autant que l’on est souvent beaucoup plus clair et productif le matin ! Informez vos collègues de l’avancée de votre travail par e.mail. Accessoirement, mettez en place un iChat quotidien, une à deux fois par jour…

Mettez votre messagerie en connexion toutes les 20 minutes pour éviter d’être sollicité par l’arrivée continue de messages…
Par contre, répondez immédiatement dès que vous les lisez
Au téléphone, décrochez en vous présentant et soyez souriant !
À vous également de choisir ou non de répondre sur votre ligne pro téléphonique, votre portable ou à vos e.mails tard le soir… Bref, à vous de fixer gentiment mais fermement des bornes horaires à votre entourage professionnel.

Toutes les heures, n’hésitez pas à faire des mouvements de gymnastique ou une pause. Par contre, évitez qu’elle se fasse devant le frigidaire, porte ouverte !
Ne chauffez pas votre pièce excessivement, mettez un pull et n’oubliez pas de ventiler régulièrement…

Allumez la radio en arrière-plan quand vous travaillez ou écoutez de la musique tant que voulez mais évitez de regarder la TV… Là, c’est réellement un gros piège…
À midi, prenez le temps de manger mais n’hésitez pas à sortir prendre l’air, marchez 15 minutes, oubliez la voiture si possible…

Par contre n’hésitez pas si c’est possible à sortir pour aller faire du sport ou des courses, sachant que ce temps est celui des transports, que vous allez travailler ensuite détendu. Ne culpabilisez pas : assumez ce que vous faites ! Et, le soir, pas question de continuer à bosser : on prend les repas en commun, on s’occupe aussi des enfants, bref, on bosse chez soi aussi pour eux. Succès assuré !

En définitive, vous allez vous rendre compte que vous perdez moins de temps, vous êtes moins distrait, plus efficace, plus productif… Profitez-en pour passer l’aspirateur .

Ps : l’auteur de ces lignes travaille chez lui à mi-temps depuis des années et est passé à 100 % de son temps ces derniers mois. Il emmène le matin ses mômes à l’école, les accompagne à leurs activités…

Partie 2 Partie 3

le 27/11/2003 à 08:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Quite Revealing, la gestion des couches “sans peine”...

Version 1.6

dans pratique
par Jean-Christophe Courte

Voici un produit qui pourrait sembler anodin sous Adobe Acrobat 6 pro dans la mesure où ce dernier affiche les couches d’un fichier .pdf… Erreur ! Si vous travaillez avec FrameMaker, vous avez noté que toute couleur nouvelle créée dans FrameMaker génère des couches supplémentaires. Ainsi, si vous utilisez des “gris” spécifiques, ces derniers ne sont pas “fondus” dans la couche process black, par exemple.

Avec Quite Revealing, il est très simple d’additionner ces couches et de placer tous vos gris dans l’unique couche noire…

Idem avec Adobe InDesign si vous créez des couleurs d’accompagnement Pantone ou Focoltone, la réalisation du .pdf va conserver ces informations en plus du CMJN, ce qui est pratique mais pas pour tous les flasheurs…

L’intérêt d’un produit comme Quite Revealing est son interface de travail essentiellement visuelle, permettant de se rendre compte par simple comparaison du fichier source et de la couche en traitement des correctifs à apporter. [image : quitereveal_.pdf]

Par contre, si vous souhaiter également intervenir sur le dpi des images incorporées dans votre fichier .pdf ou corriger une image encore en RVB en CMJN, vous devrez faire impérativement l’acquisition de Quite A Box Of Tricks (également compatible OS X).

Cela ne sert pas qu’au CMJN !

Tant que l’on travaille en quadri, générer un .pdf est assez simple…. Par contre, si vous avez un document en deux couleurs (un noir + un Pantone), tout ne coule pas de source. On vous rétorquera parfois que vous auriez dû utiliser XPress ! Non, conservez vos produits et lisez ce qui suit… Sachez que le .pdf que vous allez générer ne sera pas toujours exploitable par votre flasheur si ce dernier ne dispose pas de produits additionnels.

Si votre flasheur possède Lantana Crackerjack, tout va bien… il peut donc exploiter et flasher toutes les couches de votre document, les process colors aussi bien que des spot colors. Et ce sans demander votre fichier source, images et typos… le .pdf suffit donc parfaitement.

Aïe ! Votre flasheur accepte du .pdf mais sans plus. Une seule solution consiste alors à travailler avec deux des quatre process colors (cyan, majenta, noir et jaune). Malheureusement vous n’avez pas préparé votre document en ce sens et tout a été réalisé en noir quadri + un Pantone Red Warm pour que Monsieur le Client puisse l’afficher sur son écran dans la couleur qu’il souhaite.

Deux options :

1- La plus longue consiste à dupliquer votre dossier de travail et de changer toutes les couleurs additionnelles dans ce nouveau dossier, aussi bien dans les fichiers Photoshop, Illustrator, InDesign ou FrameMaker… Avec les risques d’oublier des éléments en cours de route dans la précipitation. Cette option est souvent celle à mettre en œuvre d’emblée pour éviter ce type de piège et surtout d’acquérir des plug-ins qui ne sont pas gratuits…

2- La seconde est d’utiliser Quite Revealing. Via sa zone de dialogue, il est alors très facile d’afficher toutes les couleurs utilisées dans votre document et de demander à ce plug-in de basculer votre fameux Pantone Red Warm en une simple couche cyan par exemple (process cyan). Et ce en quelques secondes. Tout est alors converti, reste à votre flasheur de sortir les deux séries de film, noir et cyan et d’attribuer à ce film la couleur Pantone souhaitée. Attention : si vous avez des images, il vous faut également Quite A Box Of Tricks. Cette opération est également possible avec l’incontournable Enfocus PitStop Professionnel 6 (et enfin sous OS X) que nous évoquerons bientôt (et qui, lui, gère les images directement).

Installer correctement le plug-in

Pour que ce plug-in soit pris en compte avec Acrobat 6 sous OS X, on sélectionne l’icône de l’application dans le dossier Acrobat 6 pro (pas le dossier, l’application), puis commande - I et on clique sur l’onglet Modules externes pour lister son contenu… reste à cliquer sur le bouton ajouter et hop, choisir le plug-in idoine. Ok ?!

Dès lors, un nouveau menu apparaît dans Acrobat, Modules externes, et Quite Revealing est opérationnel… A partir de ce moment, plus de difficultés pour fondre des spot colors dans les plaques CMJN.

Quite Revealing n’est pas gratuit.

Comptez 280 € HT pour une licence monoposte Néanmoins, vous pouvez télécharger une version totalement fonctionnelle du produit (utilisable 30 jours).

Pour en savoir plus sur le site de Quartet ou sur celui de Quite

le 26/11/2003 à 08:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?